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Date de création : 16.01.2008
Dernière mise à jour : 30.09.2014
378articles


6.14 - l'activité biologique va se trouver accrue **

Publié le 30/09/2014 à 18:43 par marssfarm Tags : oiseau éléments vie article nature automne animaux oiseaux paysage

Les terrasses soli-pluviales s'établissent par l'entremise de deux parents.  Dans le cas d'un terrain proche de l'horizontale & bien alimenté en eau, la terrasse apparaîtra en suite du creusement à son entour de rigoles qui réaliseront un drainage de surface.  Parce que la fonction des ces rigoles sera à terme une utilisation optimale de la ressource eau que le climat du lieu rend disponible, elles sont nommées rigoles d'irrigation.  Dans le cas de terrains en pente ou ne souffrant pas d'une carence ou trop grande lenteur de circulation des eaux d'écoulement, les terrasses seront formées par l'établissement de talus autour des parcelles.  Ces talus s'établissent d'eux mêmes & au fil des ans pour l'essentiel des phénomènes impliqués & c'est pourquoi nous les nommons talus de pédogenèse.

 
Le drainage de surface par creusement de rigoles favorisant l'écoulement des eaux en excès que nous nommons rigoles d'irrigation, concerne le cas de parcelles de fraîcheur excessive, voire à tendance hydromorphe.  Aux points stratégiques définis avec soin, souvent les lignes de rupture de pente, de rupture géologique ou de changement dans l'économie du sol, une rigole de bordure de la parcelle est creusée.  A compter de cet instant, elle contribuera à réduire l'engorgement du sol en eau lors des pluies abondantes ou répétées.  Lors du creusement de la rigole, la matière extraite est disposée comme un petit dépôt de matière, un talus de dépôts meubles au bord de la parcelle dont nous voulons réduire l'hydromorphie, la parcelle la plus haute selon la pente générale des écoulements, mais qui ne l'est pas nécessairement en ce qui concerne le terrain à première vue.

Par la suite, au cours des semaines, des mois & des ans qui suivront, par un phénomène d'équilibre des fluides vivants que sont les sols des deux parcelles de part & d'autre de la rigole, le niveau de la parcelle où le dépôt fut fait s'ajustera avec celui de ce talus de dépôt.

 

Creuser les rigoles autour de la parcelle constitue un moyen de réduire les effets qu'induisait un excès d'eau dans le sol.  Ces effets sont essentiellement de froid, d'asphyxie, de manque de portance, de tassement, & d'un pH trop bas ou trop élevé selon la nature de la roche-mère.  Une fois le sol libre de ces excès, l'activité biologique en son sein s'en trouvera accrue en suite surtout de meilleurs ajustements en ce qui concerne sa température & de sa teneur en oxygène.

Comme nous l'exposons au chapitre définissant le sol selon les cinq éléments, l'activité des etres vivants - animaux, racines & micro-organismes - en s'accroissant dans le sol va y développer son volume, son espace, le faire gonfler comme un soufflé, le récréer, le réinventer pour tout dire, car l'élément espace étant le plus subtil, il est aussi le plus essentiel en matière de sol & de toute forme de vie en général.   Tout se passe comme si le dépôt au bord, au bas de la parcelle constituait un niveau de référence qui attirera tout le sol de la pièce de terre - sous l'effet combiné de toute l'action des êtres de vie dont nous le savons la plus large part & de loin vit sous terre - à s'en approcher.

Il s'agit en ce cas de parcelles sans pente ou à tendance hydromorphe, surtout en premier abord d'une pédogenèse par le haut, par inclusion, insufflation d'espace dans le pédon.

 

Les talus de pédogenèse concernent le cas de parcelles au sol trop peu profond ou dont la profondeur pourrait s'accroître, de forme trop concave ou à l'inverse soumises à l'érosion.  Aux points stratégiques définis avec soin, le plus souvent selon les lignes de rupture de pente, de rupture géologique ou de changement dans l'économie du sol, une haie de bordure de la parcelle est établie soit par plantation, soit par semis, soit encore en laissant la ligne se planter naturellement selon l'apport de graines par les vents, les oiseaux & les rongeurs oublieux.  De chaque côté de la ligne ainsi fixée, la terre sera écartée une fois l'an d'un trait de charrue bordant les parcelles.  L'objet de ce trait de charrue est d'inciter les arbres & arbustes de la haie à approfondir leur enracinement.  Toute la production excédentaire de ces plantes de la haie en rameaux & branches est déposée chaque automne en un cordon qui longe la haie.  Comme il est le cas pour les terrasses issues du drainage d'irrigation, cet andain déposé ainsi tout autour de la parcelle représente un petit dépôt de matière, un talus de dépôts meubles au bord de la parcelle.  Par la suite, au cours des semaines, des mois & des ans qui suivront, par un phénomène d'équilibre des fluides vivants que sont les sols des deux parcelles de part & d'autre de la rigole, le niveau de la parcelle où le dépôt fut fait s'ajustera avec celui de ce talus de dépôt, cet andain de branches, rameaux & toute autre matière organique en voie de se décomposer autour de la parcelle.

 

Établir ou laisser sétablir les haies en talus autour de la parcelle contribue à augmenter par ces dépôts répétés de matière ligneuse à son pourtour, la teneur générale de son sol en humus léger à décomposition lente.  Le fait qu'un trait de charrue qui versera la terre vers la parcelle soit donné chaque année le long de ces lignes d'arbres fruitiers, forestiers & buissonnants, va stimuler l'approfondissement des systèmes racinaires dans la haie & sur le champ.  Ces systèmes racinaires des arbres, arbustes & plantes diverses ainsi descendant plus bas, s'approcheront progressivement au fil des ans de la roche-mère du sol avec pour effet à plus ou moins long terme de la digérer ainsi que les racines savent le faire.

