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le chiendent dans nos campagnes désignait des "mauvaises herbes"...il faudra que j'approfondiss e le sujet...b
Par brigitisis, le 23.07.2014

toujours d'excellents articles. merci de ces partages. bon weekend. bisoushttp://b rigitisis.cent erblog.net
Par brigitisis, le 11.07.2014

très sympathique blog !
Par Anonyme, le 09.07.2014

très bon weekend.http:/ /brigitisis.ce nterblog.net
Par brigitisis, le 28.06.2014

superbe travail avec ces jeunes. apprentissage d'un beau métier...http ://brigitisis. centerblog.net
Par brigitisis, le 22.06.2014

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Date de création : 16.01.2008
Dernière mise à jour : 22.07.2014
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3.01.4. ecology, to farm & live on earth

1.1 * une voiture & une poubelle - a car & a bin - 5 p

1.1 * une voiture & une poubelle - a car & a bin - 5 p

un chêne rouge d'Amérique dont le gland fut récolté à Courtille, puis semé par un oiseau ou un rongeur, devenu espèce parapluie sur la ferme de mars - voir en référence la photo en 19.0 - sous le chêne, menthes, sauge, thym, tremble, chênes, saules, absynthe, ajonc, oseille, cyprès nain & beaucoup d'espèces dont je ne sais rien...

Commentaire de Yann : Le houppier s'élève ainsi quand l'arbre est de plein vent, non taillé, issu de semis; bref c'est plutôt sa vraie manière de s'élever.  Peut-être n'as-tu pas mulché au pied (enfin, la tête) alors ça fait beaucoup de monde à table - d'ailleurs les graminées émettent des substances qui empêchent les arbres; l'idéal c'est une couverture totale de trèfle.
L'année suivante les branches déjà sorties s'allongeront et se renforceront, tandis qu'au-dessus il sortira de nouvelles branches de la même manière naturelle qu'avant, & ainsi de suite, sans monter au ciel puisqu'il n'a pas faim de soleil.  On peut faire l'hypothèse inverse : si tu l'entourais de panneaux de sa hauteur, peut être se mettrait-il a monter - & d'ailleurs tout le monde qu'il y a dessous en serait houspillé.

1.1.2 - une voiture & une poubelle

Devant chaque maison, une voiture & une poubelle.

La voiture est une sorte de poubelle à quatre roues
le conducteur, une ordure, tueur potentiel, destructeur de toute beauté
dessine des autoroutes, coupe les forêts, asphalte la terre.

Les passagers sont des déchets humains, cul-de-jatte aux membres impotents
les sens oblitérés par la carcasse d'acier, aveugles à l'abri des vitres aveuglées,
sourds à tout son autre que l'assourdissant moteur, drogués aux vapeurs de pétrole.

La poubelle est une sorte de voiture.
Je signifie en cela qu'elle regorge de tout ce que l'on peut acheter aisément
si on possède une automobile.

 Puis jeter.

1.1.2 - a car & a bin

In front of each house, a car & a bin.

The car is sort of a bin on four wheels
the driver a piece of rubbish, potential killer who hates every aspect of beauty
carves highways across the country, draws awful scars through forests, covers the land with tar.

The passengers are decaying humans, their limbs impaired unfit for use
their senses foreclosed by the steel cage they are in, blinded people behind a blind windscreen

deaf to any sound other than the engine's roar, petrol addicts who lost their sense of smell.

The bin is sort of a car.
I mean by saying so, that it is so full of everything we can easily buy
provided we've got a car.

Then, discard away.

130110

1.1.1 - Eden - où il est démontré que les technocrates sont malins

Lorsque Dieu créa l'homme, Il le plaça dans un jardin :« Ce sera un paradis. »

Mais l'homme dit: « Non, je veux être Dieu! »

  • - « C'est trop dur! »
  • - « Cela ne m'est pas problème!» répondit le petit.
  • - « Tu vas devoir enfanter ton potager dans la douleur. »
  • - « Ça ne fait rien. »
  • - « Tu feras pousser tes poireaux à la sueur de ton front. »
  • - « Je ne m'en soucie guère. »
  • - « Tu vas en chier ! »
  • - « Essayons tout de même! »

lors Dieu, qui avait un peu de compassion pour cet être si têtu, lui donna le truc :« Chaque jour, ton "trouduc" produira la dose d'engrais exactement nécessaire à fertiliser le potager qui te nourrit. »
Ainsi l'homme vécut sur la terre.

Dieu sait tout.

Cependant, comment aurait-Il pu prévoir les technocrates?
Et se frappant le front en criant, « J'ai trouvé! » la bande au professeur Nimbus est arrivée.
Ils déclarèrent: « C'est caca! »

Puis ils le jettèrent à l'eau.  L'eau descend toujours & irait quoi qu'il arrive se cacher en un lieu souterrain.

Depuis lors, nous avons un double dilemne : la terre a faim d'humus, & l'eau est sale.
Les technocrates décidèrent alors : « Facile!  Nous allons laver l'eau !  Nous fabriquerons par ailleurs des usines de synthèse d'engrais pour l'agriculture.  Donnez-nous pour ce faire seulement quelques milliards de milliards de milliards de milliards ... »
Mais les humains rétorquèrent: « Pas question ! »
Pour trancher le conflit, les politiciens décrétèrent à la fin : « Ce sera payé par une taxe sur l'eau & des subventions à la surface. »

Depuis lors, la terre a faim, les sols s'érodent sur les cinq continents,
l'eau est sale, les mers meurent, & nous payons des taxes pour que ce système perdure.

120603

1.1.1 - in Eden, a tax on water – to whom does water belong ?

When God created man, He placed them in a garden.  ”It will be a paradise.”
However, man answered, “I want to be God !”

  • - “Too hard!” said He.
  • - “It does not matter !”
  • - “You will give birth to your vegetables through pain.”
  • - “I do not care !”
  • - “You will have to grow your carrots at your brow's sweat.”
  • - “Never mind !”
  • - “Your life will be shit!”
  • - “Anyway, let us try !”

In the end, God gave up.  However, He felt compassion for stubborn little man, & so He gave him the one useful trick: “Daily, your ass is going to produce the exact amount of manure needed to fertilise your vegetable patch.”

And from that time onward, humankind lived on earth.
God knows everything.  However, how could He have imagined modern technicians?
They declared, “Do not use this as fertiliser : it is filthy.”  Therefore, they decided to throw it in water.
From this time on, we must deal with a double problem: waters are polluted, & soils are starving for humus.
Then the technicians decided: “No trouble, we are going to clean the water, & manufacture plenty of fertiliser.  For this, we are only asking a few billions of billions of billions of billions...”
At this, the humans retorted, “In no way are we to pay !”
Fortunately, the politicians solved the argument by saying: “It will be a tax.  Our decision is final.”
Ever since, soils are deteriorating for want of humus on the five continents, rivers, water tables & seas are not clean any more, & we pay taxes to carry on with this mess.

130223

1.1.3 - seigneurs des châteaux aux cœurs arides

Un petit carré de gazon évoque un coin de paradis.

Si le gazon s'étend, se répand, ras tondu:
ses propriétaires se sont fermés, enfermés en leur inconscient.

Ils reproduisent sans y songer l'illusion,
l'apparence du cadre de vie
de leurs anciens, très lointains ancêtres,

bergers des steppes arides de l'Altaï,
seigneurs des châteaux au cœur aride,
agriculteurs dont la vache unique était la principale richesse,
moutonniers moutonnant sur les estives fraiches.

0319

1.1.3 - a castle of glass surrounded by grass

A tiny piece of lawn is a bit of Heaven on Earth.

Let the lawn be wide & neatly cut:
its owners have closed their mind on itself.

Unconscious, they recreate surroundings to their house
that look like where their fore-ancestors
used to live,

be they shepherds in central Asia,
landlords proud of their hunting games,
small farmers, single owners of a single cow,
keepers of sheep grazing too short the mountain commons.

130223

1.1.4 - toute l'eau du ciel, du sol & des mers - where water & earth part - water planet

Lors d'analyses, il ressort trois types de substances de synthèse présentes dans les eaux, fussent-elles de rivières, de sous-sol ou de mer - des résidus de médicaments, de pesticides & d'hormones de synthèse.

Il semble que nous ayons confié notre santé, notre nutrition & notre sexualité à des molécules chimiques.

Là serait signe du peu d'estime que nous avons de nous-mêmes, nous considérant avant tout à travers notre corporéité & notre corps surtout en tant que matière chimique.

Dans chaque verre d'eau que nous buvons, ces trois formes de résidus sont inévitablement présentes,

bien que cette réalité de fait de science pourtant nous paraisse presque inconcevable:

comment aurions-nous pu en l'espace d'un seul siècle polluer toute l'eau de toute une planète?

1.1.4 - three forms of water our planet harboured

Three groups of chemicals are found in any water when analysed, be it a river, a water-table or sea water.  They are namely residual chemicals from pesticides,

from medicines & from synthetic hormones.  Such substances we use in plenty to treat our health, produce our food & for contraception.  The reason we do so is we think of ourselves first & foremost as bodies, & holding fast onto a materialistic conception of the world, we mainly view our bodies as matter.  As a result, we must surrender to the fact that at least a few molecules pertaining to one of the three kinds enunciated above are unavoidably present in every glass of water we drink.  Although the fact may be scientific, it is a big lump of a fact to accept in our mind, when we wonder: how was it possible we as a species, succeeded in the lapse of about a century in polluting the three forms of water our planet harboured?

121102

1.1.5 - trois-cent-soixante-cinq jours ¼

terre – un lieu où nous pourrions décharger nos déchets.
eau – Est-ce là où déverser nos effluents?
feu – le moteur de nos moteurs, de nos centrales.
air – Avons-nous le droit de le transformer & l'utiliser à la combustion de tout ce que nous pouvons brûler?
éther – l'espace où nous avons pouvons ou pouvons cesser de nous connecter.

terre – Y poussent toutes pousses.
eau – le bain de la vibration prana où je peux boire.
feu – le soleil notre père qui fit croître & façonna tout ce qui est beau.
air – j'y respire & j'y pète, inspir & expir.
éther – le ciel des anciens, sans limite enfin.

Cinq élements : du dense au subtil.

1.1.5 - elemental five - from gross to subtle

earth – a place where we could throw our rubbish.
water – Are we allowed to mix it with toxic effluents ?
fire – it powers our engines, motors, factories & electricity plants.
air – Shall we really use it for combustion of everything we burn ?
ether – a space where we could or could cease to connect & unite our minds.

earth – there grows all that glows with beauty.
water – a bath in pranic power where we drink.
fire – Father-Sun, who grows many foods & evergreen plants.
air – we breathe it, smell it, feel it, inhale & exhale.
ether – our ancients' sky, limitless, it lasts.

Elemental five.

130223



1.10 - deux lianes haïes fort utiles - brambles & ivy

Publié le 10/05/2013 à 17:20 par marssfarm Tags : farm seeds natural farming agrinature fukuoka vie moi mort nature argent nuit animaux oiseaux paysage

 

La ronce est une plante qui pousse aux lieux de détritus où l'azote abonde.

 

Les animaux que les humains élèvent disséminent alentour de leur lieu d'habitation déchets & déjections.  C'est pour cette raison que dès qu'un endroit se trouve délaissé par eux, sans retard la ronce le colonise.  La liane croit à l'horizontale & peut progresser de cinq mètres en tous sens chaque année.  Ses fruits nourrissent les petits animaux & les oiseaux qui de ce fait enrichiront la place de plus de déjections en faveur d'une fertilité accrue.  Ils apportent aussi en leurs visites fréquentes nombre de graines qu'ils laissent tomber & oublient dans le fatras, la profondeur des tiges & débis végétaux accumulés.  Des feuilles de ronce les chevreuils sont friands & les tiges dardées d'épines protègent en un canevas tressé dru toutes les pousses d'arbres qui auront germé dessous.  Puisque le feuiilage du roncier fut en partie mangé, de la lumière traverse le réseau dense des tiges épineuses en assez grande proportion pour que les jeunes arbres y grandissent jusqu'à en sortir une flèche élancée aux cieux.

 

Il est dit que la ronce est le berceau de la forêt.  Les agriculteurs par attavisme la haïssaient car sa venue leur évoquait la déprise agricole qui sévit au siècle passé.  Son rôle en l'écologie rurale est de veiller à ce qu'aucun espace ne demeure inutilisé & à permettre la rotation indispensable entre agriculture & forêt, l'assolement du paysage & l'utilisation toujours de tout lieu à produire quelque biomasse en plus des trésors que le vivant toujours produit - l'abondance, la beauté, la protection, l'accueil.

 

Elle préserve un sol de toutes les agressions possibles par les agents du climat - vent, martellement de la pluie, brûlure du soleil, gel de la nuit - & les invasions & piétinements.  Elle en maintient ainsi la fertilité, favorise son ensemencement en graines venues de loin & protège les jeunes arbres qui s'établiront dans sa brousaille, de la dent & du bois des cervidés & de la divagation des lapins & autres rodeurs de nuit.

 

Une fois la forêt grandie, la ronce, supplantée, disparaitra par manque de lumière.

 

Lorsqu'une forêt devient trop dense, le lierre s'y développe.  Cette autre liane est précieuse par sa floraison à contre-saison qui nourrit les insectes.  Le lierre est une plante d'ombre qui aide les arbres dépérissants à laisser place à leurs voisins plus vigoureux.  Ce n'est pas un parasite & il peut de ce fait envahir les murs délaissés.  En cette caractéristique nous trouvons une grande utilité du lierre qui ressemble celle de la ronce : lorsqu'un bâtiment est abandonné, les tiges du lierre lentement s'y insinuent.  Peu à peu elles en soulèveront les toitures, ce qui plus tard éboulera les murs.

Les ruines apparaissent par l'action, la patience, l'entêtement, l'intransigeance du lierre qui rampe entre les pierres.  Il contribue à recycler ce que les humains bâtirent puis quittèrent.

 

Recycler est une fonction importante dans la nature.

Le recyclage des déchets industriels est plus difficile du fait qu'en beaucoup, des toxiques & métaux lourds furent inclus.

Inclure des toxiques dans la composition des objets & matériaux coûtera plus cher à long terme, car cela rendra leur recyclage difficile.  Si nous considérons une question avec un point de vue d'une largeur suffisante dans le temps ou l'espace, économie & écologie convergent.

 

Le profit rapide de quelques-uns en revanche est souvent préjudiciable à l'intérêt général, mais il n'est pas facile de s'y opposer, car la puissance financière l'accompagne & l'argent liquide aura tôt fait de corroder nos volontés de fer.

En cette lutte à laquelle la vie nous pousse, les valeurs du spirituel & de l'éthique se rejoignent.  La population ordinaire semble souhaiter la mise en commun des richesses produites & la préservation de nos milieux de vie, mais face à l'appât du gain pécunier, rares sont ceux qui résistent : nous avons tous peur de la mort & voulons jouir avant de mourir.  En cette conscience du corps grandit l'ego, le moi.

