Mars's farm Agrinature
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Date de création : 16.01.2008
Dernière mise à jour : 28.04.2015
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maison végétale, source de verdeur / p

maison végétale, source de verdeur / p

 

quatre terrasses soli-pluviales de trente pas en construction par drainage d'irigation de pédogenèse

une maison végétale, source de verdeur

Réaliser une maison végétale vivante est le rêve de ceux qui aiment les plantes, voudraient se fondre en leur décor, savent que nous ne sommes que par ce & celles que nous ne sommes pas.

C'est une maison qui se construira en partie d'elle-même à mesure de la croissance des plantes qui la constituent.

Les arbres piliers doivent être de bois souple & pouvant se tailler sans dommage.  On pense spontanément aux saules.  Ceux-ci peuvent être plantés en bouture à condition que le sol soit assez frais, ce qui signifie que l'on trouve présence d'eau ou d'humidité à un mètre de profondeur au maximum.  Les érables, les frênes, le robinier faux-acacia, le charme & les pommiers devraient accepter le traitement de palissage & tailles ultérieurs.  Les espèces utilisées pour les haies taillées toujours vertes comme les Cupressocyparis par exemple, les cyprès, les thuyas peuvent convenir.  En les régions au climat de Méditerranée, avoir des piliers de cyprès pourrait être une option pour créer un espace estival de fraîcheur.

Si le sol, l'hydrologie & le climat le permettent, on peut planter les saules ou des peupliers en boutures plançons de deux mètres ou plus.  Au pied de chaque bouture à l'intérieur de l'espace ainsi délimité, mettre en terre des glands de chêne rouge, des noisettes, des châtaignes - si le sol n'est pas calcaire - des noyaux ou pépins ou toute autre graine qui plaira.  Les graines doivent être en surnombre, car toutes ne germeront pas & nous pourrons ensuite ne garder que les plantes les mieux adaptées aux circonstances, ou les plus belles, fleuries ou produisant fruits.  Au pied de chaque bouture à l'extérieur, planter un cep de vigne ou alternativement un pommier.  La pomme & le raisin sont au dire des écritures, des fruits divins.  En sol très frais, il n'est pas de limite de dimension pour les boutures plançons.  On peut les planter à la barre à mine maniée en croix, enfoncées à 80 cm de profondeur au moins, comme un piquet de clôture.  Cela ne fonctionne que pour les saules & peupliers.  Beaucoup d'espèces cependant peuvent être bouturées en plus petites dimensions.  Il faut prélever la bouture en lune montante selon le rythme tropique – l'oscillation nord-sud de sa position - & réaliser les plantations juste après, en lune descendante.

Les arbres bouturés servent de piliers originels qui seront complétés, doublés - voire triplés - ou remplacés par ceux semés ou plantés au pied de chaque bouture.  L'intérêt des boutures plançons est de disposer assez rapidement de poteaux de bonne taille, mais il peut être judicieux de renforcer ensuite ces arbres de bois léger par des compagnons au bois plus durable.  Dès que les piliers atteignent la hauteur de trois mètres, leurs branches pourront être courbées, palissées les unes vers les autres pour former la voûte de la maison.  Plus tard, les lianes grimpantes comme la vigne ou le kiwi par exemple s'établiront sur la voûte.  A mesure que les piliers grossissent, des éléments de bâtiment plus conventionnels - comme des portes, des fenêtres & des bardeaux - peuvent leur être fixés.  Si cela était, il faut prévoir le grossissement futur des tiges & utiliser pour cela des structures souples & flottantes qui pourront se déformer sans se briser.  On peut choisir aussi que la maison soit exclusivement tissée de tiges végétales vivantes & habitée de ce fait principalement à la belle saison.  La maison entrant en âge, un toit de bardeaux par exemple suspendu sous la voûte est envisageable.

Introduire dans la construction des matériaux non biodégradables comme les bâches de plastique peut sembler une facilité de premier abord, mais plus tard l'accumulation de feuilles en décomposition sur la bâche multipliera les problèmes à cause du mélange des genres de matériaux & de l'attraction des pestes que ce mélange induira.  La maison doit être vivante en sa part majeure & biodégradable en quasi-totalité.  Notons deux exceptions cependant : les vitres des fenêtres, car le verre peut éventuellement retourner à la terre sans la polluer & des tôles d'acier pour la même raison.  Le métal a en revanche l'inconvénient de dévier les ondes magnétiques terrestres, ce qui n'est pas le meilleur si la maison se voulait un espace de méditation.

Une maison sans toit sera un lieu charmeur & charmant propre aux ressourcements.  Avec le temps, si vous choisissez l'option que la construction évolue en forme vers celle d'une vraie maison, elle pourrait prendre aussi des allures de chapelle.  On peut à l'inverse choisir de n'intervenir que par plantations & tailles, laissant pour le reste les plantes assez libres de leur comportement.  En ce cas, le lieu pourrait avec le temps sembler plus un jardin minuscule de densité & de diversité végétales extraordinaires.

Il est possible en un jardin de laisser cohabiter sans dommage plusieurs dizaines d'espèces de plantes sur un seul mètre carré.  Des centaines sans doute, mais la compétition en la matière n'est pas forcément de mise.  Si chaque jardin accueillait seulement dix espèces sur chacun de ses mètres carrés, imaginez le tintamarre des reinettes & des geais !

 

texte inspiré par le blog de Claire  http://ptitesputasseries.centerblog.net

commentaire de erixbd le 12/04/2015 :

Gamin, au pied du château de Malval j'allais tailler dans les ronces & me faisais des cabanes, ainsi...  Ça n'était pas pas très étanche, mais pour l'imagination, c'était le top.  Hier, j'ai entendu parler de tour végétale qui s'autosuffit avec tout ce qu'il y a d'écologique pour vivre en quasi autonomie.  J'ai aussi entendu parler d'immeuble auto constructeur avec des matériaux qui se reproduisent pour former toit & cloisons.  Ce sont des projets de la technologie de pointe qui laisse beaucoup d'espoir.  J'ai aussi vu l'expérience en cours de l'arbre à vent – voir sur le net - qui peut rendre les maisons individuelles indépendantes sur le plan énergétique.  Tout cela ne sera possible que lorsque nos gouvernements accepteront de lâcher le contrôle des sources d'énergie pour les mettre à la portée de tous.  En revanche, ce texte mis en application pourrait, peut-être servir pour les sans-abris qui du fait vivraient dans des abris végétaux qui ne seraient à personne, ou à tout le monde.

http://erixbd.centerblog.net

marssfarm le 14/04/2015 :

La maison optimale aux yeux d'une personne désireuse de n'occuper aucun espace pour soi-même, est ce que les américains nomment earth-ship.  C'est une maison souterraine passive.  L'adjectif allemand "passive" signifie que le bâtiment ne requiert aucune énergie autre que les calories du soleil - solaire thermique - & la vibration électromagnétique de sa lumière - solaire photovoltaïque.  Le fait d'enterrer la maison lui confère le meilleur confort thermique grâce à la chaleur de l'ordre de 15°C que possède la terre planète.  Un autre intérêt de l'idée est qu'un "earth-ship" ou vaisseau terrestre n'occupe pas de surface prise aux plantes hormis la surface du chauffe-eau solaire & des panneaux photo-voltaïques.  Sur ses talus côteaux, un jardin peut prospérer.  Le troisième point en faveur de ce type d'habitat est qu'il est peu visible.  Aucune architecture ne vaut l'invisibilité.

Ce que nous prenons pour l'architecture est la technique de construction des classes dominantes qui édifièrent avec l'argent soutiré au travail, des châteaux & bâtisses destinées plus à protéger leurs biens amassés qu'à être des lieux remarquables par l'habitabilité ou l'esthétique.  Les maisons vraies, celles des gens ordinaires, celles que construisaient les Étrusques, les Amérindiens & toutes les sociétés qui avaient à cœur de mettre au cœur de leur groupe non pas les biens matériels, mais les êtres humains en leurs relations, étaient bâties de matériaux biodégradables surtout.  De ce fait, il n'en reste que peu de traces.  C'est ainsi qu'au fil de l'histoire écrite dans les livres inutiles & les pierres stériles, notre idée de l'architecture s'éloigna de plus en plus du concept d'une habitation habitable, légère, peu onéreuse à construire & à chauffer, modeste, confortable à vivre & biodégradable.  Les véhicules aussi suivent en tous les siècles cette tendance paradoxe, contradiction.  Prenons l'exemple des galions du dix-septième siècle, gros navires à voile qui étaient plus des châteaux flottants que des vaisseaux.  L'automobile au vingtième siècle elle aussi fut plus conçue comme une habitation roulante qu'un véritables véhicule propre aux déplacements.  Nous voyonsen ces trois exemples de la batisse, du navire & de la voiture combien même en la matière - qui se pense moderne - des technologie, la pensée archaïque domine.

La maison dont parle cet article est hybride entre une maison & un jardin.  Elle est solaire par définition - soli-pluviale, pour être précis.  Elle est une prouesse de jardinier dévoué en son adoration au ciel, à la terre, & aux plantes que la combinaison des deux crée.

Quant à l'architecture d'habitations vraiment habitables – légères, pas chères etc... - elle est en train de réapparaître à travers les mouvements de mise en commun des savoirs qui se développent de par le monde.



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chalets producteurs d'énergie / p

chalets producteurs d'énergie / p

formation des terrasses soli-pluviales par drainage d'irrigation de pédogenèse

 

des chalets producteurs d'énergie -  Il faudra couper beaucoup d'arbres.  Beaucoup d'arbres auront besoin d'être coupés pour que les autres & l'autre prospèrent.

 

Le métier paysan est forcément le plus difficile, car c'est le plus libre.  Les agriculteurs doivent savoir faire cent choses.

Il faudra tout d'abord planter trop d'arbres à croissance rapide, sans aubier comme le châtaignier, le douglas, le frêne, les chênes rouges & le robinier.  On peut planter ou semer jusqu'à dix mille sujets à l'hectare, mais onze cent onze est un nombre minimal.  Dix ans plus tard, nous auront lors beaucoup d'arbres qui auront besoin d'être coupés en éclaircie.  Construire de petit bois en systèmes triangulés permet de diminuer le coût du matériau en temps ou en argent & de faciliter la manutention & la mise en œuvre.  Les perches d'éclaircie ont la forme légèrement conique des poteaux parfaits d'égale résistance.  Utiliser le bois rond sans l'équarrir lui conserve toute sa résistance.  Le douglas, le mélèze, le robinier & le châtaignier sont des bois réputés imputrescibles sans traitement.

 

Les chalets se chauffent facilement, mais il faut faire attention à ne pas mettre le feu...  En France, il y a peu de maisons en bois, bien qu'elles soient les plus discrètes, jolies, confortables & économiques à construire & à chauffer.  Un chalet se cache dans le paysage dont il constituera au bout de quelques années un élément devenu précieux.

En général, on chauffe à 19 °C.  Un degré de température supplémentaire mobilisera une dépense accrue de l'ordre de dix pour cent, ce qui est considérable.  Si on est pauvre, ou si la maison est ancienne ou mal construite, l'alternative est de chauffer moins & manger plus en hiver, ou de ruiner son budget.  Chauffer sa maison à 10 °C permet des économies - en fuel & en médecin - mais lors il faudra s'y tenir vêtu de deux pulls & avec un sous-vêtement soit quatre épaisseurs de tissu au moins.

Pour que le bâtiment soit chauffé par les rayons traçants - horizontaux - du soleil de l'hiver, à l'abri des rayons ardents - verticaux - de l'été & en situations intermédiaires aux deux autres saisons, deux règles suffisent.  D'une part, il faut & il suffit d'orienter la façade vers le sud & d'autre part que la quasi-totalité des fenêtres vitrées figurent sur cette façade.

Deux autres règles aideront à garder la chaleur radiante reçue à travers les vitres sud.  Elles sont d'une part une bonne isolation qui empêchera les déperditions de calories & d'autre part une bonne inertie thermique pour conserver les jours nuageux, quand l'astre lumière se repose un peu, la chaleur du logis, en l'attente patiente d'un temps plus radieux.

Deux règles enfin complètent l'ensemble.  D'une part la ventilation sera passive : il faut éviter en hiver d'ouvrir les fenêtres.  La ventilation passive aère la maison selon le besoin, sans perte de calories & sans la dépense d'un moteur électrique.  C'est là un point délicat qui demande un savoir technique lors de la conception.  Le second point est plus délicat encore, car il envisage une gestion d'année en année.  Il concerne les arbres & plantations autour de la maison & la vigne grimpant sur la façade.  A cet usage, les ligneux plantés seront surtout à feuilles caduques.  Des arbres situés à l'ouest protègent le bâtiment des excès de chaleur solaire les après-midi d'été.  Des feuillus épars & jeunes près & au sud du bâtiment l'ombragent l'été sans le cacher l'hiver.  Notons enfin qu'établir une vigne en protection des murs est une alternative de grand intérêt à celle que pourraient fournir les arbres situés au sud, au nord & à l'ouest.  Il est toujours souhaitable que le côté levant soit libre, mais de la vigne peut y être plantée néammoins.  Une fois développée, les treilles assurent le même effet que les autres plantations d'alentour tout en même temps que la production d'un fruit parmi les plus nourrissant d'Europe - avec les pommes, les noix, les noisettes, les amandes, les châtaignes, les cynorhodons & les argouses.  Une fois les treilles établies, il sera peut-être besoin d'éclaircir la végétation ligneuse plantée en premier lieu.

 

Pour orienter la construction vers le sud les personnes dont le magnétisme des mains inverse les boussoles pourront se régler sur la position du soleil un jour de soleil à midi.  L'heure légale est différente cependant.  En Europe, nous avons d'avril à octobre deux heures d'avance sur le soleil & une heure en saison de jours courts.  A la ferme de mars, la longitude ici est 2° Est.  Il faut de ce fait soustraire huit minutes à ce qu'une montre indique.  L'ombre portée d'un poteau pointerait de ce fait le nord à 13 heures 52 en heure d'été & midi 52 en hiver.  Il s'agit de l'heure locale.  En réalité, la Terre ne se déplace pas toujours à la même vitesse, & le Soleil apparaît au zénith avec un décalage sur l'heure locale qui varie selon la date selon une courbe en huit.  On note, toutes les cinq minutes, les positions de l'ombre en commençant vingt minutes avant l'heure locale calculée & en terminant vingt minutes après cette heure.  C'est au moment où l'ombre est la plus courte qu'il est midi solaire : cette ombre porte vers le nord géographique précis au lieu dit.  La correction peut enfin être déterminée selon le graphe en huit suivant, résultante de deux causes : le fait que la trajectoire de la planète soit une ellipse & que son axe soit en oblique sur le plan de l'écliptique que cette course trace.

En octobre par exemple, l'heure locale vraie est obtenue en soustrayant 14 minutes à l'heure locale.  Le soleil indique donc le sud au point considéré à 13 heures 38.  En novembre, le midi local vrai est à 12 heures 37.

 

à   +15*                     * 0 mn le jour de Noël
ajouter                         le 15 avril
à     +10                   le 11 juin
l'heure                         le 1er septembre
locale +7                        
                          * les pics &
              +5 +5*          points bas
                           de la courbe
        +1                  sont les
mn       *   0     *     *  débuts des
                           saisons
          -4*       -4        chinoises :
                           bois espace
à                       -6  feu
soustraire                          métal air
à                          eau
l'heure                   -14      
locale                     -15*    
  jan feb Mar apr May jun jul aug sep oct nov dec  
heures 12h 13h 13h 13h 13h 13h 13h 13h 13h 13h 12h 12h h.légale été / hiver
  60 0 0 60 60 60 60 60 60 60 60 60  
2° Est -8 -8 -8 -8 -8 -8 -8 -8 -8 -8 -8 -8 heure locale
  +7 +15 +10 +1 -4 0 +5 +5 -4 -14 -15 -6 correction
minutes 59 07 02 53 48 52 57 57 48 38 37 46 mn d'h.locale vraie

 

 Une monopente du toit vers le sud rendra possible l'installation ultérieure de panneaux photovoltaïques & d'un chauffe-eau solaire pour faire évoluer la maison à chauffage & climatisation solaires en une passivhaus ou bâtiment à énergie positive.

