Limites du bio et de la permaculture 17/08/2021
un couvert vivant permanent EVA où l'on peut planter de potagères ou semer des céréales (3Ev - Semer le Couvert Permanent Engrais-Vert Agrinature : règle 3)
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- les limites du mode biologique et de la permaculture / Faire et non-faire.
La permaculture exposée nous semble parfaite puisqu'elle propose de laisser croître les plantes en permanence, combiner l'habitat - c'est-à-dire l'économie au sens le plus ancien du terme - & les cultures nourricières, organiser les cultures en cercle concentriques autour de ce logis & progresser au-delà de la culture dite biologique ordinaire ou industrielle. Elle énonce de plus des principes guides, lignes de conduite, indices & marques pour s'initier d'abord, progresser sans fin ensuite. Pourtant des limitations se révèlent possiblement en sa mise en pratique. Tout comme le bio qui a pour vue de
- respecter les milieux naturels,
- peu polluer
- et obtenir des produits exempts de poisons,
mais pour limite
- de se conformer au productivisme ordinaire,
- à la mécanisation, aux monocultures
- et jusqu'à accepter l'emploi de bâches et films plastiques,
la permaculture tout en apportant à l'agronomie humaine globale la vision consistant à viser une approche globale englobant
- les humains, la santé, le cadre de vie,
- les plantes, les animaux, les milieux
- et jusqu'à l'économie en son entier
- ou même proposer une philosophie non-violente du vivre sur Terre,
se heurte à 3 limites.
- Tout d'abord constituer des buttes représente déjà un transfert de fertilité. On ira prélever du bois, des branchages, des feuilles, de la paille, de l'humus d'un bois, un champ, une forêt voisine. La seconde limite réside en hügelkultur ou pour la constitution de buttes, au principe directeur conduisant à ne pas s'accommoder tout à fait au lieu tel qu'il est, visant à en modifier le climat et le sol. Quoi qu'il en soit nous modifions tous le climat et le sol du point de la planète où nous habitons et à fortiori si nous y cultivons des plantes par nous choisies, voire apportées. Mais en l'approche consistant à élever des buttes, il y a bien une intention en ce sens (5).
- A cet égard il ne s'agit plus de non-faire (1).
- La troisième limite découle de la précédente puisqu'au moment du transfert - extraction et déplacement - de matières, ne serait-ce que pour un paillage, il n'y a plus photosynthèse et donc plus la permanence de croissance que seuls les couverts vivants permettent (3).
Le non-faire nait de la non-pensée qui est méditation spontanée où se manifeste l'idée pure d'un acte en l'instant. Cet acte lors sera tout-à-fait adapté aux lieu, personnes & circonstances auxquelles il s'adresse. Il y a non-faire au sens où ce n'est plus le "moi" qui agit au truchement de la pensée.
En ce non-faire, l'acte domine.
La pensée y subsiste en tant qu'outil au même titre que les perceptions sensorielles ou les émotions.
- Il s'agit d'ouvrir le mental à un ressenti global égal à ce que les croyants ou les artistes nomment adoubement par l'Esprit ou inspiration du Ciel. Le ciel n'est pas un lieu lointain. Il est l'espace total de l'univers - où tout existe, matière, transformations, mouvements et conscience.
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14/06/2019
Ici nous semons dans la prairie à la bêche des grosses graines d'été agricole (mai) comme les sojas, les haricots, le maïs, le tournesol ou les grosses graines du printemps agricole (février) comme les pois, les fèves, la fèverole.
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Agriculture paysanne et Agronomie politique 14/06/2019
Hier soir à la radio un agronome développant l'agriculture paysanne se voyait traité en sous-entendu de naïf ridicule par deux académiques. Le premier parlait de la réalité humaine & de la terre. Le deux autres parlaient en théorie, de politique sous-entendue & de gros sous sans le dire.
- Pour le dire clairement ces académiques ne s'expriment que par dogmes & idéologie. Elles ont réussi à force de formatage déformation à enfermer toute leur science en une croyance, au point qu'elles mentent sans presque plus le savoir. C'est là la déformation typique de la pensée : nous y acquérons des certitudes & ces certitudes nous aveuglent. C'est une définition de l'enfer, l'enfermement mental.
L'agronomie des grands financiers supportée par l'Inra
- (5) mange le sol, consommant son humus, l'érodant par vents et eaux,
- le tassant par l'emploi de machines trop lourdes.