 

Il s'agit d'une pédogenèse par le bas, par désagrégation de la roche sous-jacente.  C'est par les efforts & effets physiques, chimiques & biochimiques exercés par les racines & les microflores qu'elles convoquent que cette digestion a lieu.  Les racines réalisent ce faisant une inclusion d'espace dans le volume du sol, car une roche désagrégée réalise une expansion phénoménale en devenant sol.  La part minérale d'un sol vivant n'est qu'un quart de son volume.  Ainsi tout volume de roc détruit par l'activité intense des racines des arbres & plantes va produire à terme quatre fois le même volume de sol.  L'énergie motrice de cette production est convoquée par la photosynthèse.   Par apport d'humus brut & riche autour de la parcelle & approfondissement des enracinements, l'activité biologique au sein du sol va se trouver accrue en conséquence de l'augmentation de ces apports en matière organique & minérale par l'auto-amendement que procurent la présence & l'activité constante & continue des arbres & haies & de la dynamique en ce sens qu'ils intiment à toutes les formes de vie sur & dans les parcelles.  Ces formes de vie que le talus de pédogenèse dynamise sont notamment la présence animale & humaine, la diversité des formes & espèces complémentaires de plantes, & tout d'abord la vie insoupçonnée des bactéries, mycélium, cyanobactéries, algues microscopiques & fungi - les êtres fongiques.  Comme nous l'exposons au chapitre définissant le sol selon les cinq éléments, l'activité des êtres vivants - animaux, racines & micro-organismes - en s'accroissant dans le sol va y développer son volume, son espace, le faire gonfler comme un soufflé, le récréer, le réinventer pour tout dire.  Tout se passe comme si le dépôt sur le talus au bas de la parcelle constituait un niveau de référence qui attirera tout le sol de la pièce de terre - sous l'effet combiné de toute l'action des facteurs du climat & de celle des êtres vivants dont nous le savons la plus large part & de loin vit sous terre - à s'en approcher.

 

Pour conclure cet article qui nous l'espérons incitera de nombreuses personnes à des recherches plus poussées & complémentaires, notons que souvent les deux cas se mêlent : il n'est pas rare qu'un talus de pédogenèse devra être longé d'une ou deux rigoles pour le drainage d'irrigation.  C'est le cas lorsque les terrains sont à la fois en pente & argileux en sous-sol & de ce fait abreuvés par la présence de sources ou micro-sources.

Il va sans dire qu'avant toute intervention, nous aurons creusé les bassins de rétention indispensables aux points les plus bas d'un ensemble de parcelles, afin d'empêcher tout emport d'argile par les eaux d'écoulement, de rendre impossible toute érosion notable.

 
Les rigoles d'irrigation & les talus de pédogenèse sont dans les faits toujours plus ou moins établis en concomitance, car tout creusement créera un talus & vice-versa.  Le terme de drainage d'irrigation ou de pédogenèse peut lors être utilisé, sachant qu'il ne s'agit pas de drainage ainsi qu'il est entendu en science agronomique moderne.  Ces deux outils essentiels du paysage & de l'agronomie naturelle que sont les rigoles - d'irrigation - & les talus - de pédogenèse - concourent en fait à une régulation subtile car vivante des flux montants & descendants de "l'oxyde de di-hydrogène" depuis les plus hautes couches atmosphériques jusqu'aux nappes phréatiques, aquifères & hydriques les plus profondes de la géologie - & en retour - en vue de capter en passant la part qu'il est possible de ces deux flux, pour le bénéfice global de la biosphère terrestre, l'expansion de la présence du vivant sur notre planète.

 

Sur une ferme ou sur un espace d'ensemble plus vaste - comme il était le cas autrefois des bocages - les rigoles & talus constituent un réseau, une trame où la vie sauvage continue d'exister en cohabitation avec les activités agricoles & humaines.  La présence d'arbres - de dimension modestes pour la plupart - dans cette trame offre une clé de compréhension du système, les arbres étant tout à la fois des vecteurs privilégiés des flux montants & descendants de l'eau, de grands consommateurs d'eau, les attracteurs magnétiques des nuages, les agents premiers d'ouverture d'un sol, d'actifs producteurs de terre & d'humus, des régulateurs précieux du régime des vents, des ensoleillements & des pluies & des hôtes généreux pour habitat d'innombrables espèces.  Les effets que créent la présence d'arbres en un lieu ne sauraient être dénombrés.  Nous n'en soupçonnons que partie.  Ils sont nos compagnons qui réjouissent l’œil, car leur vie s'inscrit dans le temps & leur forme façonne la terre.

 

6.14 - l'activité biologique va se trouver accrue-

parents de la terrasse soli-pluviale : la rigole d'irrigation & le talus de pédogenèse.- 141001



2.12 - ceux qui marchent -

Publié le 27/09/2014 à 09:20 par marssfarm Tags : homme voiture fille

Le 4X4 progresse à la vitesse d'une fourmi, reine des abeilles dans la ruche grouillante qu'est cette ruelle de Calcutta.  A son volant, le chauffeur en livrée, le regard fixé sur le nez du capot, ouvre un passage forcé parmi la masse dense des piétons en mouvement.  Le vrombissement unique du moteur énorme n'est qu'une note plus sombre au creux du tumulte de la rue.  La fumée qu'il produit se mêle, diluée aux cent odeurs de l'étal des échoppes que le dinosaure d'acier frôle de part & d'autre.  Dans le génie qui caractérise les mouvements de foules, la progression du titan a lieu, qui nous semble impossible.  Nul n'esquisse un geste de révolte devant l'absurde cortège.  A l'arrière du monstre de fer, une petite fille assise, en son uniforme d'écolière, son cartable minuscule posé à son côté, les tresses lissées, noires tombant de chaque côté du visage brun, semble ignorer tout des êtres qui entourent l'espace privé qu'est le véhicule tout-terrain.