Un puits canadien est un dispositif simple & peu onéreux qui permet de chauffer un logis en hiver & le rafraichir en été, en utilisant la température en profondeur dans la Terre qui en hiver conserve une part de la chaleur de l'été & en été, une part du froid de l'hiver.

commentaire d'Isis le 10/10/2014 : Il y a hélas des endroits pourtant en montagne où cela irait très bien avec les paysages & où les autorités refusent les permis pour des chalets...  J'ai du mal à comprendre.

nous, êtres sans bien que notre force de travail

Le droit de bâtir sa maison est plus ancien que l'humanité puisqu'il date de l'apparition des animaux sur la terre & même pour être précis de l'invention du bois par la vie.  Conformément à ce que souligne le Tao,  c'est le bois, les arbres qui définissent l'espace de nos vies.  Le code de l'urbanisme est en infraction à ces lois de la nature, à ces traditions de l'humanité.  Les politiciens inventent des lois pour nous protéger & nous asservir.  Cette histoire d'oppression est sans doute aussi ancienne que les sociétés humaines...
les premiers arbres
À travers l’histoire, les plantes développèrent à maintes reprises la forme arborée.  Le premier arbre apparut au Dévonien, il y a quatre cents millions d’années.  Ce Progymnosperme s’appelle Archaeopteris.  Son bois ressemble à celui des conifères, son tronc est épais & il peut s’élever à 50 m.  Mais il se reproduit par spores, comme les fougères.  Au Carbonifère, l’embranchement des Lycopsides réinvente la croissance secondaire & le feuillage.  Certains s’élèvent aussi à 50 m.  Ces étranges arbres ont une croissance en hauteur & une ramification prédéterminées, croissent très rapidement mais meurent après avoir sporulé.  Ce sont les restes de ces forêts anciennes qui se sont transformées en charbon.  Aujourd’hui, il existe un millier d’espèces de Lycopsides, toutes des plantes herbacées.  Du Jurassique, l’ère des dinosaures, nous sont parvenus deux vénérables ancêtres : le pin Wollemi, Wollemia nobilis, une espèce de conifère vieille de plus de cent cinquante millions d’années, & dont seulement quarante individus ont survécu, & le Ginkgo biloba, un Gymnosperme tellement ancien qu’il précède l’évolution des graines.  Ses pseudo-fruits sont des ovules nus. - edited from Wikipedia.
 

Le droit de se loger est, au dire du texte, un droit garanti par la Constitution & par la Déclaration des droits humains.  Constatant l'appauvrissement de la population qui a lieu, la loi doubla récemment la surface des bâtiments pouvant être construits sans permis, sur simple déclaration en mairie.  Désormais, nous pouvons bâtir avec une déclaration simplifiée en mairie, jusqu'à quarante mètres carrés en surface brute - c'est-à-dire mesurée à l'extérieur, murs compris.  Le conservatisme cher aux Français en matière d'architecture & en toute matière, voudrait nous forcer à nous endetter pour faire construire des maisons de vieux stylecoûteuses à bâtir, impossibles à chauffer.  Or les bâtisses de jadis sont fort laides le plus souvent & bâties selon un mode de vie depuis longtemps révolu.

 

Malgré leur austérité, les maisons du passé possèdent néammoins un charme certain que nous ne pouvons nier.  Cela est le fait de cinq facteurs surtout.  Tout d'abord, les matériaux utilisés jadis en construction étaient bruts, tirés directement de la nature, non transformés du fait du peu de technologie disponible.  Ils étaient principalement le bois, la pierre & la terre.  Le deuxième point tient à la facture artisanale des techniques employées.  Les corps de métiers divers devaient coopérer.  Ils héritaient leur savoir des temps anciens, acquis par l’œil & la main, transmis de génération en génération d'artisans.  En troisième point, nous trouvons que les vielles bâtisses sont en génégale tout à fait incluses en le paysage.  Mais ne s'agit-il pas A cet égard d'une illusion d'optique ?  Compte-tenu du long temps écoulé depuis leur construction, il se pourrait que le phénomène soit inverse, que ce soit le pays plutôt qui s'organisa autour d'elles au cours du temps.  La limitation des moyens d'autrefois ne permettait pas de tout réaliser & chcun sait qu'en matière d'art & d'oeuvre, la contrainte est un appui esentiel.  Les deux processus d'un bâtiment naturellement intégré en son alentour & qui s'intègre au fil des ans, se nourrissent mutuellement en interaction & réciprocité.  A ce sujet, l'habitude joue aussi & nous avons tendances à rechercher ce qui nous est commun.  Le quatrième attrait des maisons anciennes vient de l'imperfection de leurs formes, l'absence de rectitude qui les caractérise.  Souvent, elles ne possèdent ni ligne droite exacte, ni angle droit précis.  Ces légères disymétries créent un charme de même nature que ce qui distingue une musique jouée par un orchestre de celle que peut produire un ordinateur ou une boîte à rythme.  La qualité supplémentaire enfin des vielles constructions est celle que leur conféra la patine du temps.  Avec les ans, la couleur des matériaux change & se stabilise.  Souvent par exemple, les poutres de charpente se sont courbées légèrement sous la charge du toit.  Des détails de cet ordre exhalent une harmonie que l’œil voit à l'insu de notre conscience.

 

Les villes d'Asie optèrent pour la démarche inverse en matière d'architecture, laissant chacun construire à sa guise pour que le génie propre du lieu & du peuple puisse s'exprimer en le patchwork que deviendra une conurbation.  Les architectes des bâtiments de France souhaitent que toutes les maisons se ressemblent & ressemblent à celles du passé.  Il feignent d'ignorer que le modèle existant est gris & moche, froid & lourd, à l'image du passé, que les maisons qui survécurent étaient celles de la bourgeoisie, dont l'imagination ne connaît qu'une brillance, celle de l'or...  Les masures du peuple disparurent car elles n'étaient pas de facture durable.  Aucun bâtiment ne survit à sa toiture dont la durée de vie n'excède pas cent ans si elle n'est pas renouvelée.  La classe dominante est seule capable de l'entretien nécessaire pour que ses bâtiments perdurent & ainsi le modèle déclaré est-il toujours le sien.

 

La politique des permis de construire qui agrée en France tous les projets inspirés du passé & tend de ce fait à freiner l'innovation indispensable à l'économie nouvelle de ce siècle – quand l'énergie, les surfaces agricoles & naturelles, & l'argent seront raréfiés – se trompe, prenant l'ombre pour la proie, la lettre pour l'esprit.

Nous pouvons construire de jolies maisons en nous inspirant de ce qui fait le charme du bâti ancien : l'inclusion dans le paysage, l'imperfection des lignes, la simplicité des matériaux & le caractère modeste ou artisanal de la mise en œuvre.  Si ces quatre critères sont respectés, nous trouverons le bâtiment si intégré en son environnement que le cinquième point à l'origine du charme des maisons âgées – la patine que confère le temps qui passe - y brillera sans être pourtant.  Ces maisons sont de plus peu onéreuses à construire & à chauffer.

La plupart des pauvres aspirent plus ou moins consciemment au mode de vie des riches.  Cela les incite à les copier.  Ils vivraient plus heureux s'ils cessaient.  Nous, êtres sans biens autres que notre force de travail & d'invention serons plus à l'aise lorsque nous nous serons émancipés de ce complexe d'infériorité.

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l'évolution des végétaux - (1) formation de la terre il y a 4.56 milliards d'années (2) formation des premières cellules procaryotes, 3 milliards d'a. (3) les associations de procaryotes forment des filaments, 2.5 milliards d'a. (4) les unicellulaires eucaryotes se forment, un milliard d'a. (5) les algues retiennent leurs œufs fécondés dans des tissus nourriciers, 540 millions d'a. (6) l'appareil végétatif d'algues telles que Chara vulgaris est ramifié mais peu évolué (7) chez l'algue brune laminaire, le thalle se cramponne aux rochers (8) les plantes sortent des eaux & acquièrent des stomates sur l'épiderme (9) dispersion dans l'air des premières spores (10) élaboration des tubes conducteurs de sève pour irriguer les parties aériennes (11) la première plante vasculaire aux axes nus terminés par des sporanges (12) les ptéridophytes archaïques avec des tiges à stomates (13) un simple cordon vasculaire central (14) Dévonien environ 400 millions d'a. la première fougère à graines connue (15) les fougères deviennent arborescentes (16) au début de l'ère secondaire se forment les conifères (17) 200 millions d'a. formation des premières fleurs (18) le Ginko biloba (19) la première plante à fleurs hermaphrodites complètes (20) les plantes à fleurs entomophiles

luca bactéries (exemples) protéobactéries
    acidobactéries
(last   cyanobactéries (algues bleues)
universal   bactéries vertes du soufre
common   bactéries vertes non sulfureuses
ancestor) archées (archaea) (exemples) méthanobactériales
    halobactériales
    thermoplasmales
  eucaryotes (exemples) champignons (à mycélium) & levures (unicellulaires)
    métazoaires = animaux
    amoebozoaires (amibes) (unicellulaires & pluricellulaires)
    ciliés, dinoflagellés, flagellés (unicellulaires)
    diatomées
    algues brunes
    algues vertes & plantes terrestres
    algues rouges
 

cinq saisons agricoles du calendrier solaire / p **

cinq saisons agricoles du calendrier solaire / p **

 

drainage d'irrigation par pédogenèse : reviviscence d'un ru mort après la première guerre mondiale.  Nous voyons ici la confluence des deux sources devenues rigoles du bocage, un châtaignier têtard, des baliveaux chêne, le talus & les terrasses solipluviales en reconstruction sous l'effet combiné des pluies, de la présence humaine & de la croissance des racines des arbres digérant la roche-mère.

 

calendrier solaire agricole chinois / les Jié.qi / les cinq saisons agricoles du calendrier solaire :

17 jan. inter-saison terre - 4 fév. printemps bois espace - 17 avr. inter-saison - 5 mai été feu -

20 juil. inter-saison - 7 août automne métal air - 20 oct. inter-saison - 7 nov. hiver eau -

les saisons du calendrier lunaire :

          22 nov. 2014 hiver  - 19 fév. 2015 nouvel an - 18 mai été- 14 août automne - 12 nov. hiver -

8 fév. 2016 nouvel an - mai summer - 3 août automne - 31 oct. hiver - 27 jan. 2017 nouvel an -         

5 saisons chinoises

Le printemps vernal ne désigne pas la climatologie mais les différents souffles indiqués par le calendrier solaire.  Le nouvel an chinois, cette année le 31 janvier, est lui basé sur le calendrier lunaire.  Chaque début de saison est est précédé d'une inter-saison de 18 jours de nature TERRE, période dévolue à se recentrer, préparer la saison à venir en ajustements énergétiques & d'alimentation, le feng shui, le ménage & le rangement en relation aux cinq éléments.  La saison qui débute à li tchun, le 4 février stimule par l'énergie du  BOIS ses attributs, le foie, la vésicule biliaire, les tendons & ligaments, les yeux, la saveur acide, la couleur verte...  C'est le moment où le dragon sort de terre, une énergie montante à l'image des plantes qui poussent.  L’être humain pour être en bonne santé doit rester en équilibre, en harmonie avec l'environnement & suivre son mouvement. - publié dans Art et Culture, bien etre, Santé | Lien permanent

 

cinq espèces d'EVA pour quatre dates

20.jan. grand.froid intersais. terre humid.   4.fév. début.printemps bois vent avoine
19.fév. pluie       fève 5.mars réveil.des.insectes     ail
21.mars équinoxe.printemps       tr.Pers.15Kg 5.avril clair.&.brillant     carotte
20.avril pluie.pour.le.grain intersais. terre humid. tr.Alex.20Kg 6.mai début.été feu chaleur millet
21.mai petite.rondeur.du.grain       mout.bl.10Kg 6.juin grain.en.épi     haricot
21.juin solstice.d’été        mout.br.5Kg 7.juil. chaleur.légère     radis
23.juil. grande.chaleur intersais. terre humid. tr.inc.20Kg 7.août début.automne air sécheresse moisson
23.août arrêt.des.chaleurs       3tr.+mout.
8.sept. rosée.blanche     épeautre
23.sept. équinoxe.d’automne       seigle 8.oct. rosée.froide     méteil
23.oct. gel.possible intersais. terre humid. blé 7.nov. début.hiver eau froid pois
22.nov. neige.faible         7.déc. neige.importante      
22.déc. solstice.d’hiver         6.jan. froid.léger      

 

La Chine adopta le calendrier grégorien à partir de 1912.  Cependant, les anciens calendriers chinois restent utilisés, notamment pour l'agriculture, l’astrologie & les fêtes traditionnelles ou religieuses comme le nouvel an chinois ou la fête de la mi-automne.  Le calendrier chinois porte plusieurs noms, les plus courants étant «calendrier des Xia» xìa lì «calendrier agricole» nóng lì «calendrier lunaire» yin lì qui est l'appellation simplifiée du «calendrier luni-solaire». Le calendrier officiel est appelé «calendrier commun» gong lì , «calendrier occidental» xi lì , ou dans le langage quotidien «calendrier solaire» yáng lì.

A la différence des civilisations d'occident, les sages chinois ont cherché à approcher au plus près la réalité des mouvements célestes.  Dans ce but, au fur & à mesure de l'augmentation des connaissances des mouvements des astres, ils remplaçèrent progressivement dans les calendriers les mouvements moyens de la lune & du soleil par les mouvements vrais de ces astres.  Le calendrier chinois est donc la combinaison d'un calendrier solaire agricole & d'un calendrier luni-solaire civil.  Ils peuvent se résumer par les définitions suiventes :

Le mois lunaire commence le jour de la nouvelle lune.  L’année solaire est une année tropique vraie, qui s'étend d'un solstice d'hiver au suivant.  L’année lunaire débute au nouvel an chinois & comporte 12 ou 13 mois lunaires de 29 ou 30 jours.  Elle peut avoir 353, 354, 355, 383, 384 ou 385 jours.  Le jour commence à minuit & est divisé en 96 quartiers ou quarts d’heures.

Le calendrier luni-solaire - yïn-yáng lì -

est fondé à la fois sur le cycle annuel du soleil & le cycle régulier des phases de la lune.  Il intègre donc la révolution de la Terre autour du soleil & le mouvement de la lune autour de la Terre.  Les mois sont des mois lunaires; le premier jour du mois correspond à la nouvelle lune - lune invisible - & le quinzième ou seizième jour à la pleine lune.  Les mois durent 29 - petits mois - ou 30 jours - grands mois - & sont désignés de 1 à 12.  L’ensemble des douze lunaisons totalise le plus souvent 354 jours, auxquels il manque une dizaine de jours pour coïncider avec l’année solaire.  Afin de rattraper ce décalage, l'année est ajustée environ tous les 3 ans avec un mois intercalaire (rùn yuè).  Les années du calendrier lunaire n'ont donc pas toutes le même nombre de jours.

L'heure officielle de la nouvelle lune astronomique & de l'entrée du soleil dans un signe zodiacal est l'heure locale de l'observatoire de la Montagne Pourpre à Nankin - fuseau horaire de Pékin.  Le mois supplémentaire ne constitue pas un 13 ème mois.  Il est intercalé entre deux autres mois, prend le  numéro du mois qui le précède, & se place le plus souvent après les mois réguliers 3, 4, 5, 6 ou 7.  Pour des considérations astrologiques, le système d’intercalation ne s’applique pas entre le 12 ème & le 1 er mois, ni dans une période durant laquelle le soleil passe d’un signe du zodiaque à un autre.  Par ailleurs, le 11 ème mois doit toujours contenir le solstice d’hiver.  Il en résulte un calendrier lunaire dont le premier jour de l’année fluctue: le nouvel an tombe entre le 21 janvier & le 21 février.  Le jour de l'an étant officiellement le 1er janvier, le traditionnel jour de l'an chinois porte le nom de « fête du printemps».  La fête des lanternes a lieu le quinzième jour du mois lunaire & termine la période du nouvel an.

 

  mois.lunaire zodiaque   Jupiter   Veda
1 Zheng yue yín tigre poissons 21jan.20fév. Shakti.énergie
2 Er yue mao lièvre bélier inclus.21mars  
3 San yue chen dragon taureau    
4 Sì yue serpent gémeaux été Shiva.conscience
5 Wu yue wu cheval cancer inclus.21juin  
6 Liù yuè wei chèvre lion    
7 Qi yue shen singe vierge  automne Hanuman.service
8 Ba yue you coq balance inclus.21sept.  
9 Jiu yue xu chien scorpion    
10 Shí yue hai cochon sagittaire  hiver Ganesh.impulsion
11 Shíyi yue z? rat capricorne inclus.21déc.  
12 Shíer yue chou boeuf verseau    

 

le calendrier solaire agricole chinois / les Jié.qi

La course du soleil fait depuis longtemps l’objet de l’attention des paysans & constitue la base du calendrier agricole.  Celui-ci divise l’année en 12 mois solaires distincts des mois lunaires, divisés chacun en 2 périodes appelées alternativement jié «nœud» & qì «souffle».  Les 24 périodes sont nommées globalement jié.qi.  Ce système entièrement solaire ne nécessite aucun mois intercalaire & présente donc une correspondance assez régulière avec le calendrier grégorien.  Les périodes portent des noms évoquant les changements de la nature ou les activités agricoles du moment.