 

La spiritualité nous guide à inverser les deux verbes & pour y parvenir

nous devrons quitter l'espace-temps de la raison pure.  Oublier le moi, entrer en une vision plus vaste.

 

1.10 - deux lianes haïes fort utiles - brambles & ivy - 140407

1.2 * conserver, protéger, garder, valoriser, obéir - 6 p

1.2 * conserver, protéger, garder, valoriser, obéir - 6 p

Sphynx ou colibri?  La convergence morphologique donne préséance à l'environnement sur la génétique. - 1.2.0  convergence morphologique - genes versus the environment - 130302

1.2.5 - conserver, protéger, garder, valoriser, obéir -

La conservation de la nature envisagée comme en son éternité qui ne saurait varier révelle notre souhait de retourner à une enfance de tous les possibles.  La préservation de la nature perçue faible & démunie devant les innombrables expression de la folie humaine, capables souvent de s'unir en projets ou même de se déguiser en sagesse.  Le maintien de la nature dont nous avons pris conscience qu'elle est le cadre d'existence de nos vies d'équilibres complexes & interactions sans fin.  L'enrichissement de la nature, sachant qu'elle manifeste en se transformant tout le temps la résultante de toutes les forces qui l'animent.  L'obéissance à la nature par la découverte que nous naissons en son sein, qu'elle nous nourrit & nous abrite & qu'en fin de compte nous ne sommes que fêtus de paille au regard d'un cosmos sans début ni fin.  L'amour de la terre parce qu'elle est le seul lieu dans tout le ciel - l'univers - où ce qui est ma nature seule pourrait trouver moyens à se déclarer : rire & pleurer.  Je vois la nature comme l'étoile de David à six branches dont le symbole ancien fut exprimé en d'autres cultures sous des formes variées, le Tao par exemple.  Cinq éléments - plus le facteur humain, le facteur d'incertitude, l'aléa du Ciel.

120521

1.2.1 -  planète Terre - a spacecraft named Earth -
Nous nommons notre planète la Terre.  C'est en effet le sol qui la caractérise.  L'érosion & la pollution des sols sont du point de vue du naturaliste, le danger le plus sérieux de ce temps.  Cette érosion pédologique se trouve accélérée par toutes les technologies modernes:

  • le machinisme agricole qui traite le sol comme une simple matière,
  • l'adduction d'eau aux habitations qui génère son gaspillage,
  • la collecte des eaux usées qui entraîne la migration de l'humus vers les mers, au détriment des sols,
  • la collecte et le brûlage des déchets & ordures qui détruisent l'humus également,
  • le goudronnage et bétonnage des terrains qui accélèrent les ruissellements, au lieu de permettre l'infiltration des eaux vers les nappes.

Une évidence se fait donc jour, la nécessité de fabriquer du sol.  Un sol est la couche plus ou moins épaisse de débris & déchets comprise entre la lithosphère & l'atmosphère.  Il se fabrique en permanence à ses deux interfaces par des processus complexes que l'on peut résumer comme suit:

  • Tout ce qui tombe au sol devient sol - c'est le processus biologique de l'humification, la transformation des déchets en sol.
  • Lorsque une plante pousse sans engrais, ni contrainte, son système racinaire s'approfondit & transforme graduellement la roche en sol.

Ces deux processus continus sont groupés sous le terme de pédogenèse dont les forces d'action sont climatiques et biologiques.

1.2.1 - our spacecraft, the Earth - a spacecraft named Earth

We name our planet the Earth.  True, it is typically covered by soil.  Nowadays we, beings of the planet Earth, have forgotten the laws of nature.  We erode & pollute our soils.  Modern technologies contribute to this in several ways:

  • industrial agriculture means using huge machines & dealing with soils as if they were just matter, as if they were lifeless.
  • when we can get water from the tap, we naturally tend to waste it.  Water is the main agent for either soil building & soil destruction.
  • sewage systems collect waste waters.  This deprives the soils of humus, organic & mineral substances they need as food.
  • all the domestic waste collected & burnt, amount to humus destruction too.  The same must be said about any organic matter that is burnt, as it is often the case in forests, gardens or agriculture.
  • many areas, like towns or roads, are covered with concrete or tar.  Rain falls on these hard surfaces & water runs fast to the sea, instead of imbibing the soil & replenishing water tables.

As a consequence, an urgent need is fast appearing: we must create soil.  A soil is the layer, deep or shallow, of debris & particles which exist between the hard rock - lithosphere - & the atmosphere.  In nature, soils grow continuously from above & from below.  Let us subsume the many biological processes involved in this growth, by two sentences:

  • Everything that falls on the soil becomes soil i.e. humus.
  • Whenever a plant is let to grow naturally, without fertilisers or any other artificial help, its roots deepen & transform gradually the rock that lays underneath, into soil.

We gather those two permanent, continuous phenomena under one word, pedogenesis, the building up of soil.  They are due to the never-ending combined action of both climate & life.

121102

1.2.2 - C'est haut, deux !
La vie humaine est un processus de croissance sans fin.  Le moi est le point de départ.  Le deux est le point visé.  Deux représente l'autre, la différence, la diversité.  L'effet de serre est notre toit, ce qui permet à la vie d'exister sur la Terre.  Le carbone est la brique du vivant, la molécule merveilleuse qui caractérise tous les êtres vivants, ainsi que l'humus.  Des scientifiques nous déclarent que à cause de l'hyper-activité industrielle du vingtième siècle, l'effet de serre s'accroît car la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère croît.  Il s'agit d'une grande opportunité, car ces deux facteurs sont favorables à l'augmentation de la photosynthèse, la capture de l'énergie solaire par les plantes vertes.  En tant que paysan & forestier, je dois me réjouir que mes arbres et mes plantes vont pouvoir pousser plus que de raison, plus que de saison.  Les mêmes scientifiques s'inquiètent peu des mille molécules nouvelles inventées par les chimistes & répandues au quatre vents.  L'air devient eau.  L'eau devient terre.  Et la terre, c'est ce que nous mangeons.

1.2.2 - climate change & soil pollution

Human life is a process of an endless growth.  "Me" is the starting point; "two", the target.  "Two" represents a second one, another, difference, diversity.
The green-house effect is our "roof", the meteorological phenomenon allowing life on our planet to exist.  Devoid of greenhouse effect, temperature on earth would be two hundred ° Celcius at noon, & minus two hundred ° Celcius at night.
Carbon is the main organic particle on Earth, the wonderful molecule specific to all living beings & humus too, the "brick of the living" as we should call it.  Nowadays, scientists claim that because of the industrial over-activity in the twentieth century, the green-house effect on the planet is increasing, following the increased concentration in carbon dioxide in the atmosphere.  To farmers & foresters, this appears as a great opportunity, for both temperature & the carbon ratio in the air are factors that increase photosynthesis, i.e. the capture of solar energy by green plants.  As a farmer, I would rather be happy to seeing my vegetables, cereals, & trees are going to grow more than usual, more than it was beforehand permitted.  I wonder why those scientists are not worried about a thousand new artificial molecules currently invented by chemists & scattered to the four winds!  Through the many atmospheric & biological events, photosynthesis, humus building & the food chains, air becomes water; water becomes earth; & earth is what we eat.

120913

1.2.3 - l'énergie nucléaire génétiquement modifiée
L'énergie nucléaire nous fascine par son potentiel.  Elle pourrait fournir l'énergie nécessaire à une ville entière pendant un an à partir de quelques grammes de matière.  De la même manière, les inventeurs de plantes génétiquement modifiées - OGM - en agriculture nous firent entrevoir la plausibilité de pouvoir faire pousser n'importe quelle plante, n'importe quand, n'importe où.
La première technologie consiste à casser les noyaux atomiques pour y puiser de l'énergie.  La seconde, à casser les codes génétiques pour y puiser de la nouveauté.  La dispersion de particules radioactives dans notre environnement est cependant inévitable. La contamination génétique des plantes de la nature par des combinaisons de gènes improbables, l'est également.
Les physiciens savent parfaitement que l'énergie nucléaire ne pourrait fournir qu'une part minime des besoins énergétiques des activités humaines, pour des raisons liées au climat, à l'économie, à la géopolitique.  Les agronomes sont tout autant au fait qu'aucune question de malnutrition ne peut être résolue à l'aide des O.G.M. agricoles, car ces questions relèvent d'une dialectique politique, & non agronomique.  Ils sont conscients également que si les plantes génétiquement modifiées agricoles venaient à être cultivées à grande échelle, pauvreté & famines s'ensuivraient tôt ou tard:  Les quelques multinationales qui accaparent & font le commerce des semences auraient main-mise sur nos ressources alimentaires, d'une part.  De grandes monocultures de plantes génétiquement semblables offriraient une menace extrême en cas d'accident climatique ou sanitaire, d'autre part.
Le développement parallèle des centrales nucléaire & des O.G.M. en agriculture, coïncide avec celui de la philosophie “N.I.M.B.Y.” - “not in my back yard”.
Chacun espère que les pollutions radioactive & génétique engendrées pour les mille siècles à venir toucheront des personnes “loin de chez moi” – des étrangers, ou “après ma mort” – des inconnus.  Chacun prétend aimer ses enfants donc, sans se préoccuper des enfants du voisin.  Ceux qui pensent ainsi se mentent à eux-mêmes, car ils ne peuvent qu'engendrer une société sans paix, en laquelle leurs enfants aussi devront vivre.  Accroître les productions énergétiques & agricoles ne peut pas être une fin, tant que notre gaspillage de ces deux ressources précieuses perdure.  L'économie d'un système présente deux faces, recettes & dépenses.  Si les économistes encouragent désormais les gaspillages & ne se préoccupent plus que d'augmenter les productions, c'est qu'ils ont mis leur science au service des élites pour exploiter les masses.  Devenant ainsi oppressives des pauvres, les élites se sont reniées elles-mêmes; elles ne méritent plus ce qualificatif.

1.2.3 - Genetically modified nuclear energy -

The potential capacity of nuclear industry to produce the energy needed by a large city for a whole year, from just a few grams of matter seems fascinating.  Likewise, we imagine that genetically modified plants would allow a farmer to grow anything, anywhere, any time of year.  The former technology brakes the nucleus of atoms  & gets energy there from.  The latter brakes the D.N.A. molecule & creates new genetic combinations.  However, the radioactive matter that appears in the disintegration process cannot but spread in the environment.  Likewise, the flight of genetically altered pollen & its spread among natural plants are unavoidable.
Physicists are very well aware that  the first goal in nuclear industry is the making of nuclear weapons & that energy production is just a side aspect of it.
Agronomists know as well that G.M. plants in agriculture will never solve any starvation problem on the planet, for these depend mainly on politics.  On the opposite, they offer a great danger to increase poverty & food disasters.  These dangers would exist if farmers depended too much on the seed corporations on the one hand, & if genetically identical plants were grown on a large scale on the other hand.  These days, nuclear plants & genetically modified plants are both developed everywhere, altogether with the “not in my back yard” philosophy: “you may do anything you like, as long as it is away from me.”  Each one of us hopes the radioactive & genetic pollutions created by these technologies for thousands of centuries will not affect our kith & kin, but people far away – strangers – or  people who will live long after us – strangers, again.
Can we really say that we love our children if we do not care for our neighbour's.
This way of thinking means we are lying to ourselves, for  by getting involved, engrossed in it, we generate a peace-less society where our very children must live.
Why try to increase food & energy productions, when we are at the moment wasting the largest parts of these two very precious resources?  Would not it be more urgent to learn how to make a better use of them both, before we thought about producing more?  Finding a way to balance earnings & expenditures is the basics of economics.  The fact that today's economists will only to increase our wastes & then increase industrial & agricultural productions accordingly, is a clear sign they work for the benefit of the rulers, not the peoples.  To carry on this way can only aggravate the oppression of the world's poor people.  When the rulers of the world & their elite oppress the poor of the world, they desecrate themselves & deny through their very actions the status they were given.  They cannot be considered as rulers or elite any more & must be dismissed.

1.2.4 - nos éternelles ancêtres -

Le genêt, le jonc, l'ajonc, le chiendent, la bruyère, la callune, le cade, l'if, l'arbousier, l'argousier, la yeuse, les pins, les sapins, les épicéas...  croissent sans cesse, sans saison, sans raison, sans sol.  Elles sont les colonisatrices, les plantes de landes, de prairies ruinées, de clairières, rebâtissent les sols disparus, réparent nos dégâts, nos erreurs.  Chaque lieu, chaque fois que nous aurons tout détruit par inconséquence, inconscience, elles restaureront sans attendre, dès que nous l'aurons enfin délaissé.  Ne nommons pas le chiendent, le jonc, mauvaises herbes.  Elles sont épiphytes, surviveuses, nos éternelles ancêtres.  Sans elles, la Terre ne serait qu'un caillou.

1.2.4 - our far fore-ancestors -

Genista, brooms, gorse, rush, dog-grass, heather, Calluna, juniper, hew, evergreen-oaks, pines, firs, spruces... do not ever cease to grow.  Their photosynthesis is active at all times, in all seasons, & even on almost non-existent,  very shallow soils.  Such plants belong to the moor,  ruined lands, clearings - set to conquer again forlorn places, destroyed soils, damaged plots.
If, we lost touch with our responsibility, with the awareness it involves & destroyed, damaged, ruined a place, as soon as we leaved it, likewise plants would unavoidably sprout there.  There, they will grow despite poor conditions & gradually restore, repair, build anew soil out of nothingness,  strictly speaking out of thin air.
This they do as to correct our past mistakes, our overuse of nature's presents.
Let us not say dog-grass or rush are weeds: they grow on nothing, survive anything.  It was found we share most of our genes with plants, viruses & bacteria : according to the evolution theory, they are close to what some among our far fore-ancestors were.  If such plants did not exist, planet Earth would be just a naked stone because they are pioneers, they begin & can restart at any time the process of life in a place, start it anew after destruction came to pass & ceased.

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Calluna vulgaris known as common heather, ling, or simply heather is the sole species in the genus Calluna in the family Ericaceae , a low-growing perennial shrub growing to 20 to 50 centimetres - 7.9 to 20 inch tall, or rarely to 1 metre - 39 inches and taller, found widely in Europe and Asia Minor on acidic soils in open sunny situations & moderate shade, the dominant plant in most heathland and moorland in Europe, and in some bog vegetation and acidic pine and oak woodland. It is tolerant of grazing and regenerates following occasional burning, and is often managed in nature reserves and grouse moors by sheep or cattle grazing, & also by light burning.  Les vraies bruyères sont souvent de plus grande taille & présentes en la zone typiquement océanique.  Cette famille des éricacées à laquelle se rattachent les arbousiers du maquis exerce un effet stérilisant dans le sol qui freinera l'installation des espèces arborées.