 

2.12 - ceux qui marchent - 140930

11.9 - recycler tout sur mars **

Publié le 26/09/2014 à 21:31 par marssfarm

Recycler tout sur mars.

no species

6.14 -

2.12 -

11.9 - **

6.13 **

 

11.3 la sobriété mère des générosités terre /

Publié le 19/09/2014 à 21:04 par marssfarm Tags : nature extra vie

Les plantes sont des extraordinaires capteurs de l'énergie lumineuse solaire, mais du fait que les facteurs optimaux de la photosynthèse ne se trouvent réunis que par occasion aléatoire, elles développèrent des stratégies de mise en stock dans leurs tiges & racines des nutriments élaborés en leurs feuilles.  C"est là une part mineure de la question.  Avec le temps, l'écosystème en vint à fonctionner comme un tout dont l'idée d'un ensemble sol-plante offre déjà une représentation plus complète.

Chaque année, une part des biomasses produites deviennent litière pour former l'humus, composant central de l'entité sol.  En l'humus, les plantes peuvent puiser des nutriments qui y résident déjà en solution, puisque l'humus en association avec les argiles possède aussi un formidable potentiel de stockage de l'eau.  L'humus des sols représente un stock de l'énergie solaire reçue au passé par notre planète, sous la forme de matière organique ou carbonée, formant un potentiel de nutrition des plantes que le sol porte : de l'eau, des minéraux & des substances organiques plus ou moins complexes.

 

Les cultures sur brûlis après essartage datent d'au moins vingt-mille ans & continuent d'exister dans les mémoires & les pratiques.  Elles indiquent de ceux qui les opèrent l'ignorance grossière délibérément choisie ou à l'inverse subie, du pouvoir sans limite d'un humus accumulé.  Les pratiques aratoires inventées au Golan de Syrie il y a dix-mille ans nous donnèrent la mauvaise habitude de dénuder les sols en vue de les ensemencer.  Dénuder un sol interrompt la production de matière organique, cette matière carbonée qui en les systèmes naturels inexorablement deviendra humus à plus ou moins brève échéance.  En le sol dénudé, l'humus en stock & la microflore qu'il nourrit voient leurs quantité & qualité réduites sous l'effet puissant des intempéries, l'insolation, le froid, le vent, la pluie, le gel...

Avec l'arrivée de l'intrant pétrole en agriculture, advinrent dans le système-sol des substances chimiques - les humicides - qui sont elles aussi ennemis farouches des êtres vivants du sol dont la vie microbienne au sein des substances ohmiques & humifères est la plus digne représentante.  Il est à noter que le pétrole lui aussi est un humus ancien accumulé en sous-sol depuis des millions d'années.  Cette habitude nouvelle depuis un siècle d'utiliser l'intrant pétrole pour travailler les sols & détruire l'humus potentiel que sont les adventices des cultures exacerbe une consommation supplémentaire qui, à la consommation du stock d'humus inventée il y a dix-mille ans ajouta celle de cet humus fossile des temps géologiques, diminuant d'autant en vue  de productivité accrues, le rendement énergétique des façons culturales.

 

L'agriculture biologique, l'agrinature & la permaculture envisagent de cesser l'utilisation des intrants chimiques issus du pétrole, afin de permettre à la biologie, la vie dans les sols de se réinventer.

L'agrinature envisage de plus de réduire progressivement jusqu'à cesser les travaux & façons culturales qui consomment & brûle ce vieux carbone fossilisé, en stock dans les hydrocarbures.  L'effet carbone n'est pas celui recherché par les tenants de ces pratiques douces, leur préoccupation première étant la possibilité de produire d'abondance & à coût réduit les denrées les plus saines qu'il est possible, saisissant pour ce faire la nécessité qu'il est de cesser de détruire les humus, les terres & les paysages.

La surabondance d'humus dans un sol par le stock phénoménal d'eau & de nutriments qu'elle contient & convoie, nous indique la plus sûre voie vers une production de nourriture en quantité & qualité suffisantes pour tous.  Ces productions ne peuvent se concevoir qu'à l'échelon local, compte-tenu du fait qu'une agriculture digne de ce nom implique nécessairement le recyclage sur place des déchets organiques produits, les toilettes sèches, les déchets végétaux & autres sources naturelles de fertilisants.

L'agrinature & la permaculture envisagent enfin de consacrer une part importante des productions végétales qu'elles favorisent, à la fabrication nouvelle de sol & de la matière humus, en vue de pouvoir cesser un jour les malnutritions, le paupérisme & les famines.  Il est essentiel à cet égard que chacun d'entre-nous puisse devenir un jardinier, une jardinière capable de produire vraiment, & de recycler toutes les matières produites qui si elles ne l'étaient pas deviendraient déchets.  Les jardiniers d'occident sont à ce jour tout comme les agriculteurs leurs voisins surtout des brûleurs de pétrole qui n'envisagent que par exception leur activité sous l'aspect de son rendement énergétique ou de son impact écologique alentour à long terme.