 

  Jié.qi grégorien noeud.souffle        
1 lì.chun 4.fév. début.du.printemps bois vent avoine  
  yu.shui 19.fév. pluie.douce     fève Nept.
2 jing.zhe 5.mars réveil.des.insectes     ail  
  chun.fen 21mars du.printemps.équinoxe     tr.Pers.15Kg Ares
3 qing.míng 5.avr. clair.brillant     carotte  
  gu.yu 20.avr. pour.le.grain.pluie terre humidité tr.Alex.15Kg taurus
4 lì.xia 6.mai début.de.l'été feu chaleur  millet  
  xiao.man 21.mai légère.rondeur.du.grain     mout.bl.10Kg gemini
5 man.gzhong 6.juin grain.en.épi     haricot  
  xia.zhì 21.juin de.l'été.solstice     mout.br.5Kg moon
6 xiao.shu 7.juil. légère.chaleur     radis  
  da.shu 23.juil. grande.chaleur terre humidité tr.inc.20Kg sun
7 li.qiu 7.août début.de.l'automne air sécheresse moisson  
  chu.shu 23.août arrêt.des.chaleurs      3tr.+mout. Ceres
8 bai.lù 8.sept. blanche.rosée     méteil  
  qiu.fen 23.sept de.l'automne.équinoxe      seigle libra
9 han.lu 8.octo froide.rosée     épeautre  
  shu.ang.jiang 23.octo gel.possible terre humidité avoine Pluto
10 lì.dong 7.nove début.de.l'hiver eau froid  blé  
  xiao.xue 22.nove légère.neige     pois Jup.
11 da.xue 7.déc. lourde.neige        
  dong.zhì 22.déc. de.l'hiver.solstice       Sat.
12 xiao.han 6.janv léger.froid        
  da.han 20.janv grand.froid terre humidité intersaison Uran.

 

Les dates sont approximatives & peuvent varier légèrement d'une année à l'autre.  La nouvelle année chinoise est le plus souvent le jour de la nouvelle lune le plus près de Lìch?n: première lunaison (donc 2ème lune) à partir du solstice d’hiver.  Un jie ou un qi équivaut à une durée d'à peu près 15 jours.  Leur durée & leur répartition dans l’année solaire sont réglées selon l’observation du déplacement du soleil.  La course visible du soleil étant plus rapide en automne & en hiver, lorsque la Terre est plus proche du Soleil, les mois solaires & les jieqi ont une durée plus courte en fin d'année.  Le calendrier agricole ne prend pas en compte les mouvements de la lune.

les saisons

Les saisons chinoises ont une définition solaire.  Elles débutent toujours entre solstice & équinoxe.  Comme il était le cas des saisons romaines pendant l'Antiquité, elles ne correspondent pas aux saisons tropiques en usage de nos jours en Europe.  Les solstices & équinoxes ne désignent pas le début des saisons mais leur milieu.  Elles sont au nombre de quatre: printemps, été, automne & hiver.

Comme c'est le cas en Inde & toutes les civilisations qui conservent contact de leurs racines, les philosophies chinoises considérent l'être humain relié à l'univers.  Ce lien  implique des échanges d'énergie appelés Chi.  Les saisons expriment chacunes influence variable en ce qui touche à la qualité du Chi.  C’est pourquoi la loi des cinq éléments & tout ce qui s'y trouve relié s’applique également aux saisons.  Ainsi, le printemps est associé au bois, l’été au feu, l’automne au métal & l’hiver à l’eau.  Concernant l’élément Terre, on parle parfois d’une 5 ème saison, qui correspondrait à ce que l’on appelle «l’été indien».  En fait, il s’agit d’une période inter-saisonnière de 18 jours qui précède chaque saison.  Cette période permet la transition de transformation énergétique d'une saison à l'autre.

cycle des cinq éléments

 
éléments bois.espace feu terre métal.air eau
saisons printemps été intersaison automne hiver
orientations est sud centre ouest nord
plantes semis maturation enracinement récoltes entreposage
énergies vent chaleur humidité sécheresse froid

 

Les saisons sont également liées aux signes astrologiques chinois.

l’horoscope & les cinq éléments

A qui ne connaît pas les cultures d'Asie, l’horoscope chinois bâti sur une pensée logique mais complexe, n’est pas simple à comprendre.  Ses différents facteurs peuvent paraître incompréhensibles au départ, mais leurs significations bien concrètes apparaîtront bien & peu à peu une fois aperçues.

L’astrologie d'Europe perdit sa quintessence & ne comprend que quatre éléments, à la différence de l’astrologie chinoise qui en compte cinq, le bois, le feu, le métal, l'eau & la terre.  Ces éléments ont des propriétés bien définies qui ne sont pas attribuées à un signe particulier.  Leur influence s’exerce sur une année entière.

Le bois donne naissance à des personnes sociables, un peu corpulentes & raisonnables.  Le feu celui des personnalités dynamiques & pleines d’énergie.  L’élément métal renforce les caractères inébranlables.  L’eau est l’élément des personnes créatives, romantiques & rêveuses.  L’élément terre est associé aux personnes déterminées, ambitieuses voire un tantinet têtues.

les quatre saisons

Si l’on réfléchit au fait que les enfants nés en été ont une autre personnalité que ceux qui viennent au monde en hiver, il paraît logique que l’horoscope chinois accorde une place importante aux quatre saisons.  Selon l’astrologie chinoise, les personnes nées au printemps sont agiles, optimistes & ont un sens artistique développé - 11 12 1.  Celles qui sont nées en été sont sincères, ont bon cœur & pensent positivement - 2 3 4.  Les personnes qui fêtent leur anniversaire en automne sont douées d’une pensée analytique & donnent l’impression qu’ils ne savent pas s’adapter facilement - 5 6 7.  Les enfants de l’hiver sont des êtres modestes, un peu hésitants & qui n’ont pas une grande assurance en soi - 8 9 10.*

 

* les numéros affèrent au zodiaque tropique courant & non pas aux mois chinois - edited from formationmtc@institut-mingmen.fr http://www.institut-mingmen.fr

Wu Xing, les cinq mouvements formes de l'énergie / p

Wu Xing, les cinq mouvements formes de l'énergie / p

Wu Xing, les cinq mouvements formes de l'énergie

engendrement bois espace feu terre métal air eau 4

contrôle bois espace terre eau feu métal air 2

Le tableau ci-dessous synthétise l'influence des éléments du Tao de Chine en les corrélant aux Védas de l'Inde.

1, 2, 3, 4, 5 concernent les éléments, énergies activant les organes de perception.

(6*) (5*) (4*) (3*) (2*) (1*) concernent les centres d'énergie ou organes d'action.

 

Nous y trouvons les cinq éléments, bois (1) feu (3) terre (5) métal (2) eau (4) & il est facile d'y faire correspondre le bois avec l'élément espace & le métal avec l'élément air de la tradition indienne.  Dans un article dévolu à définir le sol, nous avions établi que les racines des arbres définissaient le volume (1) d'un sol.

Regardons alentour : il semble évident que les arbres, les plantes & le matériau bois dessinent les lieux (1) de nos campagnes & de nos habitations!  Cette vérité peut s'énoncer encore avec plus de clarté par le fait que les plantes édifient leur soma, source des nourritures de tous & en conséquence origine de l'espace (1) des mutations & mouvements du vivant.  Elles produisent ce mouvement espace-temps du monde vivant par la photosynthèse qui consiste à combiner en juste proportion les quatre autres éléments.

 

Comment en revanche les sages de Chine en vinrent-ils à considérer l'équivalence entre les élémens air & métal?

Pour pour obtenir du métal (2), le fondeur des temps antiques mêlait en son creuset du bois (1), du feu (3) & du minerais (5).  Il devait ensuite y injecter l'air (2) vif du soufflet de la forge.  Dès l'apparition du précieux bronze (2), il le jetait dans un bac d'eau (4) pour une trempe de refoidissement qui présentait l'avantage aussi de durcir le métal plus encore.  Il est probable que le lien entre métal & air apparut par cette nécessité de l'utilisation du souffle puissant qui atisait la flamme en vue de faire surgir le liquide précieux du minerais le contenant.

 

La séquence de création des cinq éléments du subtil au plus grossier fut décrite en des articles précédents & s'écrit ainsi que suit : espace (1) gaz (2) énergie (3) liquide (4) solide (5) - ou à la manière classique, éther, air, feu, eau, terre.  Nous pouvons la transcrire par la suite des cinq nombres entiers, 1 - 2 - 3 - 4 - 5 .

 

Dans l'espace, un seul sens fonctionne, la perception des vibrations.  La présence d'air permet d'y ajouter une deuxième perception, celle des odeurs.  Le feu, élément central, révèle la sensation du toucher, le chaud & le froid par analogie & comparaison.  L'eau, qui symbolise la forme liquide de la matière donne accès au sens du goût.  La terre enfin représente les objets solides, le seul état élémentaire qui rend possible la vue des formes.  C'est parce qu'il nous offre la perception des cinq sens que l'élément terre est dit plus grossier & nous en déduisons une subtilité plus grande de l'eau par inférence & ainsi de suite : un liquide emplit son contenant & n'a pas de forme propre visible.  Le feu, c'est-à-dire l'énergie que signale la température, circule, s'échange à travers les trois états de la matière sans s'y attacher & nous le percevons par le toucher.  Dans l'air, il n'y a que sons & odeurs & dans l"espace la vibration seule demeure.  Cette réalité est illustrée par le fait que dans un coma ou dans le sommeil, le sens de l'ouie peut perdurer.  Il est à noter enfin que nous trouvons les trois sens du verbe sentir en Français - to smell, to feel, to subtly perceive - à la colonne air ou métal. **

 

6 influences / ciel moyen yin petit yang grand yin yang moyen grand yang petit yin
Wu Xing bois feu terre métal eau  
/ nourrisssement 13524 Espace ouïe 1 toucher 3 vue 5 Air odorat 2 goût 4 3
/ chakras 324315 (*) 3 feu ????? téja 2 air ???? vâyu 4 eau ???? âpa 3 mental ???? mana 1 éther ???? âkâsha 5 terre ?????? prithivî
6 fonctions / nourrir Vue yeux 5 Parole langue 4 Goût bouche 4 Odorat nez 2 ** Toucher peau 3 Ouïe oreilles 1  
4 directions est sud centre ouest nord  
8 saisons printemps été les 4 inter-saisons automne hiver  
6 influences du ciel vent 1 chaleur 3 humidité 5 sécheresse 2 froid 4 feu 3
3 couleurs vert 1 vert-bleu rouge 3 action jaune 5 blanc 2 équilibre noir 4 inertie  
5 couleurs (*) jaune (3*) vert-sombre vert-clair (4*) rouge-sombre orange (2*) bleu-ciel (6*) blanc bleu-pâle (5*) rouge-clair (1*) jaune
5 saveurs acide amer doux piquant salé  
7 sentiments colère joie effroi réflexion tristesse chagrin peur  
5 organes yin (3*) foie (4*) cœur (2*) rate poumon rein maître du cœur (1*) péricarde
5 entrailles yang vésicule intestin grêle pancréas (3*) gros intestin (2*) vessie triple réchauffeur
humeur Hun Shen Yi Po Zhi force vitale cohésion
influence / main / ciel Péricarde maître du cœur poumon gros intestin intestin grêle cœur
influence / pied / terre foie vésicule rate Estomac vessie rein
5 planètes Jupiter expansion Mars action Saturn structuration Venus relier Mercury communiquer  
  âme imaginative analyse orienter sensibilité intelligence jugement synthétise informations énergies mental émotions viscères pensée créatrice propos réflexion comprendre mémoriser âme végétative instinctive esprit de décision mener à bien  
  mémoire innée ouverture mémoire lointaine voir ce qui est mémoire court-terme  
  conscience consciousness focus awareness will-power  
  conscience spirituelle conscience illumination concentration attention conscience du-corps volonté  
5-formes de-l'énergie patience clarté éveil prémonition confiance sérénité présent spontanéité joie sereine courage  
5 mouvements planifier méditer / vivacité créer / créativité contempler décider  
  Imaginer / spirituel Compassion / discerner Réflexion / comprendre sensitivité détermination  
  walking watching sitting lying standing  
6 chakras * ou
(3*) manipûr ?????? (4*) anahat ????? (2*) svâdhishthân ??????????? (6*) ajna ????? (5*) vishuddh ??????? (1*) muladhar ???????
centres d'énergie satisfaction / paix courage / sécurité connaissance / créativité pardon parole innocence / sagesse

 

Le Tao combine les éléments en deux cycles, le cycle Cheng d'engendrement ou nourrisement & celui K'o de domination ou contrôle.

L'engendrement découle de ce que les Védas désignent par création.  Pour obtenir la séquence de nourrissement, nous reproduisons l'ordre du subtil au grossier des Védas - 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 - en sautant un élément à chaque étape.  Ainsi l'engendrement se transcrit en nourrissement - 1 . 3 . 5 . 2 . 4

Le cycle de domination ou contrôle quant à lui inverse simplement l'ordre de la création : 5 4 3 2 1 5 4 3 2 1

---

Cette inversion coïncide avec la position des centres d'énergie dans le corps ou chakras si nous les relions aux éléments : le centre 1 lié à l'élément 5, le 2 avec le 4, le 3 avec le 3, le 4 avec le 2 & le 5 avec le 1.  La séquence correspondant à ces centres d'énergie* semble étrange : 3 2 . . 4 6 . 1 5 . 3 2.  Par le fait que ces six centres sont couplés, avec 4 , avec 5 & avec 6 , nous pouvons écrire la suite ainsi : : 3 2 . . 4 3 . 1 5 . 3 2.  La figure que cette séquence dessine sur l'étoile du contrôle est une superposition de deux triangles qui pointent le centre 3 : 1 5 . 3 2 . . 4 3 . 1 -marquant ainsi la centralité de l'élément énergie ou feu.

 

Nous condensons ces quatre cycles en un tableau :

6 influences

moyen yin

 

petit Yang

 

grand yin

 

Yang moyen

 

grand Yang

 

petit yin

 

création (*)

1

2

3

4

5

1

2

3

4

5

 

 

nourrissement

1

 

3

 

5

 

2

 

4

 

{3}

 

séquence

1

 

3

 

5

 

2

 

4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 influences

 

 

 

petit Yang

Yang moyen

 

 

grand Yang

petit yin

 

moyen yin

grand yin

contrôle

1

5

4

3

2

1

5

4

3

2

1

5

centres (*)

1

5

 

3

2

 

 

4

3

 

1

5

séquence

1

5

 

3

2

 

 

4

 

 

1

5

 

Par l'engendrement, il est défini que le bois nourrit le feu qui nourrit (humus) la terre qui engendre le métal qui engendre l'eau qui nourrit le bois...  Nous pouvons le transcrire aussi comme suit : la patience nourrit la clarté qui engendre la confiance qui engendre la joie sereine qui nourrit la volonté qui nourrit l'imagination...

 

Par la domination, nous dirons que le bois (racine) perce la terre qui endigue l'eau qui éteint le feu qui fond le métal qui coupe le bois... & nous pouvons aussi le transcrire en le domaine du spirituel comme suit : la patience contrôle la confiance qui contrôle la détermination qui définit l'empathie ou clarté qui domine la contemplation qui permet à nos capacités d'organiser & planifier de croître...

 

La médecine chinoise naturellement interprète ces cycles par le dessin d'un réseau de liens entre les organes, qu'elle nomme méridiens & visualise tout à fait en des flux d'électricité voyageant de manière concrète dans le corps sur ces cannaux subtils.

 

Considérons maintenant l'engendrement selon l'optique de la cosmogonie : dans l'espace (1) créé à l'instant du big bang, rapidement les étoiles (feu 3) apparaissent à cause de l'intensité de la chaleur produite.

Huit milliards d'années plus tard, la terre (5) se forma des poussières condensées du soleil (3).  La taille & la densité de notre planète ainsi que sa distance à l'étoile sont telles qu'elle put se doter sans tarder d'une atmosphère (2).  L'athmosphère contient de la vapeur d'eau & de ce fait génère les pluies (4) qui permettront à l'infinie variété des plantes de pousser ( bois 1).  Le bois est la seule source d'humus, feu de la lumière solaire condensée & incorporée à la matière du sol.  L'humus (3) fertilise la terre (5).  De la terre est extrait le métal (2).  Grâce aux outils de métal ainsi confectionnés les humains purent alors creuser des puits pour trouver de l'eau (4) & bâtir les murets (paddies) des rizières.