Brooms are a group of evergreen, semi-evergreen, and deciduous shrubs in the subfamily Faboideae of the legume family Fabaceae, mainly in the three genera Chamaecytisus, Cytisus and Genista, but also in many other small genera. All genera in this group are from the tribe Genisteae, all closely related and sharing similar characteristics of dense, slender green stems and small leaves, which are adaptations to dry growing conditions. Most of the species have yellow flowers, but a few have white, orange, red, pink or purple flowers.  Two other close relatives are Ulex (gorse) and Laburnum (laburnum), but these differ more strongly in appearance from the brooms.  All the brooms and their relatives including Laburnum & Ulex are natives of Europe, north Africa and south-west Asia, with the greatest diversity in the Mediterranean. Many brooms though not all are fire-climax species, adapted to regular stand-replacing fires which kill the above-ground parts of the plants, but create conditions for regrowth from the roots and also for germination of stored seeds in the soil.

1.3 * le soleil la terre & la lune - rite devenu athée - 6 p

1.3 * le soleil la terre & la lune - rite devenu athée - 6 p

la pépinière de blés sur sol de granite, altitude 450 m - the wheat nursery on soil with granite substratum, altitude 1350 feet

1.3.6 - le soleil, la terre & la lune

Entête Elohim créait les ciels & la terre.

Elohim dit : « Une lumière sera. » Et c'est une lumière.

Elohim voit la lumière : quel bien ! Elohim sépare la lumière de la ténèbre.

Genèse 1.1 à 4

De deux choses l'une ; l'autre c'est le soleil.   Au plan physique nous disposons de trois sources d'énergie, le soleil, la terre & la lune.  Le bois est le produit obtenu de l'énergie solaire que l'arbre absorba.  La turbine de production hydroélectrique tourne sous l'effet du courant du torrent ou du fleuve. Or c'est bien la chaleur du jour qui évapora la mer en nuées avant qu'elles ne deviennent pluie & plus tard alimenter les sources des rus, ruisseaux & rivières.  Les vents eux aussi sont des masses d'air mues par les différences de température à la surface du globe que la chaleur solaire crée en permanence. C'est par ce même procédé que le mouvement diurne de la planète donne préséance aux vents d'ouest, puisque l'est est toujours éclairé avant: en plus de sa racine solaire, il est une petite portion de dynamique tellurique dans la tête d'Eole.  Le charbon, le gaz, le pétrole sont de l'énergie solaire transformée en biomasse qui demeura & fermenta en stock en sous-sol durant des milliers de millénaires.

La lune est mère des marées que précèdent les crabes.  Savez-vous qu'il existe une marée sur les continents? Elle se produit du fait que la croûte terrestre si fine flotte sur le magma sous-jacent.  Les hydrauliennes que nous plaçons sur le plateau continental près des côtes, produisent du courant électrique grâce aux flux des marées induites par le mouvement relatif entre terre & lune. Les grands courants du* fond des océans & tous les vents planétaires obéissent sans coup férir à l'attraction de nos trois astres-phénomènes - soleil, terre, lune – & d'eux tous nous pouvons utiliser la force!  Il est à noter que l'électricité n'est pas une énergie, mais plutôt un vecteur d'énergie qui nécessite une source vraie pour d'exister. Ce vecteur est difficile à stocker. C'est dans ce contexte qu'est née l'idée des piles à combustible – à hydrogène – comme moyen technologique de stockage de l'électricité dont il faut auparavant trouver une source.

Les énergies d'origine purement telluriques sont la radioactivité & la géothermie.  Une part des calories émises par la terre provient de la réduction graduelle de sa chaleur résiduelle, car la planète était à son origine une boule de feu, un morceau du soleil. L'autre part résulte de la fission nucléaire des métaux lourds radioactifs présents dans le magma en fusion qu'est notre planète sous la croûte.  Nous ne pouvons plus ignorer après les bombes nucléaires à Hiroshima, l'accident atomique de Fukushima au Japon & depuis la disparition de la ville antique de Pompéi engloutie par les laves du volcan Vésuve, la mort dont ces sources obscures sont vectrices.

Seule l'énergie de l'astre du jour ne tarira pas.  Tout le monde sait cela & pourtant nous feignons de l'ignorer, nous tournant à l'inverse vers des énergies teintées de suie ou empreintes de dangers.  Lorsque l'espèce humaine disposera enfin d'un premier iota thésaurisé d'amour-sagesse, nous consacrerons alors une ration convenable de notre temps, argent, savoir & énergie mentale à rechercher, découvrir & développer les innombrables moyens d'utiliser l'énergie que l'astre du jour offre sans répit, & que nous captons à ce jour à la proportion du milliardième.

Le soleil est à notre échelle, éternelle lumière & moteur de toute vie.  La lune lentement s'éloigne & ralentit sa course, mais l'énergie qu'elle impulse nous sera encore disponible longtemps. La terre est le royaume des morts.   Je note que si les énergies fossiles tirent leur origine du soleil, leur lieu de longue villégiature dut ultérieurement les affecter ainsi que l'atteste la couleur sombre qui les caractérise, leur crasse & leur relative toxicité.  Je note en complément l'érosion accélérée des sols que l'ère de l'agriculture dopée au pétrole induisit tout en prétendant à l'inverse de ce que nous voyons, les fertiliser. Ce mensonge doit avoir partie liée à la part obscure, la part de mort impliquée dans l'huile de roche par son séjour sous terre.  Selon le théorie astrophysique, à l'origine, ce fut son système tout entier qui naquit du soleil, la terre, la lune & toutes les planètes.  Ce minuscule texte, fruit d'une infinie réflexion nous fait découvrir combien les données de la physique confirment les mythologies de toutes les civilisations en toutes les époques.  Le soleil, la terre & la lune: que peut être fait sans ces trois là?  Cesser de nier leur stature, c'est entrer dans le non-faire aussi.

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1.3.1  la complexité de l'écosystème.

Un écosystème naturel est un milieu de haute complexité.  Il est constitué d'un grand nombre d'espèces qui interagissent entre elles & sur le milieu lui-même.  Les individus s'adaptent aux conditions changeantes & le système évolue, se transforme, & s'enrichit en permanence.  En son sein règne un ordre si complexe qu'il paraît désordre, anarchie, chaos au mental humain incapable de l'envisager en une perception unique.  Par l'apport d'énergie de la photosynthèse, son évolution progresse spontanément vers un enrichissement du milieu, sa complexification, un accroissement du nombre d'espèces, une accumulation de matière organique – c'est-à-dire carbonée.  Nous pouvons être effrayés par l'instabilité ontologique de cette nature livrée à elle-même, de même que par la luxuriance qu'elle élabore peu à peu & qui va se développer sans fin.  L'écosystème est auto-nettoyant, car tout déchet produit par un individu de sa chaîne alimentaire deviendra la nourriture à un stade différent de cette même chaîne trophique.  Au long de la chaîne se manifestent producteurs & consommateurs, prédateurs & commensaux, recycleurs (saprophytes, saprophages) & parasites, coopération & compétition, concurrence & synergie.  L'accumulation de déchets qui sont autant de matière première utilisable & recyclable au cours des temps, peut inquiéter celui qui ne connait pas ou s'efforce d'oublier les lois naturelles, les lois simples de la vie & du bon sens le plus élémentaire.  Pourquoi vouloir oublier ces lois?  Pour de nombreuses raisons qui ont trait à la psychologie & à la sociologie.  La peur de la mort, de la maladie, le refus de sa propre corporéité, de sa condition humaine, la conformation aux règles & aux modes, l'imitation, l'exhibition de sa condition sociale.  Lorsque nous intervenons dans un milieu, nous décidons d'y introduire des espèces que nous avons sélectionnées pour leur utilité, des arbres, des céréales, des légumes, des animaux d'élevage.  Ensuite, par contraste, nous déclarons les autres espèces indésirables, concurrentes, donc "mauvaises".  Ce sont les mauvaises herbes, par exemple.  Très adaptées au lieu où elles sont natives, elles prolifèrent.  Nous disons donc qu'elles salissent notre terrain.  Alors, il nous faut nettoyer : nous voulons le jardin propre!

1.3.1  A highly complex natural ecosystem.

A natural ecosystem is a highly sophisticated system.  It is made up of a very large number of species.  Those constantly & consistently interact with each other, & on the system itself, the place they live & participate in, the bit of nature they are part of.  Individual beings in it must adapt to ever changing life conditions, as the system as a whole evolves, transforms itself, & tends naturally to become richer.  There is order in a natural system, but the high complexity of this order itself appears to be disorder, anarchy, chaos to our mind, for we cannot grasp it as a whole in one single perception.  Because photosynthesis inputs energy in it, the ecosystem must spontaneously evolve toward becoming richer, more complex & subtle.  The number of species increases.  Organic matter – i.e. made up of carbon – in it accumulates.  Because nature let free in itself looks ever changing, unstable, ever developing, building gradually what it is slowly becoming, because this growth is endless, we can be frightened.  Nevertheless, the system is self-cleaning too, for every waste an individual produces along the food chain, becomes food itself for the next group of beings along the same chain.  Producers & consumers, predators & species living together, recyclers & parasites, co-operation & competition, struggle & synergy: such are the actors & processes in this drama of life.  Wastes accumulate in the system, but those are raw matter that can be used or recycled any time.  However, to one who ignores, has forgotten, or tries to forget the laws of nature, of life, or even common sense, so much profusion, proficiency seems worrying.  Why do some persons want to forget those simple, basic laws of biological life?  For so many reasons linked with psychology & sociology, we wish to be separate from nature.  Some of us are afraid of death, disease, of their own body, of being really human.  Some among us wish to look like everyone else, to imitate others, to show off their social status.  Every time we act on a natural system, & introduce in it both animal or plant species we deem useful, be they trees, vegetables, cereals or cattle, we then tend to claim that the natural species it once harboured have now become unwanted.  We say they are bad, they are weeds for instance.  Because those species are spontaneous & well adapted to the place, they multiply easily.  At a very soon next step, we dare say they make what has just become now our land, dirty.  At this stage, we start pretending we must clean the place: we weed.  We want the soil clean, neat & tidy, as if it were a room in a house.  We want our garden as clean as our house!

1.3.2 J'aime mon jardin d'amour propre.

Nous voulons le jardin propre.  Nous le voulons propre sans savoir que vouloir, c'est déclarer avant tout notre carence, notre impuissance.  Ignorant que la nature est par définition propre, nous le voulons propre.  Nous irons dans ce but avoué, même jusqu'à mettre le sol à nu, ce qui est sa condition la plus contre nature. Un sol n'est que très exceptionnellement nu sans intervention humaine.  Cela peut se produire par exemple lorsqu'un arbre, chu par la tempête, expose ses racines.
Nous affirmerons que le terrain est très propre quand enfin, après beaucoup de travail & d'énergie dépensée, il ne sera plus que terre – cette même terre que nous qualifierions de sale, de poussière en d'autres circonstances.  Le sol désherbé est appauvri en nombre d'espèces & en biomasse.  A cet appauvrissement, nous avons dépensé sans compter tant d'énergie physique, mentale & mécanique.  Le lieu, le jardin, le terrain est à ce stade si mal en point que son évolution est interrompue à la suite de tous les traitements violents que nous lui avons fait subir.  C'est bien ce point de misère écologique pourtant que nous désignons du qualifiant propre, lorsque ne demeure plus que la terre sans rien pour la protéger, en couvrir la nudité, habiter sa vitalité.  Maintenant qu'il fut nettoyé, nous allons exploiter ce champ, l'utiliser.  Puis nous en exporterons la production.  Cet export à son tour, va l'appauvrir plus encore.  Plus tard, nous tenterons de restaurer, rétablir un peu de la fertilité d'origine en rapportant au sol des matières minérales ou organiques prélevées à d'autres milieux, en d'autres lieux.  Par ignorance, nous avions dédaigné la richesse du milieu de départ.
Par paresse mentale, nous nous sommes conformés sans les questionner, à des modes agraires qui nous avaient été enseignés ou transmis par imitation des anciens.  Par conformisme, nous avons voulu reproduire ce que nous avions vu pratiqué par d'autres.  Constatant le résultat de notre exploitation trop hardie du sol, nous sommes allés prélever ailleurs les substances nécessaires à rebâtir une part de la fertilité que nous avions détruite.  Il s'agit désormais de réaliser que les mécanismes mentaux qui ont motivé nos actes n'étaient pas purement agricoles.  Ils sont pour la plus grande part inconscients, enfouis dans un lieu inconscient de la psyché, de notre enfance, de notre conditionnement psychologique, enfouis aussi en l'inconscient collectif de notre culture, l'agriculture pratiquée par Homo sapiens depuis dix mille ans.  Tous les actes au jardin, désherbage, exploitation, fertilisation, s'entraînent, s'enchaînent l'un l'autre en une suite de causalité.  Regarder enfin en face cette chaîne de causalité pourrait faire surgir alors en nous la simple question: « Ne cesserons-nous donc pas? »

1.3.2  To cease at once & so give up attachement to the chain of cause & consequence.

We want a clean garden.  Actually, with every wish we entertain when wanting something, what we are really claiming to the world is our lack of it, that we do not have it!  Nature as a whole is, out of its own definition whole.  It is clean because self-cleaning.  Because we want the soil, so to say clean, we could go as far as to expose it bare, naked under the sky.  Such a condition is very far from a natural state.  In nature left to itself, no soil is hardly ever exposed naked.  It may happen for a while, here & there, when a tree has been felled by a storm, for instance.  Picked up by the winds, its roots then show, as does the soil underneath too.  We declare our garden very clean after we removed completely every plant & single blade of grass or weed.  We are willing to go into so much expense, to spend effort, energy & time in view to get what we longed for: a naked clean soil.
We speak of clean earth, however only in this very particular circumstance.  At more common times, we had rather think of dirt, dust, soil, earth as dirty!  The weeding job got to impoverishing the soil.  First, we cut down, reduce the number of species it held.  At the same time, we reduced drastically the amount of organic matter in the soil, we started the mineralisation of its humus.  And what is most peculiar to that job is that we are ready to spend a lot of energy doing it.  Exhaustion of body, worry of the mind, energy spent to run the machines needed: such are the costs of weeding a plot.  Afterwards, the land will be so thoroughly weeded, that life in it comes to a standstill, for all the hard actions & works we inflicted on it.  However, it is exactly at this stage when the soil's ecology has just reached its lowest, that we claim our piece of land clean!  When the earth lays bare with nothing to cover it any more, when the soil stays alone with nothing for its protection, when it is empty with nothing alive in it, we say it is clean.  Now comes the time to use & exploit it, & export whatever it is going to produce.  But doing so is not going to help the soil.  Rather, it is prone to impoverish it a bit more again.  Afterwards, we will try hard to restore its lost fertility.  We bring to it whatever mineral or organic matter we judge necessary.  Of course, those matters we have to take from other places where they belonged in view to bring them to our plot.  Out of ignorance we disregarded the fact that the soil was rich to begin with.  Out of intellectual laziness, we were content to follow strictly & without ever asking why, the farming practices we had heard of or learned in our youth.  With no more ado nor question, we copied from others & everyone what they usually do the land.  Then, seeing that our over-exploiting the soil's capacity had led to depletion of its fertility, we went as far as to go & take somewhere else the minerals, amendments & nutriments needed in order to reconstruct at least part of the lost richness.  Now, let us look frankly at what lead us in doing all those non-reflected upon & contradictory actions.  If we watched carefully our mind's process meanwhile, we would see clearly that what motivated our acts was not strictly or purely related to agriculture.  Many among those mental patterns stick with our unconscious mind, the way we were raised, our psychological conditioning, collective & cultural patterns linked with habits the human species acquired along ten thousand years of agriculture.  Every act we perform in our gardens, when we weed, exploit & fertilise, are not independent,
but pertain to a long & lasting chain of causes & consequences.  I suggest we watched & faced this chain of causality, every act done generating the need for a next action, & so on.  Then a plain question may arise to our consciousness: Why not cease at once, & so break this chain?