 

Consommer de l'humus depuis des dizaines de siècles & du pétrole depuis cent ans permit de doper artificiellement les productivités agricoles.  En agrinature, nous cesserons cette addiction aux pratiques destructrices des sols.  Le rendement énergétique & de ce fait le bilan carbone de l'agrinature sont les meilleurs qu'il est possible.  Recommencer de stocker du carbone dans les sols & l'écosystème de la ferme est une solution que nous apporterons, non pas à la question du changement climatique mondial, mais plus modestement à rendre non-violente l'agronomie de ce siècle en luttes.

3.4 le non-désherbage de conséquence /

Publié le 19/09/2014 à 08:19 par marssfarm Tags : enfants jardin vie bonne article travail création nature enfant google

 Le non-faire est à rapprocher de la non-violence.  Gandhi était un lutteur, un être d'action & c'est par non-violence qu'il devint une grande âme, un mahâtma.  Le non-faire comme la non-violence consiste à mesurer sa force pour l'utiliser le moins possible.  L'usage du pétrole en hubris en vogue ce jour n'est à l'évidence pas conforme à ce principe de non-violence.

 

Le non-désherbage ne consiste pas à ne rien faire une fois les plants semés ou plantés.  Il y a lieu de visiter le champ de temps en temps pour couper les adventices qui pourraient tendre à dominer les plantes de nos cultures, ce qui est envisageable surtout dans le cas d'un jardin de petite taille où le jardinier pourra passer entre les rangs de potagères une fois par semaine.  En cas de surfaces plus grandes, nous pourrons mécaniser l'opération ou intervenir moins souvent en ce travail de limitation des adventices par coupe simple sans export.  La différence avec les pratiques biologiques tient essentiellement au fait que nous n'arrachons pas les plantes, les coupons seulement, laissant la coupe sur place en mulch léger.  Lorsqu'elles sont coupées entre fleuraison & fructification, les adventices en général cessent leur effet de concurrence agressive.  Au cas où nous n'aurions pas le temps de couper les herbes assez souvent, la productivité du champ en sera réduite d'autant & nous devrons en tenir compte en ajustant la surface cultivée en proportion.

 

Les adventices, que l'agrinature accepte parmi les plantes de culture, sont à distinguer en trois groupes.

Elles sont tout d'abord les plantes sauvages compagnes - type 1 & type 2 - dont la présence est utile par la diversité biologique qu'elle introduit.  Cette diversité des espèces & familles de plantes est par exemple favorable aux lombrics, acteurs essentiels de la fertilité d'un sol.  Elle contribue aussi aux équilibres sanitaires d'une parcelle par la discontinuité des espèces au champ & la complémentarité des besoins des diverses familles de plantes.  Dans ce groupe, les grandes astéracées* & les grands rumex sont des types remarquables par l'important développement de ces plantes favorisées par l'enfouissement de matière organique qui caractérise le labourage.

Une autre catégorie d'adventices sont celles que nous semons parmi nos cultures, essentiellement les fabacées - type 3 - dont la présence aidera à couvrir le sol pour empêcher la venue de plantes plus invasives.

Le troisième groupe enfin est celui des puissantes graminées en touffe & des plantes rampantes - types 4 & type 5 - favorisées par les excès de nos pratiques : les travaux du sol & les désherbages surtout.

 

C'est bien ce troisième groupe qui nous indique la voie du non-faire en matière de travail du sol & de désherbage, car l'expérience montre que les antagoniser revient toujours à plus ou moins brève échéance à favoriser leur présence.  Pour qu'elles s'effacent, il nous faudra avant tout réduire jusqu'à cesser les pratiques - labour & désherbage - qui dénudant le sol, créent le besoin biologique qu'auront sans attendre ces âtres végétaux généreux de le recouvrir sans tarder, car c'est bien là le job qu'elles firent depuis que la vie les inventa.  Leur rôle écologique premier est d'importance cardinale : ne laisser nul terrain longtemps inoccupé.

 

En cette propension naturelle à utiliser tant qu'il est possible les ressources à l'origine du vivant que sont le temps, l'espace, la lumière & la pluie, nous justifions les derniers principes de l'agrinature : ne désherber, ni travailler les sol qu'en cas d'absolue nécessité, car c'est par un couvert vivant constant du sol que la productivité maximale est obtenue.  A long terme, ce principe triomphe, révélé par le fait que les écosystèmes où les humains interviennent le moins sont les plus productifs en biomasse.  Cette expression "production de biomasse" peut déplaire à ceux qui la jugeront de tendance trop économiste.  Nous pouvons la remplacer par deux formules qui l'équivalent : la création de vie ou la captation du soleil.

Toute intervention - en désherbage & travail du sol - ne peut que contrarier ces deux données par la consommation d'énergie, la destruction de vie & de diversité & la perte d'humus en actuel & en potentiel qu'elle induit.  Apercevant ce quintuple aspect de la question, nous pourrons lors commencer de chercher à résoudre le dilemne entre action & violence, de la mesure de force & pouvoir que nous utiliserons au champ.  Les humains que la vie violenta - bloqués par cette cause au stade enfant de leur psyché - n'apprirent pas à mesurer la limite de cet usage de force qu'ils peuvent appliquer envers les êtres qu'ils jugent inférieurs ou simplement plus faibles ou démunis, ce qui inclut les êtres de la nature.  Lorsqu'elle est aggressée, la nature réagit à très long terme & par effet global.  Parce que nous sommes devenus sourds & aveugles à leurs modes d'expression, nous croyons avoir le droit de maltraiter les plantes sans restriction.  Maltraiter les plantes, d'apparence sans défense sera une porte ouverte à la maltraitance de tous en fin de course, car l'habitude que nous prenons à cette maltraitance érode tout d'abord nos sensibilités pour les abolir plus tard en l'enfermement nommé ego.  Cet enfermement en l'ego est la porte vers les enfers, égotisme & égoïsme.