La séquence cosmogonique en Chine s'écrit donc :

- espace 1 - feu 3 - terre 5 - air 2 - eau 4 - bois 1 - humus (feu) 3 - sol 5 - métal 2 - eau 4 - (1 . 3  . 5 . 2 . 4 . 1 . 3 . 5. 2 . 4)

 

Nous voyons ici que la cosmogonie de la Chine est plus complète que celle de l'Inde qui s'arrêtait à décrire la création de l'univers.  La philosophie chinoise, plus récente, se hasarde jusqu'à y inclure les humains en la prémice des techniques de la métallurgie, puis de l'agriculture naissantes.

 

Les liens en les domaines du spirituel, du psychisme & des couplages entre les organes que trace le Tao nous offrent des clés précieuses dans le plus concret de notre vie, des voies d'exploration, de compréhension en ce qui concerne le corps, la psyché & le fonctionnement de l'esprit humain.

 

Pour le dire plus clairement, vous pouvez utiliser ce tableau pour y trouver les liens des organes entre eux & les liens aussi de ces organes avec les aliments représentés par leur saveur, les couleurs, les planètes, le psychisme & la pratique de la spiritualité pour ne citer que quelques exemples.

En Inde & au Japon, les centre énergétiques sont couplés deux à deux, 1 & 4, c'est-à-dire le coxxys & le coeur - 2 & 5 : la rate & la gorge - 3 & 6 : le ventre & la tête.

Le tableau de la médecine chinoise nous surprend car il ne concerne que les organes les plus centraux du corps & c'est seulement par le couplage des six chakras que nous trouvons le lien qu'ils ont aussi avec d'autres centres comme le bas du corps & la tête par exemple.

Un tissu nerveux habite le myocarde, ce qui peut nous donner un indice de la raison pour laquelle cet organe dans toutes les civilisations & en toutes les époques fut considéré comme un centre important de l'être.  Les biologistes découvrirent récemment que le système digestif comptait de nombreux neurones au point qu'il pourrait être vu comme un premier cerveau.  C'est en effet la fonction de nutrition qui apparut la première avec l'invention par la vie du règne animal.

 

Les médecins de Chine avaient deviné ce fait du premier cerveau sans l'avoir observé pourtant sous aucun microscope.

Parmi les cinq éléments le feu occupe la place du centre & parmi les sept centres du corps, c'est le coeur.  Le tableau montre cette coïncidence.  Il ne faut cependant pas au début se centrer sur le coeur.

Nous nous centrons sur le Hara qui régit l'énergie par le moyen du foie & aussi du péricarde.

140616

 commentaire  de ITAN le 21.01.2013 :

Je ne sais ni lire ni écrire, qu'épeler.  Olivier

marssfarm le 24.01.2013 :

L'oral est la langue native des paysans.  Appeler & se répondre de vallée en mont fut le moyen de créer la communauté d'agriculture - culturer le champ ou replat.  Épeler évoque le temps récent quand l'homme brisa son épée pour la fondre en outil.  L'outil créé nous permit ensuite de forger la forme pays pour s'y fondre en élément du paysage.  Le paysan naturel nourrit d'humus son humanité.

quatre haies / 4 pilliers / rendement / intrants / p **

quatre haies / 4 pilliers / rendement / intrants / p **

 

quatre haies autour de la terre


Toute parcelle agricole devrait être entourée de haies vives.  Agrinature, également est bordée de quatre “E”.

  • Il s'agit tout d'abord d'une agriculture Énergétique.  Parce qu’il n'y a plus de travail du sol, cela signifie qu'en ne le dénudant jamais, la totalité de l'énergie solaire qu'il reçoit sera utilisée par les plantes qui le couvrent.  Seule une part de cette énergie sert à la production de la récolte.  L'autre part, en fabriquant des déchets végétaux qui retournent au sol, contribue à sa régénération & son élaboration permanente.

  • C'est ensuite d'une agriculture Écologique.  Ne faisant usage d'aucune substance artificielle, elle favorise & bonifie tous les facteurs écologiques, & notamment la diversité biologique.

  • Elle est également Économique.  Contrairement à l'agriculture de notre temps qui consomme plus d'énergie tirée du pétrole qu'elle ne produit de calories alimentaires, elle propose une méthode qui envisage simplement de produire ce que le climat & le sol d'un lieu peuvent.  Ainsi sont utilisées au mieux les capacités naturelles, avec une dépense minimale.

  • Elle est enfin Sociale, car elle englobe la société des êtres humains en sa dynamique.  Le paysan redevient l'acteur premier de son métier, & non pas les machines & les industriels comme on le voit désormais.  Les clients directs & locaux sont également invités à devenir acteurs de la méthode, non par leurs actes, mais par leur “être”.

On objectera que l'adjectif “social” ne commence pas par un “E”.  Il s'agit d'une courte vue; il en comporte en fait quatre.

  • Agrinature est une agriculture Éthique, parce qu'elle propose non seulement de produire de la nourriture, mais de le faire en collaboration avec la Nature & sans grever l'habitat de nos descendants.

  • Elle est une Éthologie, car elle permet aux êtres humains de vivre pleinement au cœur de leur environnement, sur la planète Terre.

  • Elle est Ethnologique, ou anthropologique - elle envisage l'agriculture comme part entière de la culture & la société du lieu où elle s'exerce.

  • Elle comporte enfin, en tant qu'elle est un artisanat, un aspect Esthétique ou artistique qui n'en est pas le moindre.  Il s'agit ici de reconstruire la beauté des paysages ruraux dans leur infinie diversité.

four hedges around a field

 

An agricultural plot needs to be protected by hedges around it.  In the same way, Agrinature is surrounded by four hedges, represented by four "E"s.

  • First, this way of farming is concerned with Energy.

  • In this method, we do not plough or cultivate the soil. For that reason, it is not let naked or nude at any time. This means that the solar light received all year round will always be captured plants, for plants cover the land continuously. A minor part only of the organic matter produced by those plants is the food to be harvested. The major part of it is to returns directly to the soil to become humus.

  • Then, Agrinature stands as integrated with Ecology.

  • Because no chemicals are used, all ecological factors may benefit from this agricultural method, especially biological diversity.

  • The next subject touched by our practice is Economy.

  • In this concern, the foods produced must be fully adapted to the soil & climate. As such, the production will be optimized, & the expenses, both in energy & costs, as little as possible.

  • In its last aspect, Agrinature is part of the human Society: let the farmers be again the main actors of their art. Let the local customers be involved in asking which products they wish to buy.

One may object that the word "society" does not begin with a "E". Not so much so, for it holds in fact four of them.

  • The first one is Ethics - Agrinature will produce food, while co-operating with nature & enriching the soils, showing inasmuch a concern with the next generations.

  • The second relates to Ethology, for that farming method allows human beings to live fully in their environment, on their planet.

  • Then, we find Ethnology or anthropology, because that type of agriculture is conceived only as integrated in the culture alive in a particular place.

  • Last & not least, there is an artistic or aEsthetic aspect to it, when we meet a non-violent way of farming intent on rebuilding the beauty of a countryside.  The farmed fields should be integrated & participate in defining the general landscape & the variety & diversity of their region.

les quatre points cardinaux d'Agrinature

 

Agrinature repose sur quatre piliers d'homme.

  • A l'ouest, Gilles Lemieux développa la méthode dite du « bois raméal fragmenté », ou B.R.F qui nous permettra enfin de fabriquer des sols à nouveau, de la terre sur la Terre.

  • A l'est, Masanobu Fukuoka nous propose de concilier production & protection, par la pratique d’une agriculture non-violente replaçant les humains entre ciel et terre.

  • Au nord, Claude Bourguignon, agronome-pédologue conscient de l’impérieuse nécessité de cesser le labour, & par extension tout travail du sol en agriculture.

  • Au sud enfin, Pierre Rabhi, archétype du terrien nouveau, de la coopération entre les peuples, grand serviteur de l’agriculture paysanne africaine, c’est-à-dire en climat tropical & équatorial en ce qu'il nomma "Agro-écologie."

Ces hommes, naturellement ne seraient rien sans la présence proche de leurs épouses & nous rendons ici hommage à Jean Giono, à Wangari Mahataï & aux femmes d'Afrique qui plantent des arbres dans les déserts arides du cœur.

 

four pillars on whom Agrinature stands

Agrinature stands on four pillars or men.

  • On the western side Gilles Lemieux developed the method called "fragmented twig wood" that will start a movement of  soil reconstruction on our planet.

  • On the eastern side stands Masanobu Fukuoka, erect & free between Earth & Sky, non-violent farmer of Japan who showed that we can produce foods if we just stopped fighting nature's principles.

  • The northerner is Claude Bourguignon, agriculturist & soil student.  He shows & explains that ploughing is the main factor for soil destruction.

  • In the south, Pierre Rabhi works to establish a strong co-operation between farmers around the world & their environment with a special attention to the farming practices in tropical & equatorial climates in what he called "Agro-ecology".

I am fully aware those men would not be who they are without their wives' inspiration, support & help.
Here is the opportunity to pay homage to Wangari Mahataï & all women of Africa who plant trees in the dreary deadly deserts of our hearts.

 

Le haut rendement rend dément.

 

L'agriculture moderne est fière de ce qu'elle nomme ses hauts rendements, énoncés en quintaux par hectare.  Or la notion de rendement suppose une fraction.  Par exemple, si nous semons cent kilogrammes de blé dans une parcelle & récoltons neuf mois plus tard une tonne, nous pouvons dire que le rendement est dix.

A une époque où nous semons tous environ les mêmes quantités, il est compréhensible que l'on se concentre essentiellement sur le volume de la récolte.  Il serait intéressant cependant de calculer le rendement énergétique d'une culture.  La récolte représente une quantité donnée de calories alimentaires.  A l'inverse, une tonne d'engrais nécessite une tonne de pétrole pour être manufacturée.  Il faut ensuite la transporter sur le champ, puis l'épandre.  Il en est de même pour tous les amendements et autres intrants agricoles.  Les travaux du sol requièrent à leur tour une grande dépense en énergie mécanique.  En calculant le ratio de toutes ces dépenses rapportées à la valeur énergétique de la nourriture produite, nous serions surpris de constater le très faible rendement en énergie de l'agriculture industrielle.  De la même manière que la consommation kilométrique d'un véhicule s'accroît considérablement au delà d'une vitesse optimale, la visée d'une productivité trop élevée est préjudiciable au rendement réel de la pratique agricole.

Nous ne devons jamais perdre de vue que le but unique de l'agriculture est de produire de la nourriture pour l'humanité grâce à l'énergie solaire que reçoit notre planète.  A cet égard, toute dépense énergétique par ailleurs nécessaire à la production doit être considérée comme un artéfact, une imperfection de notre pratique.

Notre visée agricole est de ne produire que par la lumière solaire reçue par la parcelle.
Il est impossible d'atteindre cet idéal, mais nous pouvons nous en approcher.

 

Does agriculture really produce anything ?

 

Modern agriculture aims at high yields.  The foods the farmers produce tantamount to calories, i. e. energy.  A question that matters a great deal is, "how much energy was spent in order to obtain a harvest?"
For instance, each ton of fertiliser requires a ton of petrol for its manufacturing.  Then, it must be transported to the field, & spread evenly.  The same could be said about every other agricultural works: each of these actions represents an energy expense.

The ratio of the energy input, compared to the food energy of the harvest, tells about the real efficiency of the particular farming method used.  If we calculated this, we would find an optimum.  When on a particular plot, we aim at too high a yield, it may mean that too much fossil fuels should be spent first, in order to create the conditions needed.  We could compare farming with driving: if we drive a car too fast, its fuel consumption increases.

As far as farming is concerned, we must always consider that its one & only purpose is to produce food for humankind by the means of the solar energy our planet receives.  Every energy expense needed before we obtained the harvest must be seen as a fault in the agricultural method.

To consider agriculture in this view is a way to allow a better production on energy input ratio.
When we become more aware that energy is the key issue of farming, this objective will become soon the farmers' main concern the world over.

 

des sols pour la Terre -pédogenèse & fertilité

 

L'exo-fertilité consiste à compenser les exportations d'une parcelle agricole par des apports divers - amendements, engrais & travaux culturaux.  Elle coûte beaucoup en énergie.
Désormais, l'agronomie doit se tourner vers l'auto-fertilité qui se limite volontairement à fabriquer, maintenir, restaurer, enrichir & amender le sol grâce à trois facteurs seulement :

  • l'énergie solaire

  • & les précipitations que la parcelle reçoit

  • ainsi que l'attention totale que le paysan porte à son travail.

Alors, la pédogenèse redeviendra la base de l'agriculture.

soils for agriculture - pedogenesis & fertility

 

Exo-fertility means that everything that is exported from an agricultural plot will be compensated by something given back currently to the soil - manure, fertilisers & every kind of cultivation works.  But all those inputs cost too much energy.
The time has come for agriculture to consider auto-fertility in which the soil is created, maintained, restored & enriched by means of three factors only :

  • the solar energy

  • & the rain it receives

  • & the full attention given to it by the farmer.

Then, pedogenesis, soil-building will become again agriculture's basis.

121101  140107

l'intrant agricole premier ce jour est de pétrole -140712

 

Si l'Afrique croissait selon le modèle emprunté ce jour par la Chine ou celui autrefois par l'Europe, la planète n'y survivrait pas.  Il faudra y inventer par exemple des sources d'énergie propres, de vraies automobiles, un bâti écologique de matériaux recyclables, une agriculture sans intrants & une gestion des ressources que sont :

  • les sols & les lieux– qui affèrent à la terre (5), les échanges & l'habitat -

  • la pluie, les fleuves & les marées - symbolisés par l'eau (4); la féminité & la lune -

  • le soleil – énergie (3) unique disponible sans fin, exprimée en culture & inventivité humaine -

  • les métaux – qui représentent l'atmosphère (2), les langues & techniques -

  • & le bois – qui dessine l'espace (1), les fertilités & le cadre de vie.

L'intrant agricole est une drogue au sens le plus physico-chimique du terme.  Il booste la capacité de fonctionnement de l'écosystème sol-plantes au détriment des stocks de réserves accumulées.  Le processus, nous le voyons offre une illusion proche de la pensée magique.  La stratégie de son utilisateur est un « Après moi le déluge !» ou l'espoir que le truc fonctionnera encore un peu, aussi longtemps qu'il sera en business, qu'il aura le temps de mettre de l'argent à gauche avant de passer l'arme à gauche, de prendre sa retraire selon l'adage « Prends l'oseille & tire-toi ! »  L'intrant agricole est de ce fait une pure expression de l'ego.  Il est aussi tout à fait disqualifié par notre sens éthique.  Il mange le capital humus accumulé par les aïeux & privera la descendance d'habitat, de ressource, de beauté & de paix.

L'agriculture biologique propose de cesser de consommer le capital humus au profit des profits financiers de l'agro-industrie.

L'agrinature propose de reconstituer ce capital per capita, l'accroître en revenant aussi vers la recherche d'un capital d'habitabilité de notre terre au moyen de la reconstitution des milieux que la méthode engendre par accumulation de vie, de diversité, de biomasse nouvelles.

L'intrant agricole premier ce jour est le pétrole & tout les autres intants en sont issus.  Cet apport d'énergie fossile (3) se fait au détriment de l'énergie soleil (3) qui naturellement doit alimenter l'écosystème sol-plante etc... pour l'édifier sans fin, y fabriquant tout. Puis, tout devient humus(3)qui est la mémoire du soleil reçu, la mémoire des plantes en lignine, ce déchet sublime à la racine de l'humus, tout à la fois nourriture & substance - éphémère, puisque nourriture - constitutive du sol support nourricier.

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Lors de l'émission "l'esprit public" de Philippe Meyer, le 6 juillet à onze heures sur la radio France-Culture au sujet du développement économique de l'Afrique, Lionel Zinsou parlait sans être interrompu ni presque questionné tant son propos était dense, précis & humble tout à la fois.

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les intrants agricoles dans l'écosystème rural - les intrants agricoles sont du pétrole injecté dans l'écosystème rural - 141115 - 150119 ** to edit

 

Un agriculteur en biodynamie était venu débattre à la télévision italienne au sujet de son métier. Il avait apporté un peu du sol de sa ferme & un flacon de désherbant. Il tendit le flacon à l'industriel qui tentait de lui expliquer le bienfait du produit, mangea de sa terre & demanda à son interlocuteur de boire de son produit... A propos de ce désherbant qui se prétend systémique & de ce fait sans rémanence, le digne descendant de l'agent Orange employé au Vietnam pour affamer les villages en détruisant les récoltes, la force de persuasion de ses publicitaires est si convaincante que j'ai déjà vu des personnes de haut niveau d'étude & de conviction plus ou moins écologiste qui l'utilisaient... Cet agriculteur bio italien a le courage de ses conviction. Le produit en question est très bon pour les gens à la peau sombre qui voudraient l'éclaircir - le problème, c'est qu'on en meurt assez vite. La quantité de pesticides produite dans le monde est significativement supérieure à celle commercialisée : cela signifie qu'un marché noir existe.