1.3.3 "Vois comme j'ai bien travaillé !"

Ne cesserons-nous donc pas?  Voulant nettoyer le terrain, nous réduisîmes l'écosystème naturel.  Pourtant, cet ecosysteme était de haute diversité, de grande capacité d'évolution, riche d'une dynamique créative capable d'engendrer de la nouveauté.  Il possèdait ces trois qualités & tout en les démontrant, gardait possible d'accroître ces mêmes qualités, d'augmenter sans fin sa richesse par le stockage du carbone & de l'azote disponibles sans restriction dans l'atmosphère terrestre.  Par nos actes, notre travail, nos efforts, nous avons réduit l'écosystème.  Nous l'avons restreint à un lieu pauvre car essentiellement minéral – le sol désherbé.  Nous l'avons limité à un lieu artificiel car maintenu par toujours plus de travail d'entretien – le désherbage.  Nous en avons fait un lieu en voie de dégradation du fait même de nos actions.  Ces actions entreprises sans considération, sans conscience, sans modération.  Ces actions répétées sans fin.  Notre but est de produire des biens que nous jugeons utiles.  Cependant, ce qui motiva la plus large part du travail que nous accomplîmes n'était pas vraiment cette fin de production.  Nos motivations réelles sont inconscientes.
Elles résident tout d'abord dans une inconnaissance de l'imbrication subtile, de la capacité d'enrichissement ad libitum d'un système naturel.  Nous voulûmes simplifier ce système pour le réduire à un milieu que nous pourrions comprendre, maîtriser – que nous désignons comme propre.  Nous stabilisons ensuite cet état par des actes répétés & répétitifs – que nous désignons sous l'action générique, indéfinie, indéfinissable de nettoyer.  En réalité, ce qui impulse ces actes est notre peur de la nature sauvage, de son évolutivité, de sa luxuriance, de sa richesse sans limite, sans but perceptible à nos yeux.  Alors, nous refusons de voir.
Nous ignorons tout de cette nature qui nous a créés & nous englobe.  Alors nous souhaitons la rétrécir à la mesure de notre vision bornée, à l'échelle d'un mental étriqué.  Nous craignions de ne plus pouvoir contrôler la croissance, la luxuriance des plantes.  L'humus, lieu où vie & mort coopèrent avec tant de fougue, nous effraie.  N'est-il pas pourriture, source de microbes, de maladies?  Nous avons accepté comme inévitables de devoir faire encore & toujours les d'actes de combat contre les forces de la croissance des plantes que sont tailler, biner, tondre, sarcler, traiter, désherber...  Nous avons refoulé nos peurs & déclarons inéluctables ces actions.  Ce combat qui tente en vain d'empêcher ou freiner la végétation s'est transformé en agissements tournés contre la terre, contre la vie, contre nous-mêmes.  De tant d'actes agricoles ou jardiniers inutiles ou néfastes, nous tirons même fierté: « Vois comme j'ai bien travaillé, comme je suis dur à la tâche! »

1.3.3 - "Hard I worked !"

Why not cease at once, & so break this chain?  Wishing our garden to be clean has led us into simplifying the ecosystem it was, & so doing, impoverishing it.  Before we acted, our ecosystem showed a high diversity of species, a good capacity to evolve, & a rich dynamics, being able to create forever novelty.  Moreover, at same the time it had & showed those three qualities, it was still able to increase those same qualities by storing carbon & nitrogen forever available in the atmosphere, along a process of enriching itself with no limit nor end.  Every action in the garden, every work, all our effort tantamounts to reducing the garden ecosystem.  We shrink the system gradually until only a naked soil remains, i.e. essentially a mineral substrate.  We then constrain it to being an artificial place, for such a condition can only be & exist under the constant pressure of our constant weeding, ploughing, digging, or cultivation.  All those acts we applied to the land, made it what it is now: a place of decay, for a naked soil does not produce any more humus, but must rely on fertilisers that have to be imported to it.  The humus it still holds is destroyed by climatic agents, such as winds, sunlight, frost.  We did those works without real knowledge, without considering honestly the effects they were bound to induce, with no deep awareness of what we were doing.  There is no end to such action, for it creates an artificial situation in our garden, on our land.  We wish no end to them either, for we have labelled them as our gardening or farming practice & tradition.  We want to produce goods we believe are useful.  But if we looked intently to it, we would discover in the depth of our mind that what motivated our every work & action was not really a simple desire to produce food.
The real motivator lies in our unconscious mind.  First, we do not know how much a natural system is intricate, subtle, & capable of unending growth.  Then, we try to simplify, reduce our system into a place we can understand & master – this is the stage we call “clean”.  Last, we make & repeat every effort needed in view to keep that stage which is obviously not stable & could not exist otherwise - & we call the sum of those repetitive acts, “to clean” our plot of land.  Truly speaking, at the bottom of our mind, the impulse for so much expense of energy is our deep rooted fear of nature.  Most of us are frightened of nature's wildness & the obvious fact that it is ever changing  The prospect of a nature with such a high generosity, a high productivity, showing an unending enrichment, seems frightening to our limited minds.  In front of so huge a phenomenon, our small little self tends to disappear thoroughly.  So, as a reaction, as a protection, we had rather deny what we refuse to see, we wish to forget that we were born of Nature, that we live within such a vast universe; we wish to simplify what we see, reduce it, shrink it to a small world our small, limited mind could at long last grasp & control.  If we let plants & animals take over, who knows where they would stop?  Humus, the meeting point between life & death, scares our need for cleanliness.  Is it not full of germs, bacteria, & rotting stuff?  For the sake of so many unconscious fears, we have accepted as unavoidable, necessary so many actions & ways to fight the tireless growth energy of plants by ploughing, digging, pruning, mowing, weeding, cultivating, spraying...  We keep our fear hidden deep inside, & doing so allows us to declare that violent acts against the soil & plants are unavoidable.  In truth, through such acts, because in the end they destroy the soil's fertility, we act against the living, against ourselves, against peace & prosperity among humans.  But because we have rejected deep, under layers of consciousness our fears, our real motivations, we can even go so far as being proud of our gardening or farming traditions, proud of performing so many useless or harmful works: “See how well, how hard I worked!” we say.

1.3.4  Ces activités de l'économie fondatrices de la société.

« Vois comme j'ai bien travaillé, comme je suis dur à la tâche! »  Les ressorts intérieurs qui animèrent nos tâches étaient au fond de nous, en fi de compte l'ignorance, la paresse mentale, l'inconscience, le manque d'observation, le besoin de vigilance, la crainte de la nature sauvage, de ce qui est hors de notre contrôle, l'orgueil d'être un bon jardinier.  Ces tâches multiples du travailleur de la terre s'enchaînent l'une l'autre, s'engrennent comme une plante nait d'une graine, s'entraînent comme un train de calamités, s'enrôlent en une danse farandole.  Ne cesserons-nous donc pas?  Observons.  L'heure n'est-elle pas urgente à nous regarder dans notre rapport à la terre, dans notre absence de rapport à elle, notre nourricière, dans notre coupure d'avec le passé, le monde des minéraux, des végétaux, des animaux, dans notre coupure d'avec le futur, le monde d'une Terre où l'espèce humaine pourrait encore exister, occupant sa place parmi les autres espèces, tout à la fois, humains & nature?
Le temps est venu de nous regarder en vérité.  Observons nous, enfin.  Observons nous pourtant dans notre frénésie à agir, notre urgence de vitesse qui n'aboutissent qu'à détruire un peu plus, un peu mieux, un peu plus vite ce qui nous entoure, à construire le vide qui nous sépare les uns des autres & du cosmos.
Les actes de l'agriculture & du jardinage accomplis ce jour par tant d'humains encore sur la planète ne sont pas rendus nécessaires par le but de productivité qui est bel & bien la finalité de ces activités économiques fondatrices de la société.
Ce qui motive ces actes sont en réalité notre ignorance extrême de la nature & ses lois, nos angoisses & nos peurs devant la vie, riche, complexe, incertaine, notre imitation de l'autre & de nous-mêmes à répéter la même litanie insensée de nos mêmes actes, notre répétition mécanique exempte d'observation.  Il s'agit bien de paresse intellectuelle donc, d'une soumission à la pratique générale, de la crainte de départir, de se démarquer du commun.
Des actes que nous proclamons ancestraux nous furent enseignés & nous les reproduisons sans conscience.  La plupart pourtant furent inventés il y a peu & se répandirent au siècle dernier, avec l'industrialisation & la mécanisation de l'agriculture & du jardinage.  Des notions inexactes nous furent inculquées & nous nous y fions sans jamais interroger leur fondement.
L'heure est à prendre courage.  Agrinature propose à l'inverse, d'observer ce qui est & de s'y conformer sans jugement.  Dans la nature, les notions de bon & de mauvais, de plus & de moins, d'urgence & de lenteur sont vaines, dépourvues de sens parce que ce monde de plantes & d'animaux ouvre la place à toutes sortes d'êtres, tous différents.
Observons.  Observons, de tous nos sens, dans tous les sens, sous tous les sens du terme.  L'observation demeure libre, car en cette liberté son énergie nous est communiquée.  Quittons le devenir pour l'être.  Lorsque la nature n'est plus perçue comme l'étrange étrangère, la pourvoyeuse des maux & calamités, l'ennemie à combattre, elle redevient ce qu'elle ne cessa jamais d'être, notre alliée.  Par son aide, par notre coopération avec toutes les énergies naturelles combinées, nous pouvons produire les biens dont nous avons besoin – nourriture, bois, paysages, cadre de vie – en quantités décuplées.  A l'issue du processus de restauration de son sol qui prendra environ une dizaine d'années, une parcelle traitée en Agrinature devient aussi productive en biomasse qu'un terrain laissé aux conditions naturelles, c'est-à -dire de l'ordre de dix fois la productivité nette de l'agriculture droguée, dopée au pétrole, en cours ce jour.  La production nette est celle dont les dépenses en énergie engagées pour l'obtenir ont été dument défalquées.

1.3.4 - a paradox we find ourselves in now.

“See how well, how hard I worked!”  In truth, what motivated our doing our garden tasks were, deep inside our mind, ignorance, laziness of mind, unawareness, lack of observation, the need for alertness, our fear of a free nature that would be out of our control, our fondness for competition, the pride for exemplifying what a good gardener should be.  Those numerous tasks we think a gardener should constantly be performing are not separate from each other.  They are linked to one another like wagons in a train, every act creating the need for the next.  Why not cease at once, & so break this chain?  Let us observe.  Time has come to watch ourselves carefully, watch the way we interact with the soil, the way we have become estranged from the earth that feeds us, how much we have cut ourselves from our past, the minerals, plants, animals, & from a future where our human species could live altogether with every other, on Earth.  Let us look at ourselves in truth.
Let us observe ourselves, observe our frenzy for action, our urgency for speed.  Both lead us into destroying a bit more, a bit further, a little faster what exists around us, into creating more hollowness between one person & the next, between us & our environment.  The human sedentary society started with gardening & farming, & can develop only with the increase of agricultural productivity.  The paradox we find ourselves in now is that most of the works we perform when practising those are not really needed for that purpose.  We developed so many works in farming, not really for gaining productivity, but rather for lack of knowledge about nature & its laws, because seeing how life was rich, complex, uncertain we felt anxiety & fear, because we naturally, out of instinct tend to imitate one another & repeat over & over again the same acts, rather than pause for a few moments to watch & ponder.  We have to admit to ourselves our laziness of mind, how submissive to the general trend we appear to be, our fear of being different from the common way.  We say those actions we apply to the land are our tradition.  We learned them at a young age, through imitation, without real understanding of the consequences involved.  Actually, most of what we see as tradition are ways of work invented quite recently, along the twentieth century while agriculture developed towards using machines & chemicals.  Even if some of what we learned as youngsters were wrong ideas about nature, we tend to follow the general trend & seldom ask where they came from.  Questioning what we learned takes courage.
In Agrinature, we propose to look straight at what is in front of our very eyes, & admit what is without prejudice, without judging.  The world of plants & animals is not split between good & bad, more & less, fast & slow, because the ways in life are many & each one, each species may find a special space, a peculiar way of life.
Watch.  Watch with your senses alert, in every way possible, constantly & all along, allow the greatest freedom to the process of your watching.  There, in the freedom to see what is, a great energy lies.  Cease to become, & be!  Stop to look at nature as if it were foreign, alien, fraught with danger, our closest enemy we should fight always.  See life all around for what it is & has always been, our only & best ally.  Life is waiting to help, provided we start co-operating with its unlimited energy, waiting to help us produce the goods we long for – food, wood, scenery, environment – in plenty.  At the end of the laps of ten years needed to reconstruct the structure of its soil, a plot submitted to Agrinature will be able to provide as much biomass as nature left to itself would, & that is about ten times more than what modern farming can achieve with the false aid of chemicals, fertilisers & petrol.