 

Pour conclure l'article, précisons que lorsque le semis est parfait en ce qui concerne ses cinq critères, de nutrition du sol, d'espèce, de variété, de densité & de date, aucun désherbage ultérieur - ou peut-être un seul dans la saison, par coupe des adventices & du couvert EVA - ne sera nécessaire.  Il s'agit cependant de cas d'exception que seuls les praticiens anciens ou géniaux pourront obtenir parfois.  Nous l'avons obtenu pour des semis de carotte, de persil, de navet, de chou-navet, d'endive & des chicorées plantées dans un couvert de trèfles.  Il est possible aussi pour les pommes de terre, les topinambours, les semis de céréales ou de haricots & toutes les plantes semées en mottes, puis plantées à bonne date.  Les critères de nutrition du sol sont essentiels en la matière, ce qui signifie qu'il faudra l'amender ou l'auto-amender le temps nécessaire par la présence d'EVA, l'engrais-vert Agrinature qui est un couvert permanent que l'on n'enfouira pas.

---

*Thistle is the common name of a group of flowering plants characterised by leaves with sharp prickles on the margins, mostly in the family Asteraceae.  Symbol of:ScotlandThe Creeping Thistle is a most common species of thistle that can be found on disturbed & cultivated ground such as rough grassland, roadside verges & field edges.  wildlifetrusts.orgSpear Thistle is a spiny, large headed, purple flowered annual to biennial thistle to 1.5 m tall.  herbiguide.com.auCarduus is one of two genera considered to be true thistles, the other being Cirsium. Wikipedia

11.20 - le Mas, la Terranche & la brande de Tirelangue -

Publié le 17/09/2014 à 13:18 par marssfarm Tags : paris exposition bretagne

 

Arrivant à la route, deux cent pas plus bas sur le ruisseau devant le bois

au lieu-dit la brande* de Tirelangue d'exposition ouest,

une de ces averses d'été envers lesquelles la terre sèche crie,

nous surprit par le silence de son spectacle.

Sur nos têtes, seulement quelques gouttes pourtant.

Nous retournant, à la même distance & en direction opposée,

un rai de lumière incendiait le champ à la Terranche en exposition sud.

 

11.20 - le Mas, la Terranche & Tirelangue - 140917

 

* du latin médiéval, en Bretagne, branda «bruyère»,

attesté par son dérivé brandey «champ de bruyères», «lieu où poussent les bruyères»

«fagot de brins de bruyère, enduits d'une substance combustible»,

de l'ancien français brander «flamboyer, s'embraser (de l'aube, d'un rayon de lumière)», parce que la bruyère était facilement inflammable & qu'au moyen-âge on brûlait les champs pour - c'était la croyance d'alors & qui subsiste encore parmi les personnes âgées - les fertiliser;

à rapprocher du latin médiéval brandarium «champ destiné à être essarté par le feu».

  • bruyère qui croît dans les campagnes incultes, bruyère à balais.

    Un pays de brandes.  Chauffer le four avec des brandes.

  • lieux incultes où croissent ça & là ces petits arbustes. Entrer dans une brande.

"On coupe dans ma commune, les brandes à l'âge de huit ou dix ans, pour chauffer les fours ou les vendre à Casteljoux, & on n'arrache les troncs qu'après une période de quinze ou vingt ans, pour les carboniser." [Enquête sur les incendies des Landes, p. 253] "L'ajonc, le genêt, l'arbousier, la brande & le chêne sont six essences qui, réunies à l'aiguille du pin, forment un puissant aliment aux incendies." [ib. p 212]

 

12.7 des Gaels le génie rural, les eaux & les vergers /

Publié le 17/09/2014 à 11:41 par marssfarm Tags : belle travail divers bande éléments richesse

Au lieu-dit le Mas, deux groupes de trois sources chacun se réunissent en deux rus temporaires.  Les deux rus temporaires du Mas confluent au bas de la parcelle de la ferme sise au lieu-dit "la brande de tirelangue".  Elle s'étire sur environ trois cents mètres & compte un hectare pour un fort dénivelé.  Un talveg la partage en son centre.  Au bas de la bande de terre concave & en pente qu'est la parcelle, le ruisseau-confluent des deux rus du Mas débute avant de passer sous la route bâtie en digue haute.  Beaucoup de ces petites routes sur digues furent construites il y a deux siècles, après la révolution.

La présence de roche affleurante en divers points & de vieux arbres à proximité suggère que le terrain était jadis divisé en cinq niveaux ou terrasses soli-pluviales.  Comme les pins, les cèdres & les Douglas, les chênes des champs possèdent la puissance d'enracinement qui leur permet de s'installer sur une diaclase, une fissure du granite pour s'y insinuer & littéralement digérer le roc ou le cas échéant pénétrer l'argile du sous-sol.  Par une illusion d'optique due à la pente générale du lieu, dans la zone médiane de la parcelle, la limite sud semble remonter.  Elle est en réalité à l'horizontale & un muret la borde.  En un temps reculé que nous ne savons dater, afin de ne pas diviser les terrasses en leur centre, le ru nord du Mas était maintenu comme un petit bief au dessus de ce muret pour ensuite cascader plus bas jusqu'à atteindre son confluent avec le ru sud & former ainsi le ruisseau-confluent qui borde la limite basse de notre parcelle.  Il est probable aussi que la cascade fut utilisée un temps pour faire tourner un petit moulin en une époque lointaine inconnue de nous, mais il n'en demeure à ce jour nulle trace résiduelle désormais.