- (4) Elle consomme de l'eau en perte par exposition prolongée des sols sur de vastes surfaces,
- et par la pratique dispendieuse de l'irrigation par aspersion.
- (3) Elle consomme 1000 fois plus de calories pétrole qu'elle ne produit de calories aliments,
- et a besoin à cause de ce rendement énergie négatif de subventions pour exister.
- (2) Elle pollue l'air, l'eau, le sol,
- et détruit ce faisant la santé des consommateurs.
- (1) Elle crée de la misère en expulsant les paysans,
- détruit les paysages, le climat, la diversité biologique animale, végétale,
- les semences reproductibles inventées par mille générations,
- les cultures humaines, les emplois agricoles, la créativité des humains,
- la beauté de la vie, la joie d'exister.
- (3) Sa production qui se résume à 20 espèces* dans le monde plutôt voraces en azote ou en eau ou en sol,
- est destinée aux grandes villes
- et en partie stockée à long terme pour être exportée vers des continents lointains.
- Elle est pratiquée par des hommes surtout au moyen de machines sophistiquées surdimensionnées,
- grandes consommatrices d'énergie et de très courte durée de vie (obsolescence programmée).
L'agriculture paysanne
- (5) fabrique du sol, nourrit les êtres du sol,
- (4) permet de conserver l'eau des sols
- (3) par accroissement de leur teneur en humus - carbone -
- & maintien d'un couvert le plus possible
- Elle est économe en énergie,
- beaucoup plus productive par unité de surface que les grandes parcelles sans haies,
- (2) protège les milieux, l'eau, l'air, le sol, le climat, les espèces sauvages,
- (1) maintient l'activité & l'emploi ruraux,
- vend localement des produits sains,
- demande invention, adaptabilité, créativité,
- propose de mêler beauté & productivité, les espèces cultivées ensemble,
- les arbres & les plantes annuelles.
- Elle est pratiquée sous l'impulsion des femmes surtout
- & avec un outillage simple & économe pouvant être réparé à l'infini.
Il est à noter que si l'agriculture industrielle est
- (5) la plus visible à cause du fait qu'elle colonise & exploite 80% des surfaces & 100% des grandes plaines,
- (2) de loin la part majeure comptée dans le produit intérieur brut,
- (1) ainsi en conséquence que celle subventionnée par les grandes nations mondiales
- (4) en vue de soutenir leurs industries des semences, des biocides ou humicides,
- (3) de même que leurs industries pétrolières & du machinisme surdimensionné,
elle ne contribue pourtant qu'à 20% de la nutrition humaine. La paysannerie familiale en revanche
- (5) si elle ne dispose que des 20% de terres agraires délaissées par l'agro-industrie
- (4) à cause de leur pente : celles plus difficiles des piémonts & régions collinaires,
- (2) offre un mode d'exister pourtant, un emploi à 80% des agriculteurs & agricultrices à l'échelle du monde
- (3) & fournit 80% des nutriments que l'humanité consomme.
Paradoxalement 60% des personnes en sous-nutrition dans le monde sont de ces petits agriculteurs qui disposent pour la plupart de moins d'1 ha & n'ont pas ou peu de machines.
- Comment peut-on produire de la nourriture & en manquer?
- Sans système de mise en commun à grande échelle
- & lorsque la production n'est pas assez diversifiée car trop tournée vers le marché mondial*,
il suffit qu'une récolte ne rende pas.
- Il faut vivre alors 2 ans sur la production d'une année & avoir conservé assez de semence
- & n'avoir pas trop faim pour en être rendu à manger cette future semence.
L'article suivant développe cette question de la mal-nutrition des pauvres.
- * barley, maize, millet, rice, rye, sorghum, wheat / sugar cane, sunflower, rapeseed (canola), cotton / soybeans, pulses / groundnuts, cassava, potatoes, sugar beets, oil palm fruit /
- * orge maïs millet riz sorgho blé canne-à-sucre / colza tournesol coton / soja pois-haricots-fèves / arachide manioc pomme-de-terre betterave-à-sucre / palmier à huile.
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Du Grain à moudre / La faim justifie-t-elle les moyens ? / 13/06/2019
Toutes les solutions sont bonnes pour lutter contre la famine, même les OGM. C’est en substance ce que défend Catherine Geslain-Lanéelle, candidate à la présidence de la FAO, l’agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation. Est-ce la bonne voie ? Jusqu’où aller pour endiguer ce phénomène ?