1.3.5 - rituel d'un rite devenu athée - des passions indispensables à la vie -

En développant les deux notions de base, piliers de la pratique du jardinier & de l'agriculteur modernes, que sont nettoyer sa parcelle & avoir un terrain propre, nous avons montré combien elles sont peu scientifiques.  Elles ne sont en effet que peu reliées à la réalité agronomique dont le substratum devrait être les authentiques mécanismes & interactions écologiques à très long terme.  Ces deux actes ataviques, désherber, labourer, sont inscrits presque en nos gènes, car durant des millénaires, nous avons envisagé que la survie de notre espèce en dépendait.  Nous les avons appris au plus jeune âge par observation & imitation de nos parents & grand-parents.  Des gestes simples tels qu'ôter une pierre du terrain, ou arracher une minuscule herbe sans même y penser, sans même avoir l'idée de la regarder, la considérer, la contempler dans son infinie beauté, sa fragilité, sa verte tendreté, son innocence – simple parmi les simples – sont répandus dans toutes les cultures humaines du globe.  Au fil des siècles & des générations, l'agriculture & la culture se sont unies.  Dans la culture humaine se trouvent les plus belles traditions.  Les arts sont depuis toujours reliés aux deux questions insurmontables, l'amour & la mort.  L'amour & la mort dessinent le champ du spirituel, ce qui dépasse le petit égo, l'individu.  L'in-dividu est tout à la fois indivis & distinct, le tout & la partie.  Les cultures tout autant incluent les traditions du combat, de la guerre, de l'espionnage & du commerce qui présupposent une part de mensonge, ou à l'inverse, l'éthique, la droiture, la chevalerie, la musique.  Nous sommes parvenus à une époque où il est temps d'incurver, réviser les traditions une à une.  Nous avons montré au fil des quatre articles précédents que l'idée ancestrale, profondément culturelle - rituel d'un rite devenu athée – de rendre propre & nettoyer un terrain, fonde ses racines non seulement dans le terreau sombre de notre inconscient personnel & collectif, mais surtout en sa part la plus obscure, la plus animale, la plus primitive.  Elle correspond à ce que les traditions désignent sous le terme de démons, les passions humaines.  Ces passions se divisent en deux groupes, désirs & peurs.  Elles sont passions indispensables à la vie corporelle, physique.  Il est bénéfique d'éviter cependant qu'elles ne demeurent inconscientes, car nous perdrions alors la maîtrise de notre être, notre statut humain.  Avoir, jouir, paraître, se manifestent sous les deux formes, positive & négative, des désirs & des peurs.  Ainsi naquirent les six démons qui torturent le mental des humains – envie-jalousie, paresse, haine, avidité, luxure, orgueil-colère.  Ainsi naquirent les six artéfacts agricoles qui torturent les éléments de la Nature, de l'univers – labour, désherbage, engrais, traitements, taille, hyper-mécanisation.  S'engager dans la pratique d'Agrinature nous demande de prendre conscience des travers primitifs qui ont façonné la science agricole, l'ont détournée de sa forme originelle.  Cette forme consistait, reconnaissant leur suprématie, à coopérer avec les éléments, non à les affronter.
Mon espoir le plus vif est que chacun, en s'exerçant à cette pratique puisse également prendre conscience des travers primaires qui ont façonné notre vie intérieure, l'ont détournée de sa forme originelle.  Cette forme, nous la trouvons en le mouvement de libération individuelle qui meut chaque enfant, en le mouvement de libération collective qui meut chaque vieillard.  Chacun pourra alors redevenir l'enfant, tel qu'il fut avant qu'il ne commençât à imiter gran-pa au jardin!  Gran-pa peut le faire itou, puisqu'il eût un grand-père lui aussi.

1.3.5  Anyone was once a child !

We just developed the two basic principles underlying the practice of gardening & modern farming: cleaning our plot in view to obtain a clean space of land.  We showed those two ideas do not have a scientific foundation only.  A sound basis for agronomy should be the real, long term, ecological phenomenons & interactions, & we showed that ploughing & weeding have in fact a deleterious effect on a soil on the long run.  But because for millennia our ancestors have thought their survival depended on performing those two acts, ploughing & weeding, they have become so to say almost imprinted in our genes.  We learned them, most of us at a very young age through watching & imitation of our parents & grand-parents.  The simple acts of removing a small stone from the ground, or plucking out a tiny weed with no more ado, with not even a thought, without taking a split second to look at it, its beauty, its frailty, its green, tender colour, its sheer innocuousness – a simple being among simple beings – such acts seem to be very ordinary & truly speaking they appear commonly in most civilisations around the globe.  Along centuries & generations, culture & agriculture gradually merged.  Human culture includes the finest traditions.  Arts for instance question the two unanswerable subjects, love & death, opening though the spiritual field, leading us beyond the limited ego, the individual.  In the indivi-dual we find both non-division & duality, the all & the part.
Cultures expanded many traditions, such as martial arts, war, intelligence of the enemy.  The culture of diplomacy & trade for instance involve lying to a certain extent.  On the opposite, ethics, righteousness, chivalry, music are part of culture too.  Our times demand we curve, alter, survey, review one by one every tradition.
We saw along the previous four articles that the idea of cleaning a plot of land was deep rooted in our ancestry &  cultural views, in the dark soils of our individual & collective unconscious mind, the most ancient, a very primitive, almost animal layer of consciousness.  So deep are those layers they remain hard to anyone to know.
There lay the human passions, what tradition called demons.  The roots for passions can be either desire or fear.  Both are needed in view to preserve our body.  However, as long as we are not aware of their influence, capacity & energy, we stay submitted to their rule & as such, in danger of losing our human status.
Under their strict influence, we wish to have, to enjoy & to show, & those three wishes when expressed in the positive become desires, & in the negative they fuel our fears.  Every time we let those gain power, the pure mind can be affected, infected by the six demons, envy-jealousy, dullness, hatred, greed, lust, pride-anger.  I found those six passions which can take hold of our mind if we do not watch carefully, can manifest in our farming practice through the six unwanted actions - ploughing, weeding, using fertilisers, or chemicals, pruning, & the over-use of machines.  To enter Agrinature, we first need a fresh mind & look at farming & see how much agriculture became distorted along the centuries.
Originally, farming consists in co-operating with the five elements of the universe, knowing pretty well they would, could not yield to mere wish & will, & that we had rather follow their trend.  If we try & see Nature as it is, we will become fit to comprehend as the reasons for our acts being so antagonistic to the five elements, the six inner foes which take sometimes hold of our mind.  Freedom is the essence of love, & from childhood till old age we all tend to it.  To transform our vision & practice, we need to become again in relationship to gardening, the child we used to be, before we started imitating our parents or grand-parents.  Anyone can do that , for all of us were once children, I believe.

130313

1.4 *réflexion / chimères génétiques- saisons chinoises 5 p

1.4 *réflexion / chimères génétiques- saisons chinoises 5 p

1.4.4 - saisons chinoises - the chinese way - a practical way to look at seasons -

inter-saisons du printemps du 18 janvier au 4 février - de l’été du 19 avril au 6 mai

inter-saisons de l’automne du 22 juillet au 8 août - de l’hiver du 22 octobre au 8 novembre

  par convention dates 2013 Tao influence céréales Veda
inter-saison 18 janvier 23 janvier enracinement humide terre trèfle  
printemps 4 février 10 février semis vent tallage mère terre tigre
Inter-saison 19 avril 22 avril enracinement terre lotier  
été 6 mai 10 mai maturation chaud feu montaison père ciel serpent cobra
Inter-saison 22 juillet 19 juillet enracinement terre moisson  
automne 8 août 6 août récoltes sec air semis disciple singe Hanuman
Inter-saison 22 octobre 16 octobre enracinement terre tallage  
hiver 8 novembre 3 novembre entrepos froid eau feuille départ cochon éléphant Ganesh

A la différence des saisons communement acceptées en Europe qui transcrivent la position de la terre en sa course à grande vitesse sur l'orbite ellipse autour de l'étoile soleil,

celles de Chine sonnent le tempo du cycle en silence des plantes & des arbres en climats tempérés.

Les climatologues le savent & calent le début des saisons non pas le vingt du mois, mais le premier de ce même mois, sachant que les trois décades qui précèdent sont une phase de transition.

Février par exemple peut être froid & c'est ce froid même qui déclenchera de nombreux phénomènes en la physiologie des tiges, fleurs & bourgeons.  Il est donc de bon sens de l'inclure dans la saison printemps.

130313

2013

new moon   full moon   new moon   full moon   new moon   full moon  
11 janvier 21 h 27 janvier 06 h 10 mai 02 h 25 mai 06 h 5 septembre 14 h 19 septembre 13 h
10 février 08 h 25 février 21 h 8 juin 18 h 23 juin 14 h 5 octobre 03 h 19 octobre 02 h
11 mars 21 h 27 mars 10 h 8 juillet 09 h 22 juillet 20 h 3  novembre 01 h 17  novembre 10 h
10 avril 12 h 25 avril 22 h 6 août 24 h 21 août 04 h 3 décembre 14 h 17 décembre

16 h

1.4.3  Prana énergie subtile - listen to the vibration in the air !

Le tambourin  du crachin sur son visage,

le murmure inaudible du ru juste rené à la Terranche,

le silencieux hurlement du vent dans les cimes défeuillées :

ceux dont l'oreille par don perçoit ces sons peuvent ouvrir l'âme à la félicité.

Ils sont l'expression même du silence, la voix qui parle à tous sans répit

& que nous n'entendons que trop peu.

Revenus en ville ...

les moteurs pulseurs dans les conduites de ventilation forcée

les compresseurs, les climatiseurs, les pistons des combustions internes

détériorent dégradent la qualité du prana

énergie de la vie subtile qui nous donnait vigueur, envie & idées.

 130222

1.4.1 - des tomates rouges en Antarctique - at war with nature

Au début de l'idée de fabriquer des plantes organismes génétiquement modifiés - OGM - les géniaux ingénieurs nous promirent de nourrir gratuitement les pauvres, faire pousser du blé au centre de gravité du Sahara & des tomates pour nourrir les bébés phoques sur la banquise antarctique.

Quarante ans plus tard, nous disposons de deux sortes de plantes OGM en agriculture, celles qui fabriquent d'elles-mêmes de l'insecticide; d'autres qui résistent à un herbicide & qui par conséquent seront autant que faire se peut désherbées au moyen du dit produit de synthèse.  En Amérique du sud, l'épandage est réalisé à ce que j'entendis, par avion.

Au réseau semences paysannes, le point de vue adopté est aux antipodes de ce mode de faire, se rapprochant de l'humilité du non-faire.  Les tomates sont des aliments Yin qui ne sont vraiment utiles au corps que quand il fait très chaud.  Désirer les adapter aux régions froides est œuvrer à l'encontre des règles de bonne nutrition.  Il est des mils en voie d disparition capables de végéter - c'est-à-dire, pour une plante, vivre - avec de l’ordre de trois cents millimètres d'eau.  Nous pourrons réhabiliter ces mils plutôt que de trafiquer les gènes des blés.

Je crois que le génie génétique peut avoir des usages en laboratoire, mais surtout pas en plein champ, car la poussière de spermatozoïdes qu'est le pollen vole à travers les continents & au dessus des océans de la même manière que du loess de l'Afrique déboisée retombe d'abondance en Eurasie, mouvement d'érosion là & sédimentation ici illustrant la phrase, "A ceux qui n'ont rien, le peu qu'ils ont leur sera ôté & ceux qui ont auront d'abondance."  En vue de reboiser les déserts, les transformer en bocages, nous commencerons par irriguer nos cœurs arides.

Nous savons que lorsque nous absorbons de la nourriture, le corps est capable parfois de subtiliser un peu de l'acide désoxyribonucléique - ADN - c'est-à-dire un peu du code génétique à cette même nourriture pour ensuite l'intégrer à son propre génome.

Cette capacité supplémentaire à la digestion ordinaire est une des voies parmi les nombreux processus qui contribuent aux phénomènes de coévolution des espèces.  Il explique par exemple que les habitants de l'Asie extrême digèrent mieux les protéines du soja, du fait que leurs ancêtres connurent de temps immémoriaux cette plante comme nourriture.

Une expérimentation fut menée de donner des plantes OGM à des souris pendant une période soutenue au détriment de leur santé.

Manger des plantes poussées parmi de l'herbicide ou produisant de l'insecticide ne semble pas une voie de raison.  Le plus grave en la matière à mes yeux est la mort du sol que ces pratiques induisent.

Nouvel arrivant en Limousin, je bus pour un temps l'eau de la source en amont de la ferme & faillis en mourir.  Les voisins, sachant ce qui s'y déversait par lessivage de leur jardin à chaque pluie, me laissèrent faire sans objecter, observant du coin de l’œil combien de temps je pourrais survivre à la potion amère.

Lorsque nous mesurons la productivité  des plantes OGM, nous la trouvons légèrement inférieure à celle des mêmes plantes au génome non modifié par introduction de gènes étrangers.  J'en déduis que les compagnies marchandes de semences & produits chimiques qui les fabriquent, jamais vraiment ne cherchèrent à réaliser ce qu'elles prétendaient faire : les plantes OGM en agriculture ne sont bénéfiques ni au producteur qui doit les acheter & ne pourra les resemer, ni au consommateur qui s'empoisonnerait à les manger, ni à la nature qui devra absorber la rémanence des substances de synthèse produites ou utilisées dans les modes de culture ad hoc.

inspiré par les mots de Jacques Testard, la Tête au carré, France Inter - 130222

Commentaires, Yann, 19/06/2012:

"Avec les ogm, les insecticides sont présents dans chaque cellule des plantes & cela représente des quantités 10 000 à 100 000 fois supérieures à l'hectare, par rapport aux insecticides traditionnels.  Les consommateurs en absorberont donc beaucoup plus." C. Bourguignon.
On devrait utiliser l'expression "chimères génétiques" plutôt que ce sigle qui en fait joue le jeu.  Techniquement personne ne sait modifier un génome, tout ce qu'on sait faire c'est le violer brutalement : ce sont des infractions génétiques.

Comme tu l'as expliqué, tout le vivant échange constamment sa mémoire historique ("adn"), et aussi par le biais des virus.

On ne peut évidemment pas présenter cet accordage génétique parfait comme un argument pour le désaccord, à moins d'être inique.

le 20/06/2012 :
Trop de mensonges, à la fois de la part des personnes en faveur des OGM, & de ceux qui se posent sn contre envers les OGM - les 2 partis se disputent à coups de mensonges médiatiques médiatisés.  A qui peuvent profiter toutes ces paroles fondées toutes sur la haine & le venin, la gloire pour chacun? le pouvoir? le totalitarisme des uns & des autres? la négation de notre libre arbitre?  Où demeure la paix?

marssfarm le 20/06/2012:

La première fois que j'ai ouï sur BBC channel 4 des personnes opposées à l'introduction d'un gène différent dans une cellule, je me suis dit en moi-même que les écolos étaient souvent réactionnaires, prompts au conservatisme.
Puis, en suivant le débat, fut évoqué le gène Terminator qui rend ces semences non reproductibles. J'ai compris lors que leurs promoteurs cherchaient surtout à faire de l'argent, rien d'autre.
Le réseau semences paysannes prend la question à l'inverse en donnant & échangeant les semences.
En fait je réalise que cet article est hors sujet du blog, puisque y sont repris les arguments d'une personne que je ne rencontrai pas.
La paix viendra lorsque je n'écrirai plus qu'au sujet de ce que je connais sans intermédiaire.
Yann le 20/06/2012:
Aucun problème ici. La haine du vice et la colère face à un vol sont des réactions saines et légitimes.  Il est effectivement aberrant d'être pour ou contre les chimères génétiques.  Il est par contre vital d'être lucide sur leurs tenants & aboutissants.

1.4.2 -  un fort à bras ! - epigenetics

Le coureur cycliste Lance Armstrong nous permettra de clore ce chapitre inopinément ouvert au sujet des chimères génétiques.  Il participa huit fois au tour de France & le remporta en sept occasions. Il avait l'habitude peu commune d'escalader la côte cheminant sur le mont Ventoux assis sur la selle de son vélo sans jamais s'en soulever, comme vous boiriez un thé au salon.  Je suggère que cet homme devrait être nommé docteur honoris causa en science, car par ses performances remarquables, il démontra la suprématie des gènes sur tout autre facteur que des hypothèses soulevées par d'autres chercheurs suggéraient - une éventuelle part active de l'épigénétique ou de l'environnement dans le déterminisme de nos capacités.