 

En une telle disposition, les cinq terrasses d'un demi-arpent*, irriguées par la proximité haute du ru-bief, devaient être en leur temps des terres de la plus haute productivité.

"Cinq terrasses d'un demi-arpent irriguées d'un bief" : Cela ne vous évoque-t-il pas les paddies & rizières de l'Asie extrême - en Indonésie, aux Philippines, à Hong Kong ou à Taïwan?  Il y a cinq mille ans, les terrasses des bocages répondaient effectivement en écho au bel ouvrage de travail commun qu'étaient déjà les rizières étagées à l'autre extrémité du continent Eurasie - car l'espèce humaine toujours sonne & raisonne en harmoniques, bien au-delà des confins d'une civilisation donnée.

 

A quand remonte l'abandon du bief en position haute?  Nous ne saurions le dire sans effectuer des recherches archéologiques & historiques.  Les deux guerres du vingtième siècle furent des ruptures d'incidence majeure sur les pratiques de l'agriculture en Europe par l'introduction de l'intrant pétrole dans l'économie de la gestion des sols & des territoires qu'elles impliquaient.  Une fois le bief abandonné, le ru ne réapparut pas car en suite de l'exode rural, beaucoup des parcelles alentour s'étaient entre-temps spontanément reboisées en accrus forestiers où les chênes dominent.  De mai à novembre, les chênes sont capables d'utiliser toute l'eau disponible de ces rus de faible débit & pour ce qui est de novembre à mai, les forêts s'accomodent de cette eau du ru disparu qui coule en nappe diffuse & avec grande lenteur.  Les branches & troncs qui à l'occasion des tempêtes bloquent le petit cours d'eau achèvent de le faire disparaître tout à fait si nul humain ne vient le dégager par la suite.  Pour ce qui est des terres agricoles, elles ne s'accomodent pas en revanche de la disparition des rus, surtout avec l'arrivée des tracteurs.

Avec l'arrivée des tracteurs & la perte de connaissance fine du terrain & de ses us & lois, les terrasses furent réunies en un seule parcelle pentue, longue & creuse.  A l'inverse des animaus de trait qui ne sauraient remonter des pentes fortes tout en tractant une charrue, les tracteurs ne peuvent travailler ce type de parcelle que dans le sens de la pente.  Le ru avait disparu & ne se manifestait plus que par une fraîcheur générale, diffuse, sous-jacente au terrain.  En cette situation, les premières récoltes mécanisées furent probablement spectaculaires.  Cependant, à cause de l'effet combiné de l'humidité sous-jacente & de la pente, l'érosion joua sans attendre.  En un temps que nous estimons à moins d'une génération, la partie centrale la plus pentue perdit tout son sol & le ruisseau confluent au bas de la parcelle se trouva comblé par le résidu de ces écoulements du terrain, transformant de ce fait toute la partie basse en un marais de sables mouvants.  Quant à la partie supérieure située au dessus du ru, elle devint progressivement hydromorphe car l'eau du ru disparu s'y perdait sans pouvoir y couler librement & les passages du tracteur sur un terrain si humide & sans portance en affaiblit progressivement la structure du sol par tassement.

 

Nous recréâmes tout d'abord le ruisseau-confluent au point le plus bas, avant son passage sous la route.  Sa largeur naturelle devrait être d'environ deux mètres & sa profondeur moyenne de plus d'un mètre.  Compte-tenu du fait que le passage de la buse sous la route est depuis deux siècles un point fixe, ce ruisseau pourrait servir un peu comme un bassin de rétention où les eaux du torrent ralentissent leur cours, ce qui freine, empêche pour partie l'écoulement des matières vers aval de la parcelle à travers la buse sous la route.  Nous avons ensuite, après de nombreuses tentatives exploratoires & tâtonnements, recréé le ruisseau central longitudinal, le rétablissant en sa position antédiluvienne & naturelle qui coïncidait avec le talveg.  Nous avons enfin creusé un vrai bassin de rétention juste avant le ruisseau-confluent, en vue d'y recueillir d'éventuels écoulements lorsque le ru temporaire central qui coule dans notre parcelle - le ru nord du Mas - se creuse à l'occasion de pluies fortes ou continues en la saison hivernale lorsque les chênes sont défeuillés.

 

Une fois ces trois aménagements hydrauliques établis, sachant que l'érosion ne jouera plus nous devenons libres de reconstruire la parcelle en cinq terrasses soli-pluviales sur trois niveaux.  Nous ne conservons que trois niveaux en lieu & place des cinq qui existaient avant 1918 & 1945 - afin de ne pas trop subdiviser la parcelle.  L'érosion jouera sur la partie haute de ces pseudo-terrasses tant que leur pente demeure, avec accumulation en leur partie basse, en amont du talus en train de se constituer.