M.Guillou / présidente d’Agreenium, les systèmes alimentaires mondiaux, ex-pdg INRA
Valentin Brochard / souveraineté alimentaire CCFD Terre solidaire
S.Brunel / Géographe, professeure à l'université Paris IV Sorbonne
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- Souveraineté alimentaire et agroécologie*
La souveraineté alimentaire est le droit pour chaque peuple de définir ses propres politiques agricoles, commerciales et alimentaires. Partout dans le monde, nous soutenons des organisations et coopératives paysannes qui développent des modèles agricoles alternatifs, en s’appuyant notamment sur l’agroécologie paysanne. En France, nous sensibilisons le public sur l’impact de nos choix de production et de consommation ici et là-bas. Nous cherchons également à infléchir les politiques publiques qui nuisent à la souveraineté alimentaire et à renforcer celles qui la promeuvent.
Selon la FAO, 821 millions de personnes, en grande majorité dans les pays du Sud, étaient touchées par ce fléau en 2018. D’ici une dizaine d ‘années, une personne sur 3 n’aura pas accès à une alimentation équilibrée, saine et durable. Les causes de la faim sont multiples et structurelles :
- guerres, phénomènes climatiques extrêmes,
- privatisation de la nature, conflits fonciers,
- désinvestissement des États, dérégulation des marchés agricoles
Et elles semblent se renforcer puisque le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a de nouveau augmenté ces 3 dernières années.
Les enjeux agricoles et alimentaires concernent également les pays riches, confrontés à une hausse importante des impacts de nos systèmes agricoles et alimentaires :
- sur la santé - diabètes, obésité -
- sur l’environnement avec la pollution de l’eau et l’épuisement des sols
- et sur la précarisation et le mal-être des agriculteurs.
Les systèmes de production et de consommation alimentaires promus depuis 50 ans ne répondent pas aux nouveaux défis environnementaux et humains.
- L’enjeu global n’est pas de produire plus (3),
- mais de mieux distribuer une alimentation saine et diversifiée (2)
- tout en respectant celles et ceux qui la produisent (4)
- et les limites des écosystèmes (1).
Soutien aux agricultures familiales et promotion de l’agroécologie paysanne
- Alors que 60% des personnes souffrant de la faim appartiennent au monde paysan, les agricultures familiales assurent aujourd’hui 80% de la production alimentaire mondiale.
Pour le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires locaux, la promotion de l’agroécologie paysanne est un moyen efficace de lutter contre la faim, qui représente un défi majeur en Afrique subsaharienne, en Asie et en Amérique latine.
Depuis plusieurs années, nous constatons que la transition vers l’agroécologie paysanne contribue à la fois à l’intensification de la production alimentaire, et à une meilleure diversité nutritionnelle. Elle permet aussi de respecter les écosystèmes tout en assurant un maillage économique renforcé du territoire. Dans ce contexte, l’agroécologie est une réponse qui intéresse un nombre croissant de paysans et de paysannes à travers le monde.
L’agroécologie, souvent résumée à tort comme la mise en œuvre de simples pratiques agricoles, implique aussi une évolution sociale et politique dans les communautés :
- remise à plat de la question foncière,
- meilleurs équilibres dans les rapports entre les femmes et les hommes,
- emploi local favorisé,
- promotion des circuits courts et de l’économie locale…
un modèle agricole et alimentaire respectueux des droits humains et de l’environnement
- Aujourd’hui l’agro-industrie ne cesse de chercher à étendre ses activités dans un contexte de mondialisation accrue.
A la clé,
- de nombreux risques comme la déforestation,
- la privatisation et l’accaparement des ressources naturelles - terre, mer, eau, semences - par une minorité d’acteurs,
- un endettement croissant des paysans...
Pourtant l’agro-industrie est de plus en plus perçue comme "la solution" par des États qui ne cessent de se désinvestir du secteur agricole et des questions de souveraineté alimentaire. Tout cela est facilité par la mise en place de législations destinées à assurer un environnement favorable aux entreprises, bien souvent au détriment des populations locales et paysannes.