La question de fonds est celle de la chimie d'une manière globale. Nous avons une peur phobique des microbes,héritée de passés lointains. Notre dévotion pour les produits chimiques en est la conséquence. Autrefois, c'étaient les microbes surtout qui tuaient les populations. Bientôt, la situation s'inversera. En fait cela a déjà commencé mais la prise de conscience a nécessairement un temps de retard, s'exprimera avec un temps de latence. Il est des microbes qui peuvent nous tuer assez vite, tandis qu'une pollution le plus souvent nous tue lentement. De ce fait, elle est moins effrayante.
Il est déjà des épidémies qui sont la conséquence des polluants chimiques qui imprègnent l'air, l'eau & les aliments, mais il n'est pas facile d'établir avec certitude le lien de cause à effet. La pollution atmosphérique nous déprime & nous rend malades – mais il s'agit là d'un ressenti subjectif.  Quelle en est la part rationnelle ?

Officiellement selon les protocoles visant à réduire la production des gaz à effet de serre, les Etats s'engagent par des traités à développer les sources renouvelables d'énergie.  En secret cependant, chacun d'entre-eux subventionne la prospection de nouveaux gisements d'hydrocarbures. La masse monétaire d'origine publique est en ce domaine bien supérieure aux sommes d'origine privée. Cela signifie que toutes les compagnies pétrolières du monde sont des sociétés d'économie mixte où l'Etat est agissant.

Nul besoin de préciser que toutes les industries nucléaires du monde sont elles aussi étatiques, car les assureurs ne sont pas assez fous pour vouloir les prendre en charge. Trois risques majeurs n'ont pour assureurs que les Etats : les guerres, le nucléaire & les organismes génétiquement manipulés en agriculture. Le lien entre le nucléaire & l'armée exista dès l'origine. Le niveau de risque même de l'activité en cause en les centrales réclame des procédure de haute sécurité qui doivent faire appel aux armées. La raison inavouée de cette industrie est toujours à l'origine pour un Etat d'entrer en capacité de produire le matériau de base d'une bombe nucléaire.

Le triptyque des trois activités que les assureurs refusent de couvrir ne couvre en fait qu'une seule réalité, celle de la rivalité entre les Etats. L'énergie est le nerf de toute activité économique. Depuis Napoléon, nous savons qu'une armée marche sur son ventre. La production agricole de masse est une prérogative à tout développement.

Nous savons le lien qui fut en la reconversion de l'industrie des chars de guerre en usines de tracteurs & de celles de la poudre à canon en manufactures d'engrais. L'agriculture moderne n'est pas vraiment une agriculture : elle est une industrie qui se doit de consommer du pétrole. Son rendement énergétique est extrêmement faible. Son mode de pensée est un combat contre la nature qui en vint à décimer en quelques générations la population agricole. Les victimes des polluants que les tracteurs dispersent aux quatre vents sont nombreuses. Parmi ces victimes, en l'espèce humaine,les agriculteurs sont les premiers.

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2014 est pourtant plus heureux que 1914. Cela nous ouvre une fenêtre à l'espoir, cette espérance des humains que Dieu se refuse à comprendre.

Pour compléter le tableau du lien entre l'agronomie à base de pétrochimie & la guerre, nous devons enfin voir que les désherbants furent d'abord inventés comme une arme de guerre. Les industries subventionnées qui avaient produit ces substances se convertirent ensuite vers la production de pesticides. Le DDT, ancêtre des insecticides était lui aussi une arme du colonialisme pour la conquête des pays de tropique.

 

commentaire de brigitisis le 26/08/2014 :

Les pavots, coquelicots de mon enfance & les bleuets sont me semble-t-il plus rares aujourd'hui, en tout cas par chez nous.

http://brigitisis.centerblog.net

marssfarm le 29/08/2014 :

Les coquelicots & bleuets sont des plantes compagnes du blé utiles à détoxifier les sols, mais les agriculteurs ce jour ne tolèrent plus d'intrus dans leurs champs & le cantonnier débroussaille avec trop de zèle les bords des routes... Quand au jardinier typique, il est un ennemi qui s'ignore de tout ce qui bouge & des plantes sauvages, usant de tous les produits & de toutes les machines sans restriction ni mesure.

brigitisis le 21/09/2014 :

Sais-tu qu'au bord de nos petites routes, ils ont mis des panneaux "nature préservée, fauchage limité"...

marssfarm le 27/09/2014 :

Cette innovation du fauchage limité n'est pas encore parvenue en Limousin, terre à l'écart de ce type d'évolution.  Elle y parviendra sans doute avec un peu de retard...  La région en revanche est une pépinière d'expérimentations vers cette société d'échanges, de communs & partages qui se dessine en un mouvement parallèle de l'expansion du capitalisme mondialisé.  En cette région naturellement pauvre, l'humanité cherche d'autres voies.  C'est une région vieillissante & de fuite des cerveaux aussi & là est son handicap.

c. dix parts du non-faire / 10p

 

Wu - ne pas - Wei - faire -

Wu wei nous invite à nous inclure en le mouvement de la nature gouvernée par le Tao, la loi ou conscience immanente de l'univers.  L'action gouvernée par Wu Wei est spontanée, adaptée aux besoins tels qu’ils se présentent, sans calcul ni volition déclarée, par écoute de la voie intérieure, surgissement sans auteur.  Elle exprime que nous nous ouvrons paisiblement chaque instant aux impulsions émanant des profondeurs créatrices de l'être sans sombrer dans l'illusion d'agir.  Dans les ouvrages en Anglais de Fukuoka, nous trouvons "non-doing", "non-action" ou "do nothing farming" que nous pouvons transcrire par non-faire, non-agir, ne rien faire.  Nous chercherons quelle formule employer en Français.  Nous allons ici exposer une dizaine des facettes du non-faire en agriculture, sachant que leur nombre n'est pas limité.  A mesure que nous y entrons, il grandit.

quatorze parts du non-faire - do nothing farming -Les dix premiers aspects ressortent d'une méthode ou marche d'approche.

1. intuition - Le non-faire procède d'abord d'une intuition.  Nous nous laissons guider en confiance par la voix intérieure qui parfois nous parle.  Nous nous laissons guider comme par une forme de volonté qui émane de la roche, de son sol & de sa nappe d'eau sans en avoir nécessairement conscience.  Il importe de savoir qu'une présence s'exprime en un lieu donné, sans connaître plus ce qui passe par elle, ce que sa connotation particulière signifie.  Ce qui importe est d'obéir à l'injonction qui nous porte au non-faire.  Le fait de s'abstenir parfois en attendant que la prise de conscience se manifeste constitue une part du non-faire & en l'occurence cette part agit dans la sphère du subconscient du paysan, de la pyasanne du lieu: quelque idée intuitive l'empêche sans qu'il en sache forcément en son être conscient la véritable raison.  La raison pourrait être s'il en est une, que la vie ici s'exprimera selon la forme particulière qui résonne en ce point donné de l'espace-temps.  Tout raisonnement par suite ne peut qu'entraver, obérer ces expressions dont le but ultime est de faire éclater, manifester en une advenue renouvelée le bon, le beau & le fort de la loi qui régit l'univers, toutes valeurs que le mental tend à détruire malgré lui, même & surtout lorsqu'il se charge de bonnes intentions.

2. perception

Il s'agit se percevoir par nos cinq sens en simultanéité ce qui est, s'exprime au lieu où nous nous trouvons, par une attention fine, constante.  Il existe une forme d'expression de la terre dont la conformation des lieux nous dicte ce que nous devrons faire - & c'est là une part du non-faire.  Quelle est la nature de cette énergie, de cette parole silence?  Provient-elle de la roche où s'inscrivirent aux siècles du passé les évênements tels que la présence d'eau ou d'arbres ici où là?  Est-ce qu'une forme de subsistance des personnes qui vécurent ici & dont les actes & pensées demeuraient pour un temps encore inscrits dans le sol & le ciel?

3. attendre parfois

Si nul acte n'apparait évident ni indispensable, nous devons nous abstenir d'agir.  Ne rien faire en de nombreux cas sera moindre mal, car les êtres vivants ici possèdent en eux le plus souvent nombre de réponses qu'ils apporteront.  Attendre invitera aussi des être nouveaux qui apporteront leur génie de vie propre.  Il arrive souvent que les conditions de la météorologie ne nous permettent pas d'accomplir un travail donné sans créer de dommage au sol, à l'eau, aux plantes.  Il faut alors attendre en ces cas le moment favorable & les méthodes peu invasives réduiront peu à peu ce facteur sans l'éliminer tout à fait pourtant, car tout acte engendre une réaction de ceux à qui il est appliqué.  Savoir attendre tout en préparant ses outils est une des pierres qui fondèrent l'agriculture & il est de ce fait naturel que l'agrinature l'inclue en ses principes.  Elle en est une part.  Voyons ci-dessous l'exemple d'un cas où attendre porte plus de fruits que la routine d'une discipline régulière.

Durant plusieurs mois, nous cessâmes de curer ces deux rus situés plus bas.  Y revenant enfin nous avons trouvé qu'ils s'étaient creusés d'eux-mêmes considérablement sans que la matière de leur lit ne s'exportat pourtant.  Notre non-action de plusieurs mois fut plus efficace que lorsque nous nous tenions trop à la tâche qui consistait à les curer souvent.  Nous voyons en celà une part du non-faire qui consiste à savoir s'effacer, laissant pour un temps les forces de la nature & des éléments œuvrer selon la dynamique qui leur appartient.  Le non-faire en cette acception est une coopération entre un agir par intermittence & le lâcher prise dans la parenthèse.  C'est par notre compétence à juger quelle durée de temps nous devrons intercaler entre deux actes, de la fréquence de notre intrervention que se révelle notre expérience, puisque ce laps de temps dépend en grande part de ce que les données du climat nous offrent.

4. agir promptement sans délai

Notre devoir premier est de protéger la terre, car tout sol érodé ou détruit ne se rebâtit pas en un jour.  Développons en l'être la conscience du caractère si précieux de la substance qu'est l'humus.  Nous le considérons comme le feu lumière du soleil injecté dans le sol, puis raffiné, transmuté, digéré, fermenté par les millions d'espèces qui le peuplent.  L'humus est or véritable: il est temps choisi que l'humain s'en empare avant que de n'être enterré!  La mode de la crémation en vogue désormais révèle aussi notre divorce d'avec l'humus.  Protéger les sols par le non-faire en est la part qui résulte de cette prise de conscience lors que nous nous emparons avec la gourmandise souhaitée par le ciel de cette conscience.

5. trouver la voie aisée

En chaque acte entrepris, nous utilisons les forces de la nature autant qu'il est possible en vue de réduire nos interventions au strict minimum indispensable.  Par exemple,lors du curage d'un ruisseau ou d'un fossé, nous pouvons commencer à l'inverse de ce que préconisent les manuels, c'est-à-dire par le haut.  C'est ainsi que lorsque l'eau coulera, elle entrainera des sables & graviers dont l'effet abrasif nous aidera en creusant un peu plus le ruisseau.  Afin de neutraliser cet effet d'érosion, nous aurons auparavant établi plus bas au lieu le plus judicieux, un bassin de rétention anti-érosif.  Ensuite, de temps en temps il y aura lieu de curer ce bassin pour en épandre les limons comme amendement sur la parcelle.  Dans cet exemple, nous utilisons l'énergie de l'eau pour nous aider à réaliser le travail de creusement.  Nous pouvons aussi prendre un autre exemple en celui de l'auto-amendement.  Il consiste à utiliser la photosynthèse toute l'année en ne mettant aussi peu que faire se peut le sol à nu, c'est-à-dire par rare exception.  Toute matière organique produite au fil de l'an deviendra par ce moyen matière à amender le sol par mulch ou en bois raméal.  Pour donner un troisième exemple, nous évitons d'emporter du champ toutes les parties des plantes qui ne seront pas consommées, afin d'annuler le besoin par la suite de les composter & les rapporter à la terre.  En toutes les opérations, nous évitons autant que possible tous les à-côtés & travaux superflus qui révèlent lors par leur disparition une part notable du non-faire - la cinquième.

6. prudence

Comme en tout art martial d'orient, en agrinature, nous n'affrontons pas les problèmes, envisageons plutôt d'accompagner les processus & les êtres en leur dynamique.  Aller à la cause d'une question & ne point se contenter de régler un symptôme nous guide sûrement vers le non-faire, car en matière de biologie, la réversibilité des processus est souvent des plus difficile.  Un être mort ne peut être ressucité que par exception.  Revivifier un sol mort prendra le temps de sa croissance & son développement, soit une année par année!  Pour faire un chêne centenaire, quelque soit la dose d'engrais apportée, il faut cent ans!  Lorsque les sols ont quitté le continent & commencent de se sédimenter sur le fond des océans, aller les y chercher à l'aide d'un batiscaphe coûtera beaucoup en énergie & en travail & c'est pourquoi nul ne le fera.  Les biens de la nature sont renouvelables à la vitesse imposée par notre capacité à capter l'énergie de l'astre soleil.  Couvrir le sol toujours & partout par plantes & arbres est la contribution d'agrinature à exalter cette capacité potentielle.  Il est pour cette raison de la plus grande urgence d'apprendre la prudence.  La hardiesse nous colle à la peau lorsqu'il s'agit de suivre les voies non tracées d'agrinature.  C'est pourquoi, lorsque le geste nait, il devra être dit en conscience, mère de la prudence.  Si une adventice proliférait, nous chercherions surtout la raison de sa multiplication plutôt que d'envisager sa destruction.  Il en serait de même des maladies, sachant que tout problème souvent peut disparaître par le jeu subtil des équilibres lorsqu'en la flore des adventices d'une parcelle de la liberté persiste.  Les maladies surgissent de trop d'agir de la part du jardinier, de la paysanne.  Elles s'éloignent des parcelles traitées en agrinature.  Quelques ravageurs peuvent subsister chaque fois que nous aurons tenté de cultiver en un biome ou un biotope donnés des plantes qui n'y sont que moyennement adaptées.  La prudence de l'esquive qui laisse à toutes les espèces du temps & de l'espace àle loisir d'exprimer leur être, est de ce fait une des parts du non-faire.

7. demander aide

Le non-faire toujours naît d'une observation collective.  Il bénéficie grandement de point de vues qui diffèrent ou convergent.  Parfois l'autre se manifeste en mode virtuel, dans l'imaginaire, par référence à une présence au-delà des sens.  Nous projetons lors devant nous des êtres du passé ou des générations futures ou des personnes qui vinrent ici ou y viendront.  La solution à une question ne peut & ne devrait pas naître des observations d'une seule personne.  Elle se portera mieux comme la résultante d'un ouvrage agi par le groupe, la collectivité.  Dans le cas général, les actes concernant notre cadre de vie naturel devraient émaner de la communauté en permanence, devenant ainsi un œuvre collectif.  Ici réside une part aussi du non-faire, car non-faire ne signifie pas ne rien faire, mais effacement du moi ou ego.  Nous pouvons prendre comme exemple ici la recréation du ruisseau au bord haut d'une terrasse que nous n'avions pas su voir en dix ans d'exercice & qu'une personne venue un jour devina dans l'instant de son arrivée.  Lorsque l'œil contemple les parcelles de la ferme, il se relie aussi à la perception qu'en auront ceux & celles qui viendront, à la culture de ce lieu en ce temps.  Ne pas s'envisager seul dans notre rapport à la terre est une part du non-faire.

8. avancer sans voir - un coupe-coupe & une boussole - a compass & a machete

Nous procédons par tâtonements, approximations, remise en cause continuelle, sans déclaration ni déclamation définitive.  Si nous savions où nous allons, il est probable que nous ne souhaiterions pas y aller!  Quel ennui que de connaître le futur!  Projetant notre peur d'insécurité, nous nous attachons à la routine qui nous lie au passé, répétant les erreurs des aïeux qui firent de même.  Pour avancer dans la jungle de ce monde où les insensés triomphent, disposer d'une boussole & d'une machette suffit pour y ouvrir vision à deux pas devant, ce qui est assez à ceux établis en confiance dans le flux qu'est la vie: l'œil & la main suffisent s'ils sont reliés, lien qui ne peut transiter que par le cœur commun.  Ce commun premier est de triple nature, à la fois centre de diffusion & échange des énergies, centre de contact avec le Soi que symbolise la verticale, le binôme cieux-sol & centre lié au premier cerveau de notre corps sis dans le ventre, les organes du système de digestion.  Le combattant en art martiaux le sait, qui pense avec son ventre.  L'œil représente les cinq organes de perception - vue goût toucher odorat ouie - gérés par un mental de discipline & une conscience de bonne volonté.  La main est le champion des cinq organes d'action - pieds, bouche, mains, excrétion & génitalité.  Ceux qui savent où ils vont ne fabriqueront que des monstres générateurs de mort & catastrophes dont les archétypes sont les centrales & bombes nucléaires, les usines d'égomobiles & d'armement, les trafics de finance & de pavot blanchis aux mafias d'Italie & Japon, de Chili & Californies.  Le faire nous conduit tôt ou tard à méfaire dans le meilleur des cas, à malfaire le plus souvent, à défaire en une tentative plus tard de réparer l'erreur, à refaire toujours, répéter des actes vains dont nous perdîmes la trace de l'origine il y a des générations déjà, à surfaire souvent par le souhait vain & vaniteux de l'orgueil, à la chute qu'apporte Hubris en fin de compte.  Tâtonner au regard de tous les échecs cuisants de tous les arrogants de tous les temps, est notre manière de nous dépouiller du fatras des savoirs inutiles, superflus & méchants.  Le tâtonnement nous garde dans la plausibilité du non-faire & de l'humilité qui sied à ceux dont la race est capable de tant de malheur & malfaçons.  Avancer ainsi au jour le jour est aussi une part du non-faire.