C'est ainsi que les terrasses s'établissent.  A cause du fait que toute eau par elles reçue ne peut que s'infiltrer, ces terrasses deviennent dès leur établissement & tant en leur partie haute au sol squelettique qu'en leur partie basse qui recueillent les éléments du lessivage, des espaces de pédogenèse accélérée où les plantes - les arbres & arbustes plantés ou germés sur les talus & bords & les espèces cultivées semées en plein dans les sous-parcelles ou pseudo-terrasses - pousseront selon les critères optimaux que le climat permet.  C'est pour ces deux raisons que nous les nommons "soli-pluviales".  Pour peu que nous les laissions librement s'écouler, la présence & la proximité des ruisseaux constitue une richesse insigne, une source de fraîcheur & un accélérateur phénoménal de la pédogenèse.  Lorsqu'ils étaient empêchés de couler, ils étaient à l'inverse cause d'hydromorphie, de déstructuration des sols, de froidure & d'empêchement à la croissance des plantes présentes par asphyxie des racines.  L'hydromorphie contient néammoins l'idée d'une pédogenèse potentielle en stock pour le futur, du fait que le granite ne permet pas d'infiltration en profondeur & qu'ainsi se trouvant dans l'eau, il se désagrège lors sans s'éroder.

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* l'arpent est une ancienne unité de mesure de longueur.  L'étymon est un des rares mots gaulois continué dans le français standard : are-penno signifie initialement "extrémité, bout", mais finit par désigner une surface.  Il pourrait également indiquer la distance de portée d'une flèche.  L'acre ou arpent carré correspondait à diverses surfaces selon le pays & l'époque.  The acre is a unit of area used in the imperial & U.S. customary systems. One international acre is defined as appromaxitively 4047 square metres.  During the Middle Ages, an acre was the amount of land that could be ploughed in one day with a yoke of oxen & measured one by ten chains (110 by 1 furlong; 22 by 220 yards),

yielding 4,840 square yards or 43,560 square feet or again 0.4 hectare. - edited from Wikipedia

0.19 - force & douceur : le faire & l'action vraie -

Publié le 17/09/2014 à 11:26 par marssfarm Tags : douceur vie moi amour enfants société femme femmes animaux

Faire du mal au nom de l'amour est le paradoxe de l'humanité, la racine de toutes les luttes & guerres.  Si nous avions un seul but dans la vie, il serait de nous soustraire à ce cercle de luttes égotiques & de représailles.  "J'ai fait la guerre, je garde mon job, je fais du mal aux autres... non pas pour moi, mais pour ma femme, mes enfants, ces petits êtres (supposés) sans défense."  L'observation nous montre le contraire : les enfants & les femmes sont en réalité les êtres les plus forts de la société humaine, puisque la force physique est le signe sûr de la faiblesse.  La biologie des animaux le sait, qui rapetissent pour échapper à la tyranie de pression exercée par notre espèce.  Enfant signifie "celui qui ne parle pas".  Dès qu'ils savent parler, ils n'en sont plus.  Femme signifie "celle qui porte les enfants".  Dès cette oeuvre accomplie, dès que ses rejetons ont atteint l'âge de raison - sept ans - elle devrait redevenir un humain semblable en tous points aux autres.  Le massacre des enfants & l'oppression des femmes sont une réalité que nous ne saurions ignorer, mais elle ne doit pas nous faire oublier les enfants soldats & que la violence sait aussi se déguiser en douceur.  L'immitation est violence.

 

0.19 - force & douceur : le faire & l'action vraie - 140917

3.8 un temps comme la lune /

Publié le 09/09/2014 à 13:40 par marssfarm Tags : éléments fleurs nuit mer monde hiver fleur air

En sept ou huit jours, la lune parcourt une portion de ciel dans des régions du ciel habitées de constellations dont la symbolique se réfère aux quatre élément, selon la séquence : feu - terre - air - eau - transcrite dans le calendrier lunaire en fruits - racines - fleurs - feuilles -

 

Dans cette configuration, l'élément espace correspondra aux temps des noeuds lunaires ou de périgée, quand la lune en son rythme tropique traverse le plan de l'écliptique ou lorsque ce mouvemente atteint son point le plus bas.

Nous transcrivons lors la séquence ainsi définie en : ou feu - 5 ou terre - 2 ou air - 4 ou eau - 1 ou espace -

La séquence est conforme au cycle Sheng de nourissement ou engendrement.

Nous pouvons ensuite relier ces éléments à quatre états météorologiques types.

A l'élément 3 ou feu (fruits) correspond un temps de soleil.

Lorsque l'élément 5 ou terre (racines) domine, la météorologie sera parcourue par des averses.

L'élément 2 ou air, (fleurs) favorise le temps des éclaircies.

Quand la lune & les planètes proches de la Terre sont affectées par l'élément 4 ou eau (feuilles) la pluie est imminente ou actuelle.  Enfin, lorsque la lune atteint son périgée & les deux noeuds lunaires, ce qui dénote des aspects de son mouvement dans l'espace (1) la météorologie est caractérisée par de l'instabilité.

 
1 - Le temps du type 1 est de transition ou instable.

2 - Dans le temps de type 2, le ciel se couvre & s'ouvre en éclaicies, alternance de nuages & lumière.

3 - Au temps de type 3, le soleil brille.  C'est la situation d'anticyclone au ciel clair.

4 - En 4, il pleut.  La dépression éclate ses nuées.

5 - Le temps 5 est un front de dépression, ce que les météorologues nomment une perturbation manifestée par des averses en rafales & un temps couvert.

 

Ces influences lunaires & planétaires sont valables pour le monde entier.  il paraitrait une absurdité de prétendre que la même météorologie se manifestera en tous les points de la planète.  Il faut donc les adapter en fonction du climat du lieu considéré.  Dans le Sahara, les pluies sont rares.  Les rosées en revanche y sont comme de la pluie à cause de la grande amplitude des températures entre le jour & la nuit.  L'interprétation ici mentionnée convient pour le Limousin avec une prédiction comprise entre la moitié & les trois quarts.  Pour le reste, le vent est le meilleur indicateur du temps qu'il va faire, selon qu'il vient de la mer, chaude & humide ou de la terre, froide & sèche - ou selon le régime inversé des moussons.