C'est en effet de ses aïeuls directs que l'homme Armstrong hérita des caractéristiques physiques & mentales hors du commun.  Louis son grand-père, fameux trompettiste noir américain sans doute lui transmit la vaste capacité pulmonaire qui lui permettait de pédaler vite & loin sans jamais s’essouffler!  Nous pouvons supposer aussi que Neil son père, premier humain à avoir jamais posé le pied sur la lune lui avait légué cette aptitude surhumaine qui lui était particulière à s'abstraire de la pesanteur qui d'ordinaire pèse sur nos épaules.  Ces deux traits de caractères sont nécessaires & suffisants il me semble pour confirmer le théorème énonçant que les victoires d'Armstrong s'expliquent avant tout par la haute qualité de ses gènes.

ps : Je reçois à l'instant un message m'indiquant que Lance, Neil & Louis n'ont en fait aucun lien de parenté - notre hypothèse s’effondre donc!

---

Pour revenir à un sujet plus proche de nous, j'observe chaque jour au jardin des convergences morphologiques entre plantes commensales d'espèces éloignées.

Lorsque deux plantes poussent ensemble au même endroit, elles tendent à se ressembler en ce qui fait penser à du mimétisme.  La forme de la moins adaptée aux conditions écologiques du lieu donné tend vers celle de l'autre.  Tout se passe comme si chaque environnement déterminait une forme qui lui correspond vers laquelle les espèces convergent.  Cette phrase cependant n'est pas complète, puisqu'il y a en même temps une diversité de formes. Chaque forme au sein de cette diversité obéit aux critères d'une niche écologique spécifique en le lieu considéré.

Nous sommes en présence de deux forces opposées.  D'une part la pression exercée par le milieu pousse les êtres qui l'habitent à la ressemblance & à l'inverse, le rôle particulier qu'une espèce va jouer en ce lieu la tire vers une différenciation.

Les personnes qui vivent proches se ressemblent aussi, mais notre perception forcément dans ce cas n'est pas vraiment objective. Pourtant, à la fin nous sommes frappés, parfois même effrayés de ces ressemblances.  Ce qui peut nous inquiéter en ce qui concerne les humains est dù au fait que d'une part, nous supposons exercer un relatif contrôle de la direction de nos vies personnelles & au constat que par ailleurs avec le temps des points de non-retour peuvent être franchis au fil de cette vie.

Dans la nature, le point de non-retour est fort rare.  Il se nomme apparition d'une espèce néo-formée.

D'abord, une sous-espèce se constitue, qui peut être nommée cultivar, variété, race.  Ensuite, si la différenciation s'accentue & dure, une nouvelle espèce naitra.  La frontière est franchie lorsqu'il n'y a plus compatibilité en matière de reproduction.  Pourtant, les humains parviennent à croiser avec succès même des espèces différentes.  Les dix espèces courantes de chêne en France s'hybrident tant qu'il est souvent difficile de trancher.  Un sylviculteur ou un scieur cependant savent les différencier au plan pratique.

Mêler éthique & génétique, voir dans la nature une projection de nos perceptions mentales nous procure une forme de satisfaction, de sens d'appartenir à un monde plus grand que nous.

Le faire nous fait entrer en un domaine dangereux & les membres émminents du RSP me montrèrent l'erreur de se laisser aller à ce travers.  J'en suis revenu donc à deux constats que je m'efforce de garder distincts.

D'une part, le monde qui nous héberge est toujours plus complexe que ce qu'il paraît.

D'autre part, le sens éthique en chacun est inné, & nous en trouvons confirmation dans le sens éthique de notre vis-à-vis.  Certes, l'expression en sera modelée par la culture d'un individu donné.  A l'inverse, un corpus commun à tous se révelle par confrontation des différentes cultures.

Le dernier constat qui pourrait annuler tous les précédents, c'est que même en matière de culture, les forces naturelles s'expriment.  Si des sociétés par le passé ont tolèreré l'inceste sans retenue, elles finirent par dégénérer du fait que la vie se manifeste avec plus d'intensité aux points de contact entre milieux qui diffèrent.

De toutes ces considérations, nous tirons deux points.  Ce qui nous scandalise surtout en matière de plantes GM ou chimères génétiques, c'est le vol d'un capital commun bâti par dix-mille générations d'agriculteurs au profit de quelques groupes financiers.

Ainsi que le montre la fin de cet article, les gènes que nous avions crus tout-puissants au siècle révolu riche de génocides fameux qui touchèrent les trois continents d'Afro-eurasie, ces gènes ne sont qu'une partie de l'expression de la vie.  La plus grande part de notre génome nous vint de virus.  Une grande part également nous fut léguée par des bactéries.  Si nous voyions cela, la peur des maladies en nous pourrait diminuer - sans abaisser toutefois la vigilance de rigueur!

Les gènes sont importants, mais les considérer en eux-mêmes n'a pas de sens.  Au regard de l'histoire de la planète, les fabricants de plantes GM ne seront qu'un instant fugitif.  Leur action ne sera pas sans conséquence, mais la vie est plus forte.

 to be continued...  130313

Commentaires de Yann le 22.06.2012:
Au fait si on voulait respecter cette méthode de clairsemage, on pourrait aussi le faire pour le trèfle, chaque graine pouvant donner un buisson de quelque 40 cm de diamètre.

1.4.0 - la bête de somme & l'agriculteur - Dmitri Mendeleïev

Pourquoi la connaissance scientifique a-t-elle toujours dix ans de retard sur celle des personnes de terrain?

Est-il besoin d'un scientifique pour nous dire que l'amiante ou le plomb sont des métaux lourds & toxiques de ce fait?  Dmitri Mendeleïev le déclara il y a un siècle & demi.

Lorsque l'industrie nucléaire sera enfin déclarée décadente, nous verrons des publications de science pour nous rappeler que l'uranium est lui aussi un métal lourd, savoir disponible dès l'origine.

Pourquoi les abeilles meurent?  Tous les paysans le savent.

Un apiculteur tenait des ruches auprès d'un champ.  Il demanda à son voisin au cas où il aurait voulu traiter le champ le matin de l'en avertir auparavant, afin que l'éleveur d'abeilles puisse tenir les ruches closes & protége ainsi les butineuses.  L'agriculteur traita un matin sans avertir l'apiculteur & les abeilles moururent toutes.  Elles aiment à boire la rosée sur les feuilles des plantes & ce matin là, la rosée était nourrie d'un cocktail d'insecticides dont la caractéristique première est d'affecter le système nerveux.

Cette histoire révèle que nous sommes au plan spirituel gravement malades.  Le spirituel est un commun ainsi que l'air, l'eau, le sol & l'énergie solaire.  Nous voyons de ce fait le lien entre la pollution des éléments dont notre corps est un agencement remarquable & la carence dans le domaine spirituel qui régit nos rapports à l'autre dont le corps social est tissé.

L'agriculteur sait & n'écoute pas son voisin.  Abruti par le ronron du tracteur, il n'entend plus la voix de l'homme.  Formaté par l'école agricole, il ne perçoit plus le signifiant dans les mots de ceux qui parlent.  Saturé par trop d'information, il ne sait plus distinguer le futile du vital.  Embarqué sur les rails de la technique, il oublie que son ouvrage touche au vivant & que le vivant est tout à la fois un & multiple - notion impossible à saisir par le mental rationnel.

Le scientifique aussi sait pourquoi les abeilles meurent, mais il justifiera son salaire en prenant le temps de le démontrer.  La démonstration prendra dix ans.  La décision politique qui devra en découler prendra dix ans encore.

En cela nous voyons que la modernité est un leure.  Nous sommes des bêtes & seule la conscience pourrait nous sauver.

inspiré de "CO² mon amour" Denis Cheissoux - France-Inter - 131106

1.5 - le temple & l'idiot - active contemplation - 5

1.5.1 - le temple & l'idiot - active contemplation -

 

Les écologistes lancent l'alarme de l'intoxication du phytotron qu'est notre planète.

 

Vous pouvez réaliser un phytotron très simple.

Il vous est besoin d'une ou plusieurs plantes dans du terreau & d'un aquarium de verre sphérique.

Arrosez le pot normalement, puis retournez la cloche de verre sur l'assiette qui le contient.

La plante peut vivre ainsi sous cloche fort longtemps. Le carbone qui la nourrit sera fourni par les bactéries qui décomposent l'humus du terreau & par la respiration d'un éventuel lombric ou de quelques collemboles.  L'eau évaporée par le sol sous l'action de la lumière & transpirée par la plante sous l'effet de la chaleur, se condense sous la cloche & retourne ainsi à la terre.

Les parties trop âgées de la plante s'élagueront, retournant par ce moyen au substrat du sol aussi.

 

La Terre est un phytotron.

Tout toxique introduit dans son écosystème y est recyclé.

La probabilité ainsi qu'il se retrouve un jour dans nos estomacs est élevée.

 

Les toxiques sont de deux ordres : des métaux lourds tout d'abord que leur masse gardait en sous-sol & que les humains sont capables d'extraire - des molécules de synthèse ensuite qui, même lorsqu'elles sont produites en imitation de substances naturelles possèdent un caractère chimique.  Les molécules organiques en effet sont de type gauche uniquement, tandis que les synthèses produisent en parts égales des molécules des deux types, images dans un miroir l'une de l'autre & dont la moitié est étrangère au monde vivant.

 

La capacité d'adaptation du vivant est infinie & de ce fait notre planète qui en est parvenue à sa mi-vie, n'est pas en danger.

 

En revanche, il apparait par cet illustration que nous fournit le phytotron que si nous intoxiquions notre milieu plus vite que sa capacité d'auto-épuration, nous moissonnerons au bout d'un temps donné, des maladies & partant, un déclin progressif de notre vitalité.

Nous pouvons émettre de ce fait l'hypothèse que la civilisation d'occident qui inventa la plus grande part des sources de pollution se trouve en ce qui la concerne réellement en grand danger.  Le faible nombre de la jeunesse en Europe & l'incapacité des décideurs politiques à lui offrir des perspectives sont des signes clairs & persistants de ce symptôme.  La Chine & le Japon de faible taux de natalité aussi & fameux pour un usage grandiose de toutes les technologies, peuvent être inclus dans ce groupe des peuples nordiques trop industrieux.  Les américains du nord semblent s'y rattacher également.

 

L'excès d'industrie - au sens d'une activité mentale qui nos pousse à faire tant & plus de nos mains - se rattache au faire.

 

Travailler est utile pour peu que cette activité ne s'équilibre par des contemplations & méditations au moins pour part égale en temps ou en intensité ou les deux, aux temps & efforts consacrés à l'ouvrage.

 

Le non-faire survient lorsque nous agissons en un être - une façon d'être - de méditation

ou pour le moins en contemplation de ce - le milieu - qui nous entoure & nous accueille.

La terre est un temple & mon mental sait se faire silence.

130331

1.5.2 - sans apport extérieur autre que la lumière du jour -

 

A l'instar du phytotron, écosystème simplifié, nous pouvons réaliser un aquarium sur le même modèle.

 

L'aquarium doit être assez grand pour un petit poisson d'eau douce & une algue de mare sera plantée dans le sable déposé au fond du bocal.  Le petit poisson se nourrit de l'algue & ses déjections fertilisent à leur tour le sable.  La photosynthèse de la plante oxygène l'eau pour que le poisson y respire.  L'eau contient naturellement assez de carbone dissout pour que l'algue puise l'y puiser sa substance première.

 

Si les proportions entre le volume de l'aquarium & la taille du poisson sont justes, le système peut fonctionner longtemps sans apport extérieur autre que la lumière du jour, si le bocal est situé près d'une fenêtre.

 

130804

1.5.3 - respirer enfin en premier de l'air normal !

 

Nous achetons de l'eau de source en bouteilles de matière plastique.

C'est dire le souci que nous prenons d'une pureté minimale de ce que nous ingérons.

 

En ce qui concerne l'air que nous devrons inspirer, nous sommes en revanche moins pointilleux...

 

L'automobile fut inventée en un temps - il y a deux siècles - où elle était seule sur la route.  Lors, le tuyau d'échappement des gaz de combustion fut - c'est judicieux - disposé de manière à ce que les fumées soit disséminées à l'arrière du véhicule.

 

Ce jour, nous voyons la plupart des voitures disposer de quatre sièges au moins, bien que le plus souvent elles ne transportent qu'une seule personne.  Si nous étions plus précis, nous dirions qu'elles ne transportent personne, puisque le seul passager en est le conducteur qui se transporte de ce fait lui-même.  Nous pourrions en l'occurence les nommer ego-mobiles.

Il semble pourtant que les constructeurs de ces autos feignent de ne pas prendre note du phénomène, puisqu'ils semblent devoir s'entêter à attribuer à jamais quatre places au moins aux véhicules qu'il fabriquent.  Ce jour donc, nous voyons la plupart des ego-mobiles défiler en file indienne & l'échappement de l'un de ce fait rejetté au nez des conducteurs passagers de ceux qu'il précède.

 

Compte-tenu de cette conformation du trafic, seul le premier chauffeur respire de l'air normal,

de l'air frais non mêlé de gaz brûlés ...

 

C'est pour cette raison que je roule si vite : afin d'être le premier de la file ... (!)

 

130311

1.5.4 - brillance du solstice - a power -

 

Quelques heures avant de toucher le jour le plus court, la nuit la plus longue, fin d'une année, d'un temps, à en croire la beauté des bourgeons en attente, en devenir, fin & début, nous confirme la vie toujours présente sous-tendue, même si d'apparence le végétal offre, sommeil, sa gestation pour honorer l'an neuf.

Douceur, brillance tout en rondeurs, forces contenues ou avec piquant la nature attend sereine, confiante, la prochaine saison d'affirmer en multitude d'expressions la ronde des astres.


Geb - NoutTERRE d'expérimentation, site d'observation, de préservation et d'échange -http://www.gebnout.fr - Baffour 43160 La chaise Dieu

 

1.5.5 - yin à la racine de yang - an alternative between virile auto-destruction & non-violent energy -

 

Adolescent, Henri Kissinger fuit la Germanie où la mort était propagée par le collectif des Nazis.

 

Plus tard, il contribua à son tour à propager sur l'Indochine une mort tout aussi terrible sous la forme des défoliants qui tuent en un seul passage les arbres, les plantes, les animaux, les enfants, les femmes, les vieillards & les blessés en même temps que les combattants valides.

Il fut plus tard encore nommé au prix Nobel de la paix.

 

Le bras armé de la destruction du Vietnam était la compagnie Monsanto.

 

A l'instar de la radioactivité dont l'effet se poursuit longtemps après un accident ou une guerre, l'effet des toxiques défoliants répandus alors perdure jusqu'à ce jour.