9. être centré sur le centre feu - think from your belly

Nous nous centrons sur le ventre, point où le Ki ou énergie subtile vitale universelle nous habite, nous traverse.  En orient extrême, le ventre est considéré siège de la pensée, tandis que l'occident la visualise dans les lobes frontaux.  Nous vîmes en d'autres chapîtres que la réalité de sa localisation est un binome.  Pourtant, si nous nous centrons dans la tête, nous risquons de nous couper des perceptions du corps.  Le centrement dans le ventre en revanche se couple de lui-même avec le centre au front du discernement ou intellect.  Ce centrement est l'inverse d'un renferment sur soi.  A force de pratique & selon votre foi, plus tard le centre grandit, se regroupe - mais nous entrons lors en un domaine intime dans lequel chacun a totale liberté & où donc nous ne souhaitons pas être intrus.  Le mouvement de déplacement-expansion du centre, par définition même ne peut cesser tant que la vie dure.  Aborder ce sujet par écrit n'est pas aisé.  Il est le domaine privilégié de la transmission directe & nous l'avons pourtant évoqué déjà en d'autres points du texte.  Les maîtres & élèves d'arts martiaux inventèrent cette pratique du centrement sur le hara qui correspond précisément au Manipur de la tradition d'Inde.  Manipur signifie littéralement le lieu du pouvoir.  C'est le centre de l'énergie qui sera distribuée aux organes du corps.  Nous pouvons le comparer à la clé de contact d'une automobile qui activée, met en mouvement tous les composants du véhicule.  Deux doigts au-dessous du nombril, existe un point d’acupuncture, un point sensible sur la peau.  Le hara se trouve à ce même niveau horizontal, mais à l'intersection de la colonne vertébrale.  La pratique n'est accessible qu'à ceux qui auraient auparavant appris à concentrer leur mental en un point comme introduction à la méditation.  Le mental qui fut entraîné en conséquence pourra ensuite focaliser son attention sur le point précis du hara.  Puisque le point vibre, il doit être recherché continuellement, nous devrons y établir le mental encore & encore par un retour constant à appliquer en ce point la conscience dès qu'elle tendrait à s'échapper, virevolter ici ou là, ainsi qu'il est une part de sa nature.  Le point est la clé de contact du corps.  Lorsque l'attention du mental le contemple sans cesser, ce dernier se met à agir comme un être indépendant.  L'être biologique de haute évolution qu'il incarne saura adopter de lui-même la position qui sied le mieux aux actes que notre perception nous induit d'accomplir.  Centrés sur le point, notre force se décuple, la douleur s'éclipse, la fatigue ne se ressent plus, la joie exulte, l'attention culmine.  Nous sommes en ces instants privilégiés établis en la pratique des combattants de Taï Ji, devenus maîtres en l'art de la vie.  Se centrer dans le ventre est une part du non-faire.

Tai Ji Quan – poing du faîte suprême – poing du haut faîte - action Quan de l'énergie Qi dans le corps Tai -

art dont un des principes fondamentaux est que le mental – attention & intention – concentre & unifie le corps dans l'immobilité, le mouvement & la raison d'être.  Tous les principes en demandent concentration & maintien de l'attention mentale dans le moment présent, libre de toute pensée extérieure – condition connue sous le nom de Wu Ji –

l'attention dirigée sur l'acte & l'intention sur sa signification.

Da - homme adulte - grand. Tai - plus que grand.

Mu - arbre bois. Ji - humain entre ciel & terre, entre parole & action - poutre maîtresse - faîtière - équilibre & force - point où tout s'inverse - transformation, retournement.

Shou - main. Juan - rouler. Quan = Shou, main + Juan, rouler = poing.

humain ciel & terre. bouche main

 

Wu - un grand nombre d'hommes adultes anéantissant une forêt = ne pas.

Wu Ji - l'état primordial où yin & yang sont un, équilibre vide de dualité plein d'énergie -

concentration immobile avant l'action.

Qi Gong – prononcé tchi kong - est une pratique pour cultiver, faire bouger & appliquer l'énergie corporelle, maîtriser le Qi.

La pratique du Tai Ji est celle du Qi Gong, développer une sensation de circulation du Qi ou Ki,

canalisée par l'attention & dirigée par l'intention & le besoin.

Tai vient du pictogramme Da qui représente un homme adulte debout avec son corps, ses jambes & ses bras - la taille d’un adulte.  Ji peut se décomposer en deux idéogrammes, Mu & Ji.  Mu figure un arbre - en haut les branches, en bas les racines, au milieu le tronc - le bois.  Mu est aussi à l'origine de nombreux idéogrammes qui occupent quelques sept pages dans le dictionnaire antique  k'ang-hi - c'est dire la place importante donnée à l'arbre par les chinois.  Ji peut se traduire par hâte, presse, émoi ou extrêmement.  L'ancienne graphie de Ji prenait le sens d'activité, mise en œuvre des facultés, lutte pour l'existence.  Elle se décompose en: un homme qui agit, se démène avec la bouche & la main entre ciel & terre pour arriver à ses fins.  Quan se compose de Shou & Juan.  Shou est une main, paume vue de face.  Quan, trier pour choisir le meilleur, tirer de la main - d'un point de vue martial, un poing qui se ferme peut préfigurer une frappe ou exécuter une saisie.  Tai, grand, le plus grand.  Ji, poutre faîtière, faîte, sommet, apogée, le plus haut degré, la plus haute perfection, au plus haut point, les points les plus reculés de l’univers, de la terre & de l’empire.  Quan, poing, main fermée, boxe.

10. nous incorporer aux cinq - in & out

A mesure que nous avançons, notre appréhension des cinq éléments par les cinq sens entre en expansion sans fin.  Les cinq sont intriqués, mêlés & pour tout dire une seule réalité.  Pour être dans la nature, nous devons respirer.  Pour accomplir nos actes du quotidien, il nous fallut auparavant manger.  Le mouvement nous donne soif.  Les plantes, les minéraux & les animaux émettent des odeurs, des couleurs, des douleurs & des joies.  Comme nous entrerons dans le non-faire, la sensibilité s'exacerbera & les éléments en notre corps entreront progressivement ou soudain en résonance avec ceux du jardin ou de la ferme.  Il existe des liens subtils & de l'énergie qui circule.  Nous savons par exemple que les plantes & les papillons communiquent par l'émission d'atomes diffus que leur homologues perçoivent si le vent s'y prête, à des miles de distances.  Nous savons que les arbres diffusent des molécules noyaux de condensation capables d'enflammer les nuages aux temps des sécheresses.  Si les nuées du ciel répondent au cri des arbres qui ont soif, n'est-il pas honteux que nous n'en ayons plus la faculté?

Ecoutez le murmure du pré sous le soleil!  Voyez comme les feuilles tendres se rétractent au froid de la gelée primesautière!  Goûtez le nectar du bourdon!  Touchez l'acide de l'humus sombre!  Sentez le fumet des mycorhizes en leur explosion du printemps!

Un degré d'écart en température ou hygrométrie sont pour les plantes qui ne peuvent courir qu'en disséminant leur graine, un événement d'importance & d'intérêt!  Tant que notre sensibilité ne sera pas si grande que celle de l'atome qui vibre en milliards de Hertz, nous ne pourrons clamer être vraiment, nous devrons renoncer à nous dire intelligents, forts & beaux.

Tout à la concentration du travail, restons connectés au compagnon qui œuvre à nos côtés, au glissement de la cigogne passante, au silence du vent hésitant, au parfum du blé qui crisse, à la lune béate en un ciel tout à coup obscurci, au goût de sel du ventre affamé, à une motte brûlante qui réclame l'humus, à la boue, terre en détresse sous nos pieds.

Notre incorporation soudaine ou progressive à notre environ direct est une part aussi du non-faire.

to be continued...

d. quatre parts du non-faire / 5p

16.4.b - Mu - Wu - ciel - vide - emptiness - voidness - 4 4p

 

Mu - calligraphié par Fukuoka.

- Wu en Chinois ?symbolise l'absence ou vide & en langage plus moderne, la négation.

L'idéogramme d'origine - dont nous trouvons un autre exemple à l'article 16.4.a - représentait un grand nombre d'hommes adultes anéantissant une forêt.

 

- Wu exprime aussi le premier élément ou éther ou espace & partant,

le non-faire.

La pronociation au Japon s'altéra en Mu de même que la graphie, ainsi qu'il est courant des phonèmes lorsqu'ils transitent d'une civilisation vers une autre, voisine ou plus lointaine.

Mu ou Wu - le ciel ou vide - la vacuité - emptiness or nothingness - ether - voidness

  • quatre parts du non-faire - Les derniers aspects affèrent à la psychologie étendue jusqu'au domaine plus subtil encore du spirituel. - do-nothing farming
  • Caractère chinois wu ( wú ) avec prononciation (traduction française: sans )Caractère chinois wei ( wèi ) avec prononciation (traduction française: pour )Wù - grand nombre d'adultes anéantissant une forêt = ne pas, sans
  • Wèi - événements & mouvements - events, movements, changes & directions: for - to do - to act as - to serve as - to become - to equal - for the sake of

11.  s'humilier toujours -  "I am the doer." - C'est le "Je" qui fait.

Nous laisser guider par une force qui nous dépasse développera en conséquence une conscience de notre position d'humilité en ce vaste monde.  Les six darshans ou philosophies de l'Inde définissent l'univers comme composé de vingt-sept constituants qu'en pensée d'occident nous classerions comme appartenant aux sphères de la physique, de la psychologie & du psychisme.  L'ego est un de ces composants, désigné sous le terme Ahamkara - littéralement "Je fais."  En ce prospect, l'ego serait donc le sens du faire.  La vie se manifeste par le stratagème de l'individualité qui commence avec l'existence des êtres monocellulaires, bactéries, algues bleues, levures - qui sont par parenthèse les trois familles d'un levain sain.  Les animaux expriment leur individualité avec plus de force à mesure que l'on avance sur la voie des sentiers de l'évolution biologique.  Nombre d'espèces, même chez les mammifères conservent gravée en leur soma & leur psyché l'importance d'appartenir au groupe.  L'ego est une illusion que révèlent dans sa crudité & par négation, les humains les plus enfermés dans un égotisme de bon aloi.  Il est à noter le paradoxe que le pronom "Je" n'est pas spécifiquement lié à l’ego, puisque tous en usent.  Il est universel donc, ce qui par définition est l'antithèse de l'ego.  En Français, le "moi, je" est la locution que les personnes les plus individuées emploieraient si la pudeur ne les en freinaient.  Affirmer le "je" particulier que des conditions toujours originales d'une naissance & d'un choix de vie nous demandent de faire croître pour le bien commun, sans rester ou sombrer dans le "moi, je" des enfants & des adultes immatures: nous voyons entre ces deux lignes de conduite un chemin étroit que nul ne saurait éluder.

Les philosophies d'inde & Chine déclarent que tout est nature en ce sens que l'individuation n'est qu'un outil parmi d'autres que la vie utilise: pour salaire de nos lucidités, nous en moissonnerions la réalisation, l'affirmation de la réalité de nos vies, & l'effacement du moi.  Adorer un outil ou quelqu'autre objet de pierre, bois, métal ou idée, est le nerf des idolâtries & la mère des conflits.  En suite d'une longue réflexion personnelle, le philosophe Spinoza parvint lui aussi à cette conclusion décrite avant lui par nombre de philosophies, mythologies & cosmogonies des sept continents, que tout est nature, que la nature est tout.  C'est cette réalité que nos prédécesseurs humains dessinaient dans les grottes de Lascaux, chantaient auprès des murs de Taj Mahal, qu'inscrivaient en danses sur le sol & sous les cieux les civilisations orales en Australasie, en Afrique & aux Amériques.  La vie exprime sa vitalité, & en ce sens c'est la nature qui fait.  En tant que membres du groupe humain, nous pourrions dire "nous faisons" si nous en percevions les limites.  Le "je fais" n'est pas faux lorsque le pronom est perçu & su comme universel.  Le "moi" en revanche est éphémère toujours.  Percevoir ce caractère éphémère du moi est la source de toute intelligence & de toute bonté.  Le reconnaître est entrer dans le non-faire aussi.  Le réaliser vraiment, c'est-à-dire le rendre réel, concret, tangible en nos vies est un enjeu plus grand qui dépasse le cadre de notre sujet...

12. affirmer son être - Wu wei est-il non-agir?

Arajun le pur interroge son maître dans le plus fameux chapitre du Mahabharata.  "Dois-je vraiment aller combattre mes oncles & cousins?  Ne serait-il pas plus juste de se retirer du monde & vivre en ermite?"  Krishna lui répond que même s'il envisageait cette option qui au plan de la morale ordinaire peut apparaître plus douce ou conforme à la non-violence,  sa nature d'amoureux fou de la justice, sa lignée & sa fonction de prince & combattant le pousseraient sans qu'il puisse s'y soustraire à aller au combat pour que triomphe la loi qui doit exister de toute éternité: qu'un prince soit bon, bienveillant & dévoué envers son peuple.  Il le fera quel qu'en soit le prix car c'est l'objet unique de sa naissance.  L'histoire montrera qu'en la bataille, Arjuna perdra tout fors l'honneur & la vie.  Puis, sa tâche faite, il se dirige vers la montagne pour s'y retirer.  Il est suivi dans son ascension d'un chien.  Interrogé, le chien avoue qu'il est Dharma, la loi de justice de l'univers.  C'est par parenthèse ce même chien que nous trouvons dans le zodiaque chinois.  Ce qui agit le prince - archétype du politique, c'est l'action, la prise des décisions indispensables à la gestion des affaires de la contrée dont il répond.  La parabole du dialogue entre l'individu Arajun & sa conscience, incarnation de l'amour divin nous indique que l'action ne peut être évitée & que quelque décision que nous puissions croire prendre, nous suivrons en fin de compte la destinée que la somme des actes précédents y compris les nôtres écrivirent déjà.  Ne rien faire en face de l'injustice, c'est nous rendre complices de ce que nous voyons.  En ce sens, détourner la tête est déjà un acte d'acquiescement, même si le mental tente alors de se justifier en évoquant l'esquive, voulant masquer sa peur.  Nous portons tous ensemble une part de la responsabilité des actions collectives de la société décrite comme un ensemble, entité de groupe.  Ne pas agir en ce sens est une illusion, une de ces tricherie dont le mental raffole.

Ne nous laissons pas abuser: ne pas agir est impossible.  Ne pas agir est déjà action, une forme particulière de l'action qui tenterait de se cacher derrière l'agir commun.  Le mot Karma que la philosophie des Indes nous légua, c'est l'action & par extension les conséquences des actes accomplis.  Elles se déclinent au passé, au présent & au futur.  Nul n'y échappe.  Nous ne pouvons pas nous y soustraire.  Notre alternative en la matière n'offre que deux options.  D'une part nous pouvons nous laisser porter par les événements & notre agir en ce cas se réduit simplement de ce fait au mouvement global de la vie autour de nous.  Lorsque nous utilisons notre voiture par exemple, nous contribuons à la volonté collective de construire & maintenir le réseau des routes.  L'autre possible serait de définir néanmoins au sein du flux général, une direction plus particulière que nous discernons pour la configuration particulière d'une vie.  En voyageant en train, un passager œuvre pour la petite part qui lui échoit à préserver l'existence du réseau ferré.  Le non-faire en ce sens consiste à prendre conscience que nous sommes emportés par le courant de la vie.  Par contraste, agir en cette vie consisterait à décider au sein de ce mouvement général ce dont nous avons la capacité d'action ou au contraire à quoi nous voulons nous abstenir de participer.  Participer en ce dernier emploi du mot, est pris dans le sens d'une action, une décision, un discernement de ce qui pourrait ou devrait advenir.