Entre Casamance & Sibérie, le Limousin est soumis par intermittence à des régimes de moussons :

mousson sèche d'avril ou septembre, mousson humide de juillet & d'août.

 

au solstice, nous mettrons une bûche dans l'âtre /

Au temps du solstice d'hiver, nous mettrons une bûche dans l'âtre & elle devra brûler le jour entier.  Les paysans s'y réchaufferont & ne travailleront pas douze jours durant.  Les six derniers jours de l'année, compris entre la Noël & le jour de l'an indiquent la tendance météorologique des six premiers mois de l'an à venir.  Quant aux six premiers jours de l'année jusqu'à l'épiphanie, ils en décrivent respectivement les six mois du second semestre.  Nous pouvons nous aider en cela du calendrier lunaire, planétaire & biodynamique des semis, que Maria & Matthias K. Thun remirent en vogue.

6.13 - établir la parcelle en une basse & vaste butte **

Publié le 08/09/2014 à 11:28 par marssfarm Tags : mode bonne bande travail cadre animal

Les données de l'archéologie suggèrent que le labour fut inventé en Syrie il y a dix-mille ans.  comme tout ce qui touche au passé, il est probable que cette assertion soit fausse & que l'invention de l'agriculture ait eu lieu plus loin de nous dans le temps & vers l'est.

Prenons-la cependant comme hypothèse.  L'ouverture du sol en vue d'y semer le blé ou l'orge était obtenue par traction par un animal d'une araire de bois qui ouvrait un sillon.  L'animal ne pouvait effectuer ce labeur qu'à l'horizontale, soit selon les courbes de niveau pour que l'effort en soit minimisé.  L'utillisation de l'animal suggère aussi qu'une part des terrains disponibles devaient être en adéquation consacrée à produire le fourrage de sa nourriture, ce qui indique la complémentarité entre labourage & pâturage, les assolements qui lui correspondent & l'organisation probablement des rotations entre ces usages complémentaires du sol.

La prairie reconstitue dans le stock du sol en volume - érosion des argiles & limons fins - & en nutriments - l'azote surtout - en trois ou cinq ans ce qu'une culture & les façons culturales qu'elle implique détruisent ou consomment.  Enfin, & compte-tenu de la modestie de la puissance impliquée, il est probable que cette ouverture du sol par l'araire était réalisée juste avant les semailles afin que les adventices n'aient que peu le temps de recoloniser le sol ainsi ouvert, hormis les plantes dites messicoles qui sont des compagnes naturelles des céréales dont l'effet bénéfique est reconnu.

Cette agriculture de Golan n'était déjà plus de l'agriculture naturelle du fait qu'une part de l'énergie solaire reçue par les champs était consacrée aux travail consistant à dénuder le sol pour un temps.  En ces deux points, elle divergeait de l'agrinature : l'usage d'énergie pour une façon de culture & le dénudement du sol.  Ces principes pourtant sont un guide en ce qui concerne les travaux du sol que nous devrons effectuer lorsque ils s'avèrent indispensables - divergeant en cela de l'agrinature en sa pureté idéale.

La première règle pour peu éroder un sol & réduire l'effort mécanique est de travailler si possible selon les courbes de niveau.

La deuxième sera d'ouvrir le sol le temps le plus court que faire se peut.

La troisième est de consacrer un part de l'assolement à des cultures qui fabriquent du sol, des prairies, des engrais-vert, des jachères vertes ou des prairies céréales.

Avec l'usage du tracteur, tout devient possible en ce qui concerne la règle première & c'est pourquoi nous devrons la décliner, la détailler.  L'utilisation de la machine se fera dans le cadre de terrasses soli-pluviales qui sont une assurance dune érosion peu opérante.

Autant que faire se peut, toujours remonter la matière du sol, car l'infiltration des eaux toujurs l'attire vers le bas.  Lorsque nous devrons tirer les outils en descendant la pente d'une terrasse en train de se construire, nous le ferons en arrêtant ce travail à plusieurs mètres du bord  de la parcelle en sa partie aval & en la bordant si possible en son bord bas d'un trait de charrue qui remonte la dernière bande de sol, la versant vers le haut de la pente générale du lieu.  En ces cas d'exception, le mouvement qui tend à faire descendre un peu la matière du sol sera considéré en le fait qu'il contribue ainsi à la mise en niveau de la terrasse.

La règle qui consiste à border le tour de la parcelle d'un trait de charrue doit être appliquée en général & ce en l'idée d'une protection du sol, un ramassement sur lui-même & un sillon de protection à l'entour de la parcelle.  Ce sillon présente de plus l'avantage de transformer la parcelle en comme une basse & vaste butte, de marquer mieux l'emplacement du talus entre deux parcelle, de couper les racines de surface - traçantes - des arbres que ce talus porte pour les inciter à approfondir leur enracinement.

Aux points de la parcelle au sol squelettique - soit de profondeur inférieure à quinze centimètre ou six pouces - l'outil en grattant quelque peu l'horizon - du pédon, nommé C - de la roche-mère altérée contribue de manière active à accélérer son altération, sa transformation en sol par effet mécanique & les effets biochimiques induits - la pénétration des racines que la fragmentation de la roche facilitera.

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6.13 - établir la parcelle en une basse & vaste butte - to be continued - 141001


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