En matière de mort à grande échelle, les ingénieurs de cette pieuvre sont des experts.  Le dragon, la bête immonde fait commerce d'herbicides & de chimères génétiques.  Ce qui est surprenant est que les trois quarts des jardiniers & des agriculteurs utilisent leurs produits & semences toxiques.  Ils arrosent leurs propres terrains de désherbant avant les semis des plantes qu'ils consommeront ou - ce qui est pire - vendront.

 

Je connais très peu de personnes qui n'aient jamais usé de ces toxiques promus par des publicités osées.  Le seul fait que la société qui les vend ait un passé fameux de meurtrière devrait nous conférer de la circonspection pour le moins, de l'enquête pourquoi pas, de la méfiance par surcroît, de la répulsion pour leur amoralité ou même de l'horreur au regard de leur cynisme.

 

De ce constat au résultat étonnant, il faudra déduire nécessairement que l'herbicide qu'ils consomment a déjà ramolli le cerveau de ces nombreux clients, puisqu'ils lèchent la main de ceux qui les frappent.

 

Pour ma part, comme Diogène, je cherchais un homme, une personne que caractériserait la vérité, la vertu, la virilité, mais je réalise soudain que la langue choisit d'offrir à ces valeurs - vertu, virilité - un genre différent.

J'y vois le signe que désormais les valeurs féminines seront le chemin en grande part de la réponse à la question car en ce ce domaine, ce qui nous manque le plus est la mobilisation & la confédération des énergies,

toutes valeurs que les femmes maîtrisent par préférence.

131221

1.6 - banal pouvoir du quotidien en éthique de vie - 6 2p

1.6 - banal pouvoir du quotidien en éthique de vie - 6 2p

Le lupin blanc se comporte au champ comme un soja.

Il craint le calcaire actif présent dans le sol & ne convient bien qu'en sol légèrement acide. - chapter 17

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Se laver les mains est un des plaisirs simples de la vie.

Adolescent, il inventa une méthode pour les laver d'un verre d'eau.  Ouvrez le robinet d'eau froide juste un peu quelques secondes pour humecter vos mains.  Saisissez le savon un instant, puis reposez-le sur un point sec, drainé.  Savonnez-vous environ une minute, chaque main massant avec soin toutes les anfractuosités de l'autre.  Ouvrez à nouveau un mince filet d'eau pour vous rincer.  Rincez aussi le bouton du robinet, y versant un peu d'eau d'une main avant de le fermer.  Ainsi le savon demeure sec.  Ainsi le robinet demeure propre.  Dans la nature, on peut utiliser une bouteille glissée entre les genoux fléchis en la position d'un skieur de descente.  En se relevant doucement, l'eau coule de la bouteille sur les mains.  Dès que l'on fléchit à nouveau la position, elle cesse de couler.

Ces deux méthodes simples nous permettent de nous laver les mains avec le minimum d'eau qu'il est possible.  En son âge de raison le plus précoce, il éprouva le besoin de les définir selon cinq motifs simples.  Le souhait tout d'abord d'accorder nos actes à nos pensées pour que la vie garde sa cohérence, retrouve le naturel qui lui échoit.  Les petits gestes du quotidien sont importants à cet égard puisque nous les répétons toujours, qu'il nous est de ce fait aisé de les accomplir avec conscience & d'en améliorer notre pratique ce faisant.  Il apparait enfin qu'ils importent au plus haut point lorsque nous mesurons l'impact de la somme de ces infimes actions de chaque jour par tout le monde.

Les définir le faisait accéder à l'éthique, lui permit d'entrer en un comportement adulte, lui donnait d'offrir un service simple à la communauté des humains en leur relation à la nature, & dessinait déjà la ligne de conduite de nos vies à venir.

 

1.6.3 - banal pouvoir du quotidien en éthique de vie - 131223

 

1.7 recycler les métaux & autres substances de synthèse 2 p

 

une prairie céréale assez pauvre en ce printemps 13 devant une terrasse que l'eau reconstruit - chapter 10

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Merci de vos commentaires de ce blog.  S'ils sont de paroles justes, riches, fertiles, ils seront ici édités, car en la tradition orale, nous avons besoin d'un répondant pour élaborer notre pensée.  Hors de ce dialogue, les êtres des bois dont je fus dès la naissance - la soucoupe venue de Mars tomba en un bosquet - agissent sans pensée, ce qui mobilise cent fois plus de neurones que la vie en la cité des corruptions du corps & de la tête.

 

En suite d'une journée passée à déambuler sur un terrain de sol, au soir à la veillée, ils palabrent, élaborent des plans tirés aux étoiles.  Le groupe exprime son consensus, crie que ce qu'ensemble ils ressentent sera.

 

Le dialogue est un échange entre deux, qui se réverbère dans le cercle autour du feu.  Le foyer de centre gris active, attire la langue de feu, l'esprit descendu sur la tête du sourd.  Les chefs naturels seront les zèbres, hypersensibles, égocentrés jusqu'à qu'ils réalisent.  Fukuoka me donna force & douleur.  J'acceptai la flamme transmise.

L'avenir est de nos paroles à venir, car la vibration crée.

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Lorsque j'étais enfant, les surfaces que volent les autos me scandalisaient : tant de parkings, routes & bas-côtés où j'aurais pu planter des arbres ou semer des carottes !  C'était un temps où l'essence fleurait le plomb, les freins exhalaient de l'amiante & l'électricité prospérait en uraniums.  La question que posent les industries réside surtout en leur usage des métaux lourds qu'il est toujours difficile de recycler & des substances de synthèse que par définition même la vie se refuse à reprendre sans dommage en les circonvolutions de ses cycles.  Elle les reprend avec dégats.

 

Le carbone n'est pas un toxique.

A la modification des climats les espèces du vivant s'adapteront ainsi qu'elles le firent depuis quarante millions de siècles.

 

Pourquoi lors nous préoccupper surtout en ces deux questions ?

Ils sont les signes que nous ne saurions échapper au destin de progrès que nous voulons écrire.  Progrès signifie avancer.  La pollution de l'atmosphère & le réchauffement du globe qu'elle induit pourront engendrer d'autres migrations, des inversions en matière d'économie, des transformations en géopolitique.

Par nature mon corps n'aime pas les polluants & c'est là l'idée surtout qui me guide & me guida.

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Notre quête des maîtres est une voie de recherche vers le maître intérieur, le seul valable.  Fukuoka était de cet avis & rejetait la spiritualité formalisée.  Cela nous évoque Krishnamurti.  Dans le blog, nous entendons les maîtres au sens des arts martiaux, au sens d'un ou une centrés qui possèdent la maîtrise d'un art de la vie & partant, peuvent le transmettre.  Je crois à la transmission directe de personne à personne à la manière qu'utilisent les virus & bactéries, nos ancêtres.

 

Fukuoka me mit en garde mais sur ce point, je ne l'écoute point & j'écris des textes de spiritualité dans  le blog.  Les ignorer serait de la part du lecteur obéir à l'injonction de Masanobu, l'ami.  Ils me sont une protection que j'utilise en invoquant ce qu'il m'interdit de dire, exprimant qu'en fin d'histoire le but de toute démarche sera, réaliser notre être.  En ce sens les deux messages - le sien & le mien - auront passé.  A qui est repus, le met semble superflu.

 

1.6.1 - recycler les métaux & autres substances de synthèse - 140117

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Les ingénieurs conceptualisent les automobiles selon trois fonctions de lignes divergentes

- comme véhicule,

comme espace d'habitation

& comme objet de représentation en la société.

En la satisfaction des deux derniers aspects, le poids de l'objet se voit accru, ce qui est contradictoire de la fonction première officiellement déclarée, se déplacer avec célérité & en une modeste dépense d'énergie.

 

Il y a cinquante ans les voitures pesaient environ une tonne.  Leur poids moyen tend désormais vers un doublement de cette masse qui était déjà fort excessive compte-tenu du peu qu'elles transportent - une personne, parfois deux, plus quelques kilogrammes de bagage.

Il s'agit à l'évidence d'un régrès technologique ou pour être plus précis

de la soumission de nos technologies & techniques à notre part irrationnelle,

puisque c'est l'irrationnel qui fait commerce.

 
1.6.2 - un régrès de technologie - 140210

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Les premiers êtres vivants à réaliser la photosynthèse furent des bactéries apparues il y a quatre milliards d’années environ.  Un demi milliard d'années plus tard, apparurent des êtres aquatiques, les cyanobactéries, appelées aussi algues bleues.  Ce ne sont pas des algues, mais des organismes unicellulaires sans noyau.

 

Les algues rouges ou rhodophycées sont des espèces presque toutes pluricellulaires, marines, vivant fixées aux rochers ou aux coquilles des mollusques presque exclusivement dans les eaux salées.  Elles ne contiennent que de la chlorophylle A & d’autres pigments.  Le groupe comprend la duse ou goémon à vache, la mousse d'Irlande & les trente espèces du genre Porphyra, dont oni-amanori Porphyra dentata, asakusa-nori Porphyra tenera, susabi-nori Porphyra yezoensis & l'algue rouge comestible Porphyra perforata.  Au sous-embranchement des floridées appartiennent les genres Gelidium, Pteroclaida & Glacilaria dont on extrait l'agar-agar ou gélose kanten, l'équivalent végétal de la gélatine.

Les algues brunes ou phéophycées sont des espèces à la structure nageuse vivant dans la mer, en eau douce ou sur le sol humide. Elles pourraient être à l’origine du règne animal.  Leur pigment dominant est la phycobiline qui leur donne une coloration vert olive brunâtre ou marron qui leur permet d’utiliser la lumière solaire diffuse en profondeur sous l'eau.  Le thalle du varech Macrocystis pyrifera peut atteindre jusqu'à 70 mètres de long.  Elles vivent dans les mers froides & tempérées fixées au fond rocheux à l'exception des sargasses qui prolifèrent dans les mers chaudes.  Plusieurs espèces présentent des vésicules remplies d’azote qui leurs servent de flotteurs.  Le Fucus vesiculosus & le Fucus serratus sont abondants sur les rivages des mers.

Les algues vertes ou chlorophycées vivent surtout dans les eaux douces ou saumâtres y compris les mares temporaires. Il en est qui atteignent un mètre. Elles comptent des espèces terrestres.  Répandues dans le monde entier, on pense que les algues vertes sont à l’origine des plantes supérieures & terrestres. Leur pigment dominant est la chlorophylle.  De formes & tailles variables, elles peuvent être microscopiques unicellullaires comme la chlorelle, Chlorella vulgaris utilisée comme complément alimentaire, ou pluricellullaires, en forme de lames plates, comme la laitue de mer Ulva lactucabien connue des pêcheurs à pied & consommée en salade dans les pays nordiques.  D’autres sont en forme de filament, comme Enteromorpha intestinalis.   Ces algues qui vivent dans des eaux peu profondes prolifèrent en présence de pollution organique ou de nitrates, se multipliant au point de provoquer des marées vertes.  Elles sont de ce fait connues comme de bons indicateurs de pollution par les nitrates.

Dans le groupe des protocalles on trouve des algues aux cellules isolées qui couvrent d’une poudre verte l’écorce des arbres, la surface des roches ou vivent en symbiose sur le poil de certains animaux comme les paresseux.

Le groupe des confertales comprend des algues dont les cellules sont groupées en filaments linéaires ou ramifiés, parfois en thalle lamelleux comme l’Ulva laitue.

Les siphonales sont caractérisées par leur thalle formé d’une seule cellule allant d’un bout à l’autre de la plante sans cloisons avec de très nombreux noyaux & chloroplastes.

La reproduction des algues vertes est à la fois asexuée & sexuée.  Dans une population d'apparence homogène, il est des individus haploïdes & d’autres, diploïdes.  La plupart des algues vertes ont une saveur délicate très appréciée en Asie, fraîches ou séchées.  Elles peuvent être incorporées dans les soupes, les salades & les pains, servies avec le poisson ou le tofu ou utilisées en infusion.

Les laitues de mer - Ulva lactuca Ulva fascuata - ressemblent à des feuilles de laitue.  Au Japon, elles sont séchées & pressées en feuilles minces à l'apparence de papier nommées nori qui sert pour enrouler du riz & du sushi.  On le fait aussi griller pour l'utiliser en flocons à saupoudrer.

Les caulerpas, appelés raisins de mer à cause de leur forme ont aussi un goût de laitue, mais ressemblent à des vignes sous-marines avec une alternance de projections qui ressemblent à des feuilles & des grappes vertes qui ressemblent à des raisins.  Ce sont les plus gros organismes unicellulaires au monde : toute la grappe & son feuillage ne forment qu'une seule cellule.  Pour la récolte, il faut prendre l'ensemble, si vous ne récoltez qu'un seul raisin, il va se vider de son contenu cellulaire.

Les characées par certains traits se rapprochent des algues vertes mais ressemblent aussi à des plantes plus évoluées comme les mousses.  Plusieurs botanistes préfèrent en faire un groupe à part.  Les organes reproducteurs femelles visibles à l’œil nu, ne contiennent qu’une seule cellule.  Les organes mâles, de taille semblable, sont arrondis, de couleur rouge & produisent plus de trente-mille gamètes microscopiques.  Sans fleurs, elles vivent dans les eaux claires, y constituant une zone de végétation comme une prairie submergée jusqu’à quinze mètres de profondeur sur le fond vaseux ou sableux des lacs, des étangs & des anciennes carrières inondées ou même dans les eaux saumâtres, ancrées au fond par des filaments jouant le rôle de racines.  La tige dressée porte des verticilles de rameaux très courts garnis eux-mêmes de rameaux minuscules incrustés de carbonate de chaux qui les rendent rudes au toucher comme des prêles que leur forme évoque.

  unicellulaires chlorophylle marines littorales lacustres terrestres comestibles
bactéries procaryotes parfois          
cyanobactéries procaryotes chlorophylle          
algues rouges parfois A fixées   parfois   parfois
algues brunes   secondaire flottantes fixées parfois parfois  
algues vertes parfois principale   littorales lacustres terrestres souvent
characées   principale   parfois lacustres    

 

bactéries chlorophylle unicellulaires procaryotes / cyanobactéries chlorophylle procaryotes / algues rouges fixées marines, parfois comestibles, unicellulaires ou lacustres / algues brunes fixées, flottantes marines, parfois lacustres ou terrestres / algues vertes littorales lacustres terrestres en thalle ou unicellulaires souvent comestibles / characées lacustres, parfois littorales

1.6.4 - bleues, rouges, brunes, vertes - 140407

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L'effet de serre sur terre est un de ces phénomènes qui permettent la vie sur l'orange bleue, comme la taille précise de notre planète, sa distance particulière au soleil & son gros satellite qui stabilise les saisons & déclenche les pluies.