13. être agi - se laisser porter par l'agir - entendre - Listen!

L'observation constante de ce qui est, nous force au silence mental utile à entendre une voix qui en silence aux plan subtils nous guide en chaque instant.  Nos vies sont une succession d'actions & réactions.  Le point du globe que nous habitons présente des caractères & conditions définis.  En grande part, nous les subissons sans échappatoire possible.  Pourtant, nous ressentons intuitivement que la liberté est au fondement de notre psyché.  Sans liberté, fut elle physique ou intérieure, la vie perd son sel.  Dans quelle mesure pouvons-nous nous affranchir de ce qui nous fut donné par naissance?  Le paragraphe précédent révélait nos responsabilités en ce que nous pouvons nous soumettre sans choix à ce qui est ou choisir une voie de plus d'indépendance.  La vie particulière qu'un individu veut pour lui-même répond au ressenti d'un besoin irrépressible de réaliser cette folle liberté dont son être hérita au tréfonds.  Il est des cas où à l'inverse, notre humanité qui aspire à la joie parfaite peut s'exprimer aussi en l'acceptance totale  propre aux déchus, aux esclaves, aux conscrits, aux captifs dont le corps peut se trouver perclus d'entraves mais qui jouissent en eux-mêmes de l'indépendance des saints & des fous, des artistes & des inventeurs.  En utilisant l’expression "se laisser porter par l'agir" c'est bien cette seconde option que nous désignons.  Une précision rendue nécessaire par les temps modernes doit être ajoutée cependant.  Compte-tenu de ce qui précéda l'instant présent - notre culture de naissance, nos lectures & rencontres, nos expériences de vie, nos échecs & succès, les données de notre famille, du pays, de la classe où nous vivons, nous nous trouvons en capacité d'une perception donnée de la nature.  Le milieu qui accueille nos vies est l'héritier lui aussi de tout ce qui se produisit sur lui au passé.  C'est en fonction de cet instant présent de mon être présent en ce milieu de vie dont j'hérite à chaque instant, que je peux percevoir en plus ou moins grande part la réalité de la nature.

Voyant ce qui se présente à nos sens, nous saisissons du monde une représentation mentale qui par définition même ne peut être que partielle.  En présence d'une herbe sur une planche de potagères, si notre culture ancestrale nous enseigna au berceau qu'il fallait l'arracher sans même prendre le temps de considérer les tenants & aboutissants de cet acte, nous la percevrons surtout comme une ennemie ou pour le moins une intruse.  Nous pourrions à l'inverse faire pause un instant à la considérer en son être.  D'où vint-elle?  Pourquoi se trouve-t-elle en ce lieu maintenant?  Quelle est sa lignée, sa famille en termes de botanique, son utilité en termes d'écologie?  Quelle pourrait être la conséquence si nous options à l'arracher, à la laisser pour un temps, ou encore la couper sans l'arracher maintenant ou plus tard?  Nous entrons ce jour dans la quarantième année de la crise de l'énergie devenue crise de la finance.  Crise signifie mutation, transformation.  Les migrations des capitaux sont libres par le moyen du réseau des ordinateurs connectés.  Même si beaucoup de gouvernements emploient de grandes énergies à les freiner, les migrations des personnes sont grandes aussi.  De par ces faits, nous sommes tous influencés par diverses cultures du monde.  Tous nous connaissons plusieurs langues & avons visité pour le moins quelques pays.  Lorsque le jardinier de jadis désherbait - pour en reprendre l'exemple - il se laissait porter par l'agir de son temps, obéissait sans réfléchir à la culture qui lui avait été inculquée.  Ce n'est plus notre cas.  Nous ne pouvons plus ignorer les données de l'agronomie qui démontrent que l'agriculture moderne, mécanique & chimique dépassa dans les années mille-neuf-cent-soixante-dix la capacité que les sols agricoles avaient à produire sans perdre leur capital d'humus.  Cela signifie que depuis quarante années, nous consommons le capital sol.  Le processus débuta avec l'agriculture même, mais il s'accéléra au vingtième siècle à la mesure des moyens physiques & chimiques engagés en agriculture.  Nous laisser porter par l'agir, c'est ouvrir son cœur au sens le plus physique de l'expression.  Lors, nous pourrons dans un premier temps considérer ce qui se présente à nos sens selon plus qu'un seul point de vue.  Puis, peu à peu nous en viendrons sans doute à regarder.  Nous pourrons lors pourquoi pas commencer de voir même au delà de ces concepts, en cette nouvelle perspective ouverte à plus de liberté, bientôt contempler sans réagir ce qui nous entoure d'abord, puis aussi enfin en soi, chercher la couleur particulière de l'instant pour qu'elle nous guide.  Plus tard encore, un temps advient quand la distinction entre intérieur & extérieur perd son sens ordinaire.  En cet instant qui surgit lors, nous obéissons à ce qui est en la félicité du surfeur sur la vague du non-faire.

14. hors du temps - Wu wei est non-faire.

Nous l'avons vu, ne pas agir, s'abstraire de toute acte est impossible.  La vie nous porte en son flux continu d’événements, suite d'instants sans fin ni début dont chacun est conséquence des précédents & cause de ce qui suivra.  "Faire" en revanche évoque l'intention d'un auteur, le moi qui agit en vue d'un résultat.  Le mental construit en chaque être une représentation du monde qui lui est propre.  En cette idéation réside la force, la capacité de l'outil formidable qu'est cet organe de gestion des cinq sens & d'analyse d'abord, puis d'interprétation ensuite des données sensibles par eux fournies.  Cette capacité est aussi la contrainte du mental qui, permettant à l'individu d'agir, en définit tout en même temps la limite proprement dite: je ne perçois au sens physique du terme, en moi-même que ce que mes sens m'indiquent.  Il est noté de plus que souvent l'ego s'empare de ces perceptions en vue de bâtir ce que le mental imagine le plus favorable à l'individu concerné.  De combien d'échecs cuisants, de désastres honteux ou seulement d'erreurs idiotes, l’ego est-il pas responsable?  Si le sur-emploi du mental par le levier puissant du moi n'était responsable que de désastres évidents, nous saurions dèjà tous & collectivement combien il est bénéfique de ne point y sombrer.  Tout n'est pas si simple & ce que nous nommons réussites & œuvres naquit souvent du couple toujours disponible mental-moi.  Les résultats de la technique, de la technologie, des industries & du commerce en offrent des exemples par miriades dont leurs auteurs sont fiers souvent.  Ecouter la voix intérieure nous conduit en sagesse & douceur sur la voie ouverte, étroite de la joie en partage.  Les ouvrages qui décrivent cette voie sont si nombreux en toutes les religions & philosophies de toutes les cultures qu'il ne serait que superflu d'ajouter ici quelque commentaire même.  Vous trouverez ci-dessous des formes & définitions ordinaires de ce qu'il advient lorsque, abandonnant l'obsession continue de notre avantage propre, nous acceptons enfin de nous laisser guider par une voix supra-mentale.  Disséminés en les chapitres de l'ouvrage ci-présent aussi furent dessinés des sentes & moyens qui nous conduisent à cette écoute de chaque instant.

La nature - ou l'univers - est éternelle & d'expression toujours nouvelle en un lieu donné.  C'est en elle que nous prîmes naissance un jour, apparition d'une expression nouvelle.  C'est en elle qu'un jour aussi la conscience s'éveille en vue d'un retour vers l'éternité dont nous étions nés.  Le non-faire, c'est entrer en cette vie - tout à la fois le chemin & la fin du chemin.  Les adeptes du non-faire habitent l'harmonie de leur milieu, demeurant flexibles face à la force de ce dernier.  En d'autres termes, l'agrinature privilégie le développement spontané dans le champ.  Interférer avec l'action naturelle induit réactions & conflits.  La jardinière, le paysan se libèrent de leurs sentiments, de l'individualité, développant une coopération mutuelle avec les mouvements de la vie.  Lorsque l'ego & l'effort conscient se plient à un pouvoir qui n'est pas le notre, nous atteignons alors au non-faire.  Wu Wei n'est pas exactement ne rien faire.  C'est laisser le mental en paix, lui faire confiance, le laisser fonctionner par lui-même en obéissance aux fonctions supérieures de l'intuition, l'intellect, le discernement & la conscience universelle.  Par exercice nous apprenons à nous oublier & suivre les mouvements du sol, des plantes & du temps, le mental vide & laissant l'intellect libre de produire ses propres idées sans délibération, inférence ni interférence.  Les actions surgissent alors dans l'instant, en spontanéité, sans intention définie.  Nous nous libérons de toute suggestion mentale de résistance, adoptons une attitude souple, libre de préméditations & procurations.  Par toute réflexion, le flux des mouvements serait perturbé.  L'accomplissement passif - en apparence - que confère le non-faire nous libère des contraintes ou limitations.  Tranquillement libres de l'anxiété, nous serons en temps opportun en accord avec le processus général des bourgeons & racines en écho, de ce que la saison impose & la terre demande.

"Wu Wei est l’art de maîtriser les circonstances sans leur opposer de résistance, d’esquiver une force qui s'exerce sur vous en sorte qu’elle ne puisse vous affecter.  Ceux qui connaissent les lois de la vie ne s’opposent plus aux événements.  Nous en modulerons le cours par acceptation, par intégration sans refus.  Nous acceptons toutes choses jusqu’à ce que, les ayant assimilées toutes, on parvienne à la maîtrise parfaite”. - d'après la traduction en Anglais de Lin Yu Tang.

"Une volonté flexible possède cette reposante aisance douce comme un duvet, faite de quiétude, d'une réduction de l'action, d'une apparence d'incapacité à agir.  A une décision prise par force, nous substituons notre adaptation aux influences qui nous parviennent.  Atteindre au vide mental est le moyen qui nous conduit à laisser l'être être: se déplacer comme l'eau, réfléchir comme un miroir, répondre comme un écho, glisser rapidement à la non-existence, demeurer aussi tranquille que la pureté." - Zhuang Zi - Tchouang Tseu

Wu : "ne... pas" - Wei : "faire, accomplir, occupation, événement, mouvement."  La traduction "non-faire" suggère la passivité, l'inactivité.  Or, le Tao invite à s’engager sur la Voie.  L'action parfaite est menée en accord avec le dynamisme de la nature, le Tao, l'intelligence ou conscience universelle.  Le non-faire est le principe d’action du sage en harmonie avec le Tao, intérieur & extérieur.  Il consiste à ne pas aller au-delà de l’agir spontané adapté aux besoins tels qu’ils se présentent, se garder des actions savamment calculées, ne pas agir avec intention, ne pas dépasser le strict minimum nécessaire au vu du résultat voulu - selon la loi d’économie, agir à bon escient, sans tension, en un mouvement tout à la fois juste & d'équanimité face aux événements, équilibre entre savoir-faire & savoir-être.  La vision juste - & ce qui en découle en pratique - écoutant la voix intérieure, nous agissons en la spontanéité d'un geste efficace conforme à la nature des êtres, sans même penser ce que nous allons faire - à l'instar des feuilles des plantes qui se tournent vers le soleil.

"Toutes choses surgissent sans qu’il en soit l’auteur." - Lao Zi - Tao Të King - la Voie & la vertu

Wu-Wei suppose par ailleurs, que l’on n’entretienne pas l’illusion d’agir par soi-même, mais plutôt que l’on développe le sentiment d’être un canal de conscience par lequel agit le Tao.  Le Yi King – livre de divination & de sagesse, hérité de la tradition chinoise – suggère que "l'humain parvient à l’éternité en ce qu’il ne veut pas tout faire de lui-même en se glorifiant de ses propres forces, mais s’ouvre paisiblement à chaque instant aux impulsions émanant des profondeurs des forces créatrices."
Parvenir à l’éternité, c’est vivre en la conscience de l’éternité.  Non-faire consiste à être "intérieurement disponible, abandonné à la volonté céleste" que nous pouvons nommer aussi: la nature, le cosmos, le Tao, une dynamique dite supérieure en ce qu'elle dépasse l'individu.  Comme la nature, la volonté céleste est partout: l’intelligence universelle en devenir dans l'espace - à l’extérieur - & immobile en chacun - à l’intérieur.
A l’extérieur, elle se manifeste par les événements, les circonstances, les conditions de la vie auxquels il faut s’adapter - & à l’intérieur, par l’intuition - pour peu que nous soyons réceptifs à son message.  L’abandon à la volonté céleste est "l’attitude parfaite de celui qui a renoncé à sa volonté propre" en suite du patient apprentissage qui consiste à écouter de plus en plus la voix de la conscience & de la découverte par expérience que cette voix ne parle pas sans savoir.
  • La volonté propre émane du moi - la volonté du ciel: du moi impersonnel, universel, le Soi que révèle l’intuition.  La roue tourne & le centre est sans motion.
  • Tourner en conscience - le Tao qui devient.  Demeurer au centre - le Tao qui est.
Wu Wei has also been translated as "creative quietude," or the art of letting-be. This does not mean a dulling of the mind; rather, it is an activity undertaken to be the Tao within all things & to cultivate oneself to its "way." Lao zi's writings manifest wu wei when advising on how a ruler should govern their kingdom: Ruling a big country is like cooking a small fish. When you're frying a small fish, too much poking will ruin the meal, so the meaning is: create general policies & direction, but do not micromanage. To do this well, you must understand the ways of your people & not go against the grain.
Non-doing is often described as performing a selfless act but this merely exposes the background of the writer. Other religions have selfless acts & “doing good” as part of their belief systems.  In Taoist teaching, however, “good” is unknowable.  A selfless act can only be performed by someone in an egoless state.  Every act performed by someone in the usual way of things has some kind of reward attached whether it is financial, power, love, status or just feeling good about oneself.  All these things are ego reinforcing.  To perform a selfless act one must let go of one's ego & pass into an enlightened state of consciousness.  This is called wu wei – the state of doing without doing.  Here every act is selfless for the ego has ceased to exist.  There is no I making decisions & the outcome is always perfect.  As one diminishes doing — here 'doing' means those intentional actions taken to benefit us or actions taken to change the world from its natural state & evolution — one diminishes all those actions committed against the Tao, the already present natural harmony.
As such one begins to cultivate Tao, one also becomes more in harmony with Tao; &, according to another great ancient Taoist philosopher Zhuang zi, attains a state of Ming, or 'clear seeing'. It is in the state of Ming that the Taoist is in full harmony with Tao, & 'having arrived at this pointless point of non-doing, there is nothing that is left undone.' It is upon achievement of this Chinese equivalent to 'enlightenment' that a sage begins to perform wei wu wei, or 'action without action.' Thus the sage will be able to work in harmony with Tao to accomplish what is needed, &, working in perfect harmony with the Tao, leave no trace of having done it.  An example of active non-doing using wu wei, would be to teach in such a way that no course of action is dictated to a student - they are just told raw facts for use, & left to their own creative devices - so they assume that they have been taught nothing, that is, until their learnings have been integrated in their lived experience.
Non-doing or action of non-action refers to the cultivation of a state of being in which our actions are quite effortlessly in alignment with the ebb & flow of the elemental cycles of the natural world.  It is a kind of “going with the flow” that is characterized by great ease & awakeness, in which - without even trying – we are able to respond perfectly to whatever situations arise.  In the Dao De Jing, Lao Zi introduces us to the ideal of the enlightened leader who, by embodying the principles of non-doing, is able to rule in a way that creates happiness & prosperity for all of a country’s inhabitants.  Wu wei has also found expression in the choice made by some Tao adepts to withdraw from society in order to wander freely through mountain meadows, meditating for long stretches, & so being nourished in a very direct way by the energy of the natural world.
  • The highest virtue is to act without a sense of self.  The highest kindness is to give without a condition.  The highest justice is to see without a preference.
  • When Tao is lost one must learn the rules of virtue,  when virtue is lost, the rules of kindness,  when kindness is lost, the rules of justice,  when justice is lost, the rules of conduct.
                                                                                             Lao Zi - Dao de Jing - verse 38
Wu Wei is action without desire, motivation, intention or attachment. It refers to a paradoxical "action of non-action" which is one of Tao's core values & practices.  As one aligns with the natural rhythms of the Tao by "aimless wandering" through the natural world, actions arise spontaneously, & perfectly, from a wisdom greater than the individual egoic self.  This is called action of non-action - a kind of spontaneity, ease & naturalness.  Aimless wandering is a way to revive our capacity to move in the world with the kind of joyful ease & spontaneity we see in young children.  At the same time, we are nourished deeply by the elemental energies - the plants, minerals & animals, the earth & the sky.  Nourishment here includes language.

Wu wei can be said to be non-doing.  Beings & phenomena that are wholly in harmony with the Tao behave in a completely natural, uncontrived way, as the planets revolve around the sun, as trees grow: they simply grow without trying to grow.  Thus knowing how & when to act is not knowledge in the ordinary sense.  Beyond the "should" & "would", through spiritual practice, we attain to a natural way whence energy & action spring on their own.

Wu - without.  Wei - to do - to act as - to serve as - govern - control.

Non-doing is "action that does not involve struggle or excessive effort".  Effortless action is used in martial arts such as T'ai chi ch'uan.  To apply Wu Wei to any situation is to take natural action.

Wei Wu Wei - action without action - effortless doing.

The efficacy of Wei Wu Wei has been emphasized by the school of Tao.  We cannot actively pursue it.  It results in the observation of what is, the acceptance of who we are & surrendering our conscious control over our lives to the infinite Tao.

 

commentaire de brigitisis le 11/06/2014 :

Sacré documentation...et ce mélange de poésie pour expliquer c'est entendre le cours d'eau et le souffle du vent dans les grands arbres.
Belle journée et merci de ces partages.
http://brigitisis.centerblog.net

marssfarm le 12/06/2014 :
Merci Isis de ce commentaire poète. C'est la pratique du non-faire qui nous enseigne. Il n'est pas besoin de lire des ouvrages au sujet du Tao. C'est seulement après avoir écrit ces deux articles, résultat de dix années de pratique, que j'ai cherché des références dans Wikipedia & d'autres articles sur le net. La nature nous enseigne. Tout le savoir est disponible lorsque nous oeuvrons à son contact, nous laissant guider. Le texte de l'encyclopédie est juste en ce qui concerne le sens des mots, mais il n'a pas de substance, ne se base pas sur un être, un artisanat, les mouvements & lignes de force réels de la nature & du corps de l'apprenant. Chacun peut appliquer le non-faire du Tao à son propre sujet d'étude & les conclusions de tous convergeront à le définir s'il le fallait. Agrinature, c'est appliquer Le Tao à l'agriculture, ou plus précisément au jardinage afin que chacun puisse devenir les jardiniers de leur propre terrain de vie & ainsi s'accorder à la vibration générale de l'univers. Lorsque tous sont accordés, l'expression commune en devient symphonie...

sans traitement ni désherbage / la dualité / d.n.c.e.v. / p

sans traitement ni désherbage / la dualité / d.n.c.e.v. / p

 la découverte spectaculaire d'un enfant de huit ans - sans traitement, ni désherbage

Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherche au Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans, étudia l’action des neurotoxiques chez les insectes.  Sa conclusion est que déverser des neurotoxiques en traitements préventifs sur de vastes terres tous les ans depuis cent ans ne pourra par les processus d'accumulation qui sont une des particularités du vivant – par la néguentropie que permet l'infusion de l'énergie lumineuse solaire dans l'épiderme de notre planète nommé biosphère au moyen de sa captation par les molécules de chlorophylle qu'abritent les cellules végétales – qu'atteindre à notre santé tôt ou tard.

En traitant les maladies effectivement apparues – au curatif – au lieu de traiter en préventif, nous pourrions diviser par dix la dose des produits utilisés.  Les tenants de l'agriculture biologique pour leur part ne traitent pas & lorsqu'une attaque parasitaire se manifeste, révisent plutôt leur méthodologie, la chronologie de leur pratique.

 

Les conclusions de l'étude sont de bon sens & nous pouvons nous questionner au sujet de pourquoi il est besoin d'une étude si minutieuse avant de les énoncer.  Notre espèce a parenté avec celles des insectes.

Répandre partout & toujours des poisons sans rime ni raison ne peut que faire apparaître des difficultés, n'est-ce pas ?

Les industriels de la chimie s'achètent régulièrement les services de scientifiques brillants, comme part mineure de leur budget de communication.  Dans la logique de toujours plus de business, les maladies induites par la prolifération des poisons seront à leurs yeux la prospective d'un peu plus de business & de profit en la tentative prétendue de les combattre.  La perversion la plus répandue en ce temps du triomphe des ordinateurs est le goût sans mesure pour les millions, les zéros alignés que permet l'irresponsabilté à laquelle nous incite l'anonymat des circulations de monnaie par internet.

Nous le voyons, l'écologie ne peut offrir nulle porte de sortie.  Seule une entrée en conscience peut guérir nos perversions.

Répandre partout & toujours des poisons sans rime ni raison dénote en soi une maladie du mental collectif.

 

France Culture, la Grande table 2ème partie, le 01.07.2014 au sujet du conflit d'intérêt entre scientifiques & industriels.

 

sortir de la dualité

Dans la société matérialiste, nous focalisons la vue sur les notions du donner & du prendre.  Il est d'intérêt d'observer cependant combien la classe dominante prend un soin extrême à inverser ces deux notions, à prétendre souvent que la générosité serait leur privilège de noblesse, tandis que les classes inférieures seraient constituées d'avares paresseux.

Antagoniser notre idée du monde par ces deux verbes est un choix arbitraire qui dénote un régrès de civilisation.  Les apparences nous trompent, car tout don sous-entend un contre-don.  Quatre forces animent les êtres de la nature, plantes, animaux & humains.

  • L'inertie caractérise le monde minéral.  L'ignorance est la première force animale, & l'apanage de la jeunesse.
  • Le désir est le motivateur des actes & actions.  C'est une force plutôt animale qui touche la vie humaine en bien des points.
  • La recherche d'équilibre est une caractéristique plus spécifiquement humaine en vue de développer la conscience de nos actes & celle des conséquences que ces actes auront, pour appréhender la condition qu'est la vie sur terre.
  • Il existe une quatrième force qui n'a pas de nom car, non-duelle, elle nous situe au-delà même de la caractéristique humaine.

Si nous transposions ces quatre forces entre donner & recevoir,

l'acte de prendre dénoterait la première, marquée de l'ego, l'ignorance, l'immaturité.

Lors d'un don motivé par les désirs, nous espérons en réponse un don de même ordre ou équivalent.  Le commerce, l'échange, la camaraderie sont marquées par ce type d'énergie.

Le don selon la valeur toute humaine d'équilibre est un don gratuit : nous n'en attendons rien en retour.  L'effet en sera d'élever les personnes concernées.  Nous le trouvons dans les rapports d'amour, d'amitié ou d'éducation.

La non-dualité nous appelle à dépasser même la force d'équilibre pour aller au-delà de ces distinctions.  Dans cette conception nouvelle, les échanges se résument à une circulation de l'énergie.  Recevoir & donner s'y unissent.  Il est important de préciser que trois conditions doivent présider à un échange bien conçu : un lieu approprié, la personne adéquate & un temps de bon augure.

  • La plantule ou la pousse de printemps utilisent les ressources en stock dans la graine ou le bourgeon dont elles sont issues.  Cette énergie de jeunesse est dominée par l'inertie, c'est-à-dire la conservation de l'espèce en l'occurrence.
  • La jeune plante ou la pousse d'été recevant l'énergie du soleil, croissent  pour exprimer la vie inscrite en elles.  Elles actualisent le désir de vie & de croissance, la force solaire, motrice qui oeuvre à la protection de la biosphère.
  • La plante en montaison ou en aoûtement fabrique son grain, ses fruits.  C'est une activité où l'équilibre s'exprime, car elle comporte une part d'invention, de nouveauté, d'offrande.
  • La plante avant de faner ou perdre ses feuilles à la Saint-Martin offre les fruits en nourriture à l'écosystème dont elle est tissu, & des semences qui le perpétueront, la saison revenue.  En la conclusion de son cycle, le végétal réunit le passé & le futur, la création & la destruction - ce qui évoque la quatrième force ou non-dualité.

La graine germera lorsque les trois conditions de sol, d'espèce & de date seront réunies – nutrition du sol, espèce, variété, densité, date.

dépasser l'agriculture biologique / p

dépasser l'agriculture biologique / p

dépasser l'agriculture biologique

En tant que science, l'écologie est concernée par trois catégories,

  • les êtres vivants,
  • les conditions de climat,
  • & les milieux - les sols & nappes phréatiques par exemple.

En agriculture biologique, nous ne faisons pas usage de produits chimiques:

  • ni engrais de synthèse,
  • ni traitement de synthèse.

L'idée sous-jacente est de protéger le vivant, le premier des trois groupes de* facteurs écologiques en n'introduisant pas de molécule étrangère dans les cycles de la matière organique.

Agrinature nous propose d'avancer un pas supplémentaire en évitant d'exposer le sol à nu - dans la mesure du possible, nous ne touchons pas le sol:

  • ni labour, ni culture, mais réaliser des semis directs, sans travail du sol;
  • ni désherbage, ni manuel, ni mécanique, ni chimique, ni par quelque procédé que ce soit.

Ce n'est qu'ainsi que les trois catégories écologiques peuvent être préservées:

  • les plantes, les animaux, & toutes les formes de vie microscopiques,
  • les climats qui permettent & influencent les formes de la vie,
  • & le complexe eau-sol, les milieux où cette vie se manifeste.

Parce que ce mode agricole nécessite la présence de haies autour des parcelles,
le climat en est protégé.  Parce que le sol est toujours employé au maximum de sa capacité, & qu'aucun produit chimique ne vient perturber sa biologie, l'espace de ce sol croît & s'enrichit.  La pratique d'Agrinature sera développée encet ouvrage.  Disons en préambule que nous trouverons l'être humain au cœur de la méthode.

 

aux jardiniers & paysans d'expérience... - 

Aux jardiniers & paysans d'expérience, les sept propositions d'Agrinature semblent incompréhensibles.  Comment pourraient-ils oser laisser leurs précieuses potagères ou céréales envahies d'herbes?   Nous verrons que ces sept assertions ne sont pas à prendre de manière aléatoire.  Elles ne peuvent fonctionner qu'en une suite, & leur cheminement advient seulement si lui résonne en écho l'intelligence de l'œil & de la main de la paysanne, du jardinier, tous ses sens en éveil.  Pour le dire autrement, il apparait évident que le la jardinière, le paysan doit devenir con - mot qui signifie creux, vide, évidé - cesser de raisonner, imiter la cloche, être cymbale, flûteau, pour que le vent, le souffle, l'Esprit l'anime enfin, & fasse chanter une nature réunie, en & hors.

weeds often follow the greedy gardener

Fukuoka defined his method through four non-actions, & later, added a fifth.  The reason why we should avoid getting involved in those five acts is rather easy to accept as soon as we perceive how they tend to spin in an endless circle of causes & consequences.  Hard it is however to grasp where we should start – or to be more accurate, where we should stop – when it comes to practical gardening & farming.  Why should we, how could we let our so hardly grown garden plants be invaded by greedy weeds?  We found out of our practice that the five principles fit with the five elements of nature, & that the elements themselves respond to the five senses of perception abiding our body.  Two among the five principle are two-fold, which means they amount all in all to seven.  The five cannot function if they do not follow one-another in a proper sequence.  It happens usually that they reveal themselves to our mind through our body, our pain & exhaustion, our sense perceptions.  Agrinature is not a philosophy or an intellectual theory.  It is a field we may enter when we empty our mind of prejudices, ideas & even thoughts.  Through this emptying process, we become more able to ask & let the wind of the Spirit blow through some hollowness, space between two thoughts we have managed to create there.  Spirit represents movement or life.  Because of this moving of life in our being, of a direct perceiving of nature as it is in our life, we come to access a place where we will accept & acknowledge her greatness & as such, come to surrender to one who is greater.  When I soon explain & expose the method, it may appear as a technique & its poetry will be gone.  That is why we had rather wait a little bit more before we do so...

la base, le lieu, la joie

Le temps est venu d'envisager la pratique de la méthode d'agriculture naturelle dite "sauvage" de Masanobu Fukuoka, "l'homme qui connait le secret de la colline dorée", ainsi que son nom peut être traduit.  Nous allons tout d'abord considérer les pratiques en lesquelles il réussit.  Sa découverte initiale provient d'une observation que tout un chacun peut réaliser, pour peu que nous ouvrions les yeux, ce que nous ne souhaitons pas toujours.  Dans de nombreux climats où nous vivons autour de notre planète, lorsque nous n'intervenons pas en un lieu, à plus ou moins longue échéance, une forêt mixte & mélangée s'établit.  Cet aboutissement de l'évolution de la végétation sans intervention humaine, nous le nommons climax.  Avec ses nombreuses strates, la forêt correspond à un optimum de végétation, car chacune de ces strates peut capturer une part de l'énergie solaire, fabriquant ainsi par le procédé photo-biochimique de la photosynthèse, la matière à base de carbone dite matière organique, constitutive du soma des êtres vivants.  Une forêt est pour cette raison, le milieu le plus productif en tout lieu où le climat de départ n'est pas trop rude pour qu'elle puisse s'installer.  Aux lieux aux climats par trop rudes, nous pouvons par ailleurs souvent planter des arbres de main d'homme & la présence nouvelle de ces arbres transformera le milieu, son climat, ses sols.  Lorsque la présence humaine est forte sans usage exagéré de la technologie, la forêt climax évoluait souvent jadis vers des parcs arborés, des lieux peuplés d'arbres mais ouverts.

Une autre qualité des parcs arborés & des forêts est en effet qu'ils fabriquent & tempèrent les climats.  Les arbres seuls, permettent aux eaux de circuler, par infiltration - vers le bas - & par évapo-transpiration - vers le haut.  Ils sont les intermédiaires indispensables entre le sous-sol le plus profond & la plus haute atmosphère.  Observant l'incessant flirt des forêts avec les nuées, je découvris que toutes les forêts sont pluviales.  Nous savons par ailleurs que les pluies tombent lorsque les arbres émettent des atomes particuliers qui les attirent en formant des noyaux de condensation pour les gouttes d'eau dans un nuage.  Des racines d'arbres furent observées à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres, pour peu que nous leur ayons laissé le temps de pousser.  Les arbres & plus généralement les forêts ont nous le voyons un rôle de protection de la vie.  Elles nous protègent en fabriquant des sols qu'elles maintiennent, préservent en empêchant les eaux de ruisseler & favorisant leur infiltration, en freinant les vents qui pourraient également emporter les poussières du sol, ce que l'on nomme l'érosion éolienne.
La troisième caractéristique d'un lieu boisé, visible d'un coup d'œil, c'est sa beauté.  Comme toutes les œuvres naturelles, par son obéissance stricte à la force combinée & constante des cinq éléments, un jardin forêt en exprime l'équilibre fragile, l'harmonie vivante toujours renouvelée entre le soleil, la pluie, la force du terroir ou de la géologie du sous-sol, le vent & le mouvement de croissance & développement sans fin par accumulation qui caractérise le vivant.
La présence d'arbres rend un lieu vrai – au sens de la générosité, d'une productivité optimale.  Il est également bon, protecteur d'une manière générale.  Il est beau enfin car vivant, évolutif,  parce qu'il exprime l'ensemble combiné des lois physiques & biologiques.  Par ces trois épithètes, les arbres nous fournissent la base de notre nourriture, le lieu de notre habitat, la joie de notre cœur.

la pratique d'Agrinature -  trois aspects de l'agriculture

Quittons maintenant le Limousin ou le Jura.  Rendons nous dans la Beauce ou dans les plaines céréalières d'Amérique du nord.  Ces vastes étendues dévolues à une mono-production agricole me semblent effrayantes, car vides de presque toute la myriade des formes de vie de la Terre.  Nues, monotones, délaissées: tout charme les a fui.

Les sols n'y sont plus édifiés, ni protégés par des arbres ou des couverts végétaux.  Ces milieux qui s'édifièrent au cours de millions d'années s'y trouvent soumis aux intempéries, se dégradent, s'érodent peu à peu, ce qui hypothèque notre avenir, met en danger l'espèce terrienne que nous sommes.
De plus & ce n'est pas négligeable, si nous mesurons la productivité nette en biomasse par hectare & par an d'une parcelle agricole, même établie sur sol profond, nous la constatons bien inférieure à celle d'une forêt, même au sol superficiel.  Cette infériorité est due essentiellement à la différence en taille & en surface foliaire entre les arbres & les plantes agricoles, ainsi qu'au fait qu'en agriculture, le sol n'est pas couvert de végétation en permanence, ni en totalité.
On objectera que la valeur nutritive d'une céréale est supérieure à celle du bois, production principale d'une forêt.  C'est vrai.  Ce qui frappa Fukuoka, c'est que par contraste avec la nature qui est belle, produit d'abondance en permanence, & nous protège, l'agriculture au vingtième siècle s'est transformée au point de perdre toute sa beauté, pour devenir une industrie consommatrice qui met en danger le milieu de vie qu'est notre planète.
Pour résumer le sujet en une question: à quoi bon avoir de la nourriture en abondance, si pour ce faire nous devrions perdre toutes les autres données de nos vies humaines, la beauté, la paix, la joie?  Fukuoka nous a quittés, mais sa question perdure & se pose chaque jour avec une plus grande acuité par plus d'entre-nous.


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