Le rayonnement solaire contient de la lumière visible, des infrarouges & des ultraviolets.  Les ultraviolets trop dangereux sont filtrés par la haute atmosphère.  Les infrarouges sont absorbés par l'atmosphère.  La lumière visible & des ultraviolets d'énergie modérée atteignent le sol & le réchauffent.  Le sol a son tour chauffe l'air.  Cette chaleur est un rayonnement infrarouge.  Des ultraviolets sont émis aussi qui sont réverbérés par l'atmosphère & ainsi piégés pour tenir chaud à notre planète.  C'est le même processus qui se produit à travers une vitre au soleil & dans une serre de verre.

 

Quand le ciel est nuageux le jour, moins de rayonnement chauffe le sol & ses objets & c'est pourquoi il fait alors moins chaud.  A l'inverse, par une nuit claire, moins de rayonnement émis par le sol & ses objets est réverbéré & c'est pourquoi les nuits claires sont froides à la fin.  Sur Vénus où il n'y a plus d'atmosphère, il fait plus + 200°C le jour & - 200°C la nuit.  Les gaz naturels de l'effet de serre sont le dioxyde de carbone & la vapeur d'eau.  Les activités humaines leur surajoutent un excès d'oxydes de carbone, ainsi que des oxydes d'azote, de soufre & du méthane.

 

L'énergie solaire disponible au sol est de l'ordre d'un Kilowatt par mètre carré aux heures centrales du jour.

Les cellules photovoltaïques savent en capter dix pour cent.

Les plantes dans leur croissance naturelle en captent un pour cent, mais il s'agit d'une moyenne,

car en conditions optimales, elles sont capables d'utiliser à la photosynthèse jusqu'à trente pour cent de la lumière reçue.

L'usage le plus simple du rayonnement solaire est bien de le transformer en calories à travers une vitre pour le chauffage de l'air d'une maison ou de l'eau d'un chauffe-eau.  Transformer un rayonnement diffus en vecteur électrique canalisé dans des fils de métal n'est pas aisé & c'est pourquoi le rendement des cellules photovoltaïque est faible.

Les plantes le savent qui utilisent instantanément cette force électrique, la convertissant en énergie chimique un peu à la manière de ce qui se passe en une pile rechargeable ou une batterie électrique.

 

La phrase est fausse pourtant : les plantes savent bien plus que cela même puisqu'elles transforment

cette lumière donnée par le soleil après filtration par l'atmosphère en

de la vie, du vivant, de la bouffe, du glucose, des mets, de la saveur,

des êtres, des arbres, des chalets, des paysages, des pays, des contrées, des terres, des territoires,

des climats, des destinations, des futurs, des futurs simples, des espoirs, de la beauté, du beau,

des béquilles aux âmes déçues, l'oubli des âmes perverses, des cultures, des mémoires, des lieux de vie,

des sols vivants, des croissances sans fin, des chaînes alimentaires, de l'humus or des montagnes,

des partages, des banquets, des lieux communs, des communs, des biens, le bien commun, des ouvertures,

des jardiniers, des humains, Hanuman, des virages, des montagnes, des littoraux, des abandons, des visages,

de l'ombrée, du parfum, l'aquilon, l'échange, le dire, les cinq sens, la sensibilité, la lumière d'intellect, le jour d'ouverture,

le don de partage, le prix du compromis, l'effacement des peines, l'oubli des désirs, la perte des repères, la joie recouvrée,

le rire sans raison, la rime qui claque, la perte définitive, la défaite sans confetti, la prière offertoire,

la parole de réconfort, la confrontation inéluctable, l'amour des siens, le support des nécessiteux...

 

La liste de ce que fabriquent les plantes & les algues à partir de la lumière reçue sur terre est sans fin, puisqu'elles élaborent tout ce qui est sur notre planète, y compris le climat.  A résoudre les problèmes que nous créâmes, elles offrent mille solutions.  Verdissons la terre !  Bannissons les machines inutiles, soit les neuf dixièmes d'entre-elles.  Oublions les mots menteurs tels que mauvaise-herbe.  Les plantes sont celles qui font notre mère la terre puisque par photosynthèse elles édifient & renouvellent tout ce qui existe dans les océans & sur les continents.

Ce sont elles aussi qui élaborèrent les roches calcaires, soit la moitié des roches visibles sur terre.

 

1.6.5 - celles qui font notre mère la terre - the greenhouse effect - 140407


 Un coccolithe -du grec κοκκος – pépin - & λίθος – pierre - est une plaque constituée de carbonate de calcium.  Les Coccolithophores sont des algues unicellulaires qui ce jour vivent principalement dans les régions froides comme le Canada.  Chaque algue ou coccosphère est entourée d’un test de forme sphérique de 5 à 35 µm de diamètre environ, constitué d'un assemblage de plaquettes calcaires appelées coccolithes.  A la mort de la cellule, le squelette tombe vers le fond où les coccolithes se dissocient & s'accumulent. Ils sédimentent dans la colonne d'eau pour former une roche calcaire.  Le calcaire est une roche très courante sur la terre, couvrant plus de la moitié de la surface émergée de notre planète. - edited from different texts.

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Les cyanobactéries ou cyanophycées sont des êtres unicellulaires qui savent former des colonies (5), leur apparition sur terre (7) date d'environ trois milliards d'années au moins.  Au cours des temps géologiques, leur photosynthèse a produit des quantités d'oxygène colossales, au point d'en enrichir suffisamment l'atmosphère pour permettre la respiration des animaux.  Elles comportent au moins deux mille espèces, regroupées en cent cinquante genres connus.  Chaque cellule a une taille de quelques millièmes de millimètres, mais en proliférant elles teintent fréquemment l'eau, & les colonies (5) de quelques espèces sont parfois tellement grandes qu'on les discerne à l'œil nu.  Les cyanobactéries sont très tolérantes vis-à-vis des conditions extrêmes & présentes dans tous les milieux terrestres ou aquatiques.  Il existe des espèces thermophiles qui vivent dans des eaux dont la température atteint septante cinq degrés Celcius.  Les spirulines sont un genre de cyanophycées.

 

Anabaena & Anacystis vivent dans les eaux des étangs & des lacs eutrophes, c'est-à-dire riches en éléments nutritifs.  Occasionnellement, ces espèces se multiplient rapidement pour former ce que l'on appelle des fleurs d'eau.  Lorsque ces organismes meurent, ils libèrent de grandes quantités de matière organique qui stimule la croissance des bactéries chimiotrophes* lesquelles vont rapidement épuiser l'oxygène dissous dans l'eau, entraînant sa dystrophie & la mort des poissons.

 

Les prochlorales sont très proches des cyanobactéries, mais en diffèrent en ce qu'elles ne possèdent pas de phycobiline, & contiennent une chlorophylle b.  On ne connaît que deux genres de prochlorophytes.  Plochloron vit en symbiote dans la cavité cloacale d'ascidies coloniales marines.  Prochlorothrix n'est connu que dans quelques étangs hollandais.

 

Bien que procaryotes, les cyanobactéries ont un système photosynthétique proche des végétaux chlorophylliens.  Elles possèdent de la chlorophylle a & le photosystème II & de même que les algues rouges, des phycobiliprotéines (2) comme pigments accessoires.  La plupart sont des photo-litho-autotrophes* obligées.  Cependant, dans l'obscurité, il est des espèces qui se comportent comme des chimio-hétéro-trophes* en oxydant le glucose & d'autres sucres.  En condition anaérobie, Oscillatoria limnetica oxyde le sulfure d'hydrogène au lieu de l'eau & réalise une photosynthèse anoxygénique comme les bactéries vertes photosynthétiques.  Les cyanobactéries présentent une grande variabilité de métabolismes.  Leur pigment bleu-vert est la phycocyanine.  Il est des espèces rouges ou brunes du fait d'un pigment rouge (2) : la phycoérythrine.

 

En cas de déficit d'ammoniaque ou de nitrate dans l'eau - deux formes dissoutes d'azote - beaucoup de cyanophycées sont capables de capturer l'azote de l'air (3) & l'utiliser pour leur croissance.  Le phosphore est alors l'élément qui, par sa présence plus ou moins abondante, règle leur croissance. Environ 10 % de leurs cellules synthétisent une paroi épaisse, se débarrassent de leurs pigments & synthétisent une nitrogénase fixant l'azote.  Les hétérocystes, grâce à leur structure cellulaire transformée, fonctionnent en anaérobiose, même en présence d'oxygène, se consacrant entièrement à la fixation d'azote (3), fourni aux cellules adjacentes sous forme de glutamine.  Sur la terre des jardins, le matin quand la rosée est abondante, on peut voir des sortes de petits grains bleutés.  Les jardiniers les nomment crachats de lune & les apprécient pour la fertilité qu'ils procurent, sans savoir souvent qu'il s'agit de cyanobactéries du genre Nostoc & que celles-ci apporteront à la terre l'azote (3) qu'elles ont fixé.

 

Leur ancienneté (7) leur permit de coloniser tout le globe, les eaux salées, saumâtres ou douces, la terre, les milieux extrêmes comme les glaces, les geysers & les sources ferrugineuses.  Elles se plaisent particulièrement dans les eaux douces eutrophisées, trop enrichies en nutriments, ce qui provoque un fort développement d'algues.  Beaucoup d'entre elles disposent d'une particularité très utile, une vésicule à gaz (1) à l'intérieur de leur cellule pour réguler leur flottaison & ainsi leur niveau dans la colonne d'eau pour se protéger d'un éclairement solaire excessif.  Près du sédiment, elles trouveront une plus grande abondance de sels nutritifs, & en surface, plus d'éclairement & d'air dissous.  Du fait de leur flottaison réglable (1), leur répartition dans la colonne d'eau est très variable.  Selon les espèces elles la colonisent toute entière, font l'ascenseur plus ou moins régulièrement, stationnent à un niveau intermédiaire, ou demeurent en surface, poussées par le vent pour s'accumuler sur un bord du plan d'eau.  Lorsque les conditions du milieu ne conviennent plus, elles peuvent entrer en dormance (6), en attente d'une reviviscence lorsque les conditions redeviendront meilleures.

 

Plusieurs caractéristiques des cyanobactéries leur confèrent un avantage souvent décisif dans la compétition avec les autres groupes du phytoplancton :

  • elles peuvent migrer verticalement dans la colonne d'eau (1), & profiter ainsi alternativement de la lumière en surface & de la richesse à proximité du fond ;
  • elles possèdent, outre de la chlorophylle, un pigment rouge (2) permettant de mieux capter l'énergie lumineuse qui pénètre dans la colonne d'eau ;
  • une part d'entre-elles savent fixer & utiliser l'azote atmosphérique (3) lorsque le nitrate & l'ammoniaque viennent à manquer dans l'eau ;
  • elles produisent des toxines (4) qui découragent les brouteurs potentiels du zooplancton, qui pourraient les ingérer;
  • en se groupant en colonies (5), elles obtiennent le même résultat, se présentant en masses trop volumineuses pour être broutées ;
  • lorsque les conditions de milieu ne leur conviennent plus, elles entrent en dormance (6) pour générer ensuite les populations à venir.

Par ces diverses adaptations (7), elles ont résisté aux aléas des temps géologiques.

 edited from a memo by Michel Merceron - 1.6.6 - une photosynthèse de quatre milliards d'ans - 140420

 

* photo = la lumière / * litho = le minéral, désigne ici le CO2 / * trophe = se nourrir / *chimio = substance chimique.  Les autotrophes se nourrissent de minéral au moyen de l'énergie solaire ou d'une énergie chimique.  Les hétérotrophes se nourrissent de molécules organiques déjà constituées.  La chlorophylle permet la photo-autotrophie.  Il est des bactéries & des archéobactéries chimio-autotrophes, dont la seule nourriture est chimique.  Chemo-autotrophs include the sulfur-oxidizing gamma & epsilon proteobacteria, the aquificaeles, the methanogenic archaea & the neutrophilic iron-oxidizing bacteria.  * Photo-litho-autotrophs use light as an energy source & CO2 as their sole source of carbon.  * Chemo-heterotrophs obtain energy from the oxidation of organic compounds, use it in the synthesis of organic molecules.  * Chemotrophs are organisms that obtain energy by the oxidation of electron donors - organic or inorganic molecules - in their environment, in contrast to phototrophs, which utilize solar energy. - edited from Wikipedia

1.7 - l'a b c... archées, bactéries & cyanophycées - p

Publié le 27/05/2014 à 08:38 par marssfarm Tags : divers chat vie chez mer mode animal tube
1.7 - l'a b c... archées, bactéries & cyanophycées - p

9.23 - chou planté dans le sillon ouvert dans EVA à l'aide d'un outil à pointe fixe - 140527

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Nous pensons les bactéries & archées comme des êtres à une seule cellule qui se multiplieraient par simple division.  Nous savons cette idée désormais désuète, une perception simplifiée de leur mode d'exister.  Ces êtres par exemple peuvent si besoin est échanger leur matériel génétique & ainsi le transformer pour l'adapter, ou fabriquer des résistances aux substances qui menacent leur vie.  Ils sont capables de coopérations qui évoquent comme des modes de chasse en groupe ou de spécialisations qui font penser à la fabrication de semences.

Une algue simple possède en ses cellules des ADN & ARN de trois sources: son code génétique propre, celui des mitochondries qui sont des bactéries il y a longtemps incluses en la cellule & celui aussi des chloroplastes qui sont des cyanobactéries elles aussi incorporées en la cellule végétale aux stades des tout débuts de l'évolution du vivant dans les océans de la terre.  L'algue, comme toute plante est donc un être composite, tout à la fois algue, bactérie & cyanobactérie...  Dans la limace de mer qui mange l'algue, les chloroplastes demeurent un temps actifs, poursuivant à travers la transparence de sa peau la nutrition par photosynthèse.  La limace donc est elle aussi un être composite, en partie animal & pour partie végétal.  Nous avons en notre tube digestif deux kilogrammmes de flore intestinale, soit en nombre, dix fois plus de cellules que celles qui constituent notre corps.  Nous sommes nous aussi donc des êtres composites.  Le chat le sait bien qui lorsqu'il croque une souris bénéficie également de la dose des végétaux prédigérés qui transitaient en le ventre de sa proie.  Le contenu de la panse du renne est une portion précieuse du régime almentaire des inuits.

Les échanges de gènes entre les cellules du mangeur & celles de ce qu'il mange existent toujours, même si ces flux sont moins faciles pour les cellules à noyau dites eucaryotes que chez les être plus simples que sont les virus, bactéries & archées qui sont des procaryotes.  Cela explique par exemple que le bol alimentaire de notre culture particulière nous soit plus facile à ingérer & digérer.  Il existe aussi des virus qui infectent d'autres virus ou des bactéries.  Comment les nommer donc?  La diversité génétique au sein d'une colonie de bactéries d'une même espèce est très grande & c'est par cette diversité & les échanges entre elles que ces être d'apparence simple connaissent une subtilité adaptative dont nous sommes moins capables.  Les procaryotes ne sont pas des êtres aussi monocellulaires qu'ils le paraissent puisqu'ils connaissent la dynamique de groupe.

 

1.7 - L'a b c de la vie... où nous voyons que les archées, bactéries & cyanophycées tout inventèrent - 140529


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