L'alternative est que les politiques agricoles soient construites en réponse aux besoins des populations et permettent une gestion durable des communs,la structuration des mouvements paysans et de pêcheurs, leur participation politique pour défendre leur accès à la terre, à l’eau, aux semences paysannes, aux zones de pêches etc…
- sensibilisation et interpellation des politiques publiques
En important du soja d’Amérique Latine pour l’alimentation des animaux ou de l’huile de palme d’Afrique ou d’Asie, la France contribue directement à l’insécurité alimentaire dans le monde. Le système agricole, nos modes de consommation, ainsi que nos investissements à l’étranger ont un impact sur les populations paysannes de nombreux pays. Ils sont par exemple responsables du développement de
- monocultures dévastatrices pour l’environnement et les populations paysannes des territoires concernés.
Nombre d’initiatives promues par la France telle que « l’alliance pour une agriculture intelligente face au climat » qui placent en leur cœur les principales multinationales de l’agrobusiness sont loin de répondre à l’enjeu de lutte contre la faim et des dérèglements climatiques. Ils font même peser des menaces supplémentaires sur les droits des populations les plus vulnérables.
- Face à ce constat nous rappelons qu’il n’y a pas de fatalité. Chacun peut être solidaire et avoir un impact par sa manière de consommer, et en se mobilisant à travers des actions collectives pour faire bouger nos politiques publiques.
En 2018, la France s’est par exemple retirée de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire, une initiative contre laquelle nous nous étions particulièrement mobilisés.
Au sein de l’association, des bénévoles se rassemblent au sein d’un réseau thématique sur ce sujet de la sensibilisation de l’opinion publique et de la mobilisation citoyenne sur les enjeux agricoles et alimentaires.
- «Les autorités ont le droit et la responsabilité de prendre des mesures de soutien clair et ferme aux petits producteurs et à la variété de la production. Pour qu’il y ait une liberté économique dont tous puissent effectivement bénéficier, il peut parfois être nécessaire de mettre des limites à ceux qui ont plus de moyens et de pouvoir financier. Une liberté économique seulement déclamée, tandis que les conditions réelles empêchent beaucoup de pouvoir y accéder concrètement et que l’accès au travail se détériore, devient un discours contradictoire qui déshonore la politique.»
Laudato Si / *edited from ccfd-terresolidaire.org/
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commentaire de RX le 14.06.19 : "La souveraineté alimentaire", oui voilà qui paraît essentiel. J'ai entendu parler de fermes en Inde ou des paysannes fournissent des graines à d'autres paysannes à condition, qu'elles-mêmes partagent à leur tour.
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Cultures vivaces pérennes pour protéger les sols 29/10/2023
George Monbiot, éditorialiste au journal The Guardian, militant écologiste, diplômé de zoologie, fut tout d'abord producteur de documentaires sur la vie sauvage pour la radio BBC. Journaliste d’investigation, il enquêta au risque de sa vie en Indonésie, au Brésil. Depuis des années il s’intéresse à l’alimentation. Son ouvrage. « Nourrir le monde… sans dévorer la planète » Les liens qui libèrent éditions, 2023 - décrit le système alimentaire mondial qui dévore les écosystèmes surtout en vue de produire de la viande - et que nous avons des solutions pour éviter l’effondrement. Parmi celles-ci, la culture de plantes pérennes plutôt qu'annuelles est une voie. Un riz vivace est déjà cultivé en Chine.
devant le ministère des Affaires, de l'Énergie et de la Stratégie industrielle à la suite de la marche Stop The Harm le 26 août 2021 à Londres.© Getty - Mark Kerrison
edited from https://www.radiofrance.fr/franceculture/
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15/10/2011

L'héliantis a eu du mal à fleurir en 2019 à cause d'une grève totale des nuages cette année là. La fleur signale la maturité de la plante avant sa fanaison.
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le cycle & le cercle : misère & pauvreté / travail & emploi / malnutrition & surpoids
- La malnutrition & l'obésité ne sont pas contradictoires.
Cela est lié au mode de l'agriculture industrielle. Ce mode apparu en suite des 2 guerres mondiales du siècle passé se base sur la mécanisation.
- Mécaniser dénude les sols, ce qui leur fait perdre de l'humus & les expose à l'érosion (5).
- Il faut donc employer des engrais qui permettent la culture sur sols ruinés (3).
- Le dopage induit par l'engrais carencé en oligo-éléments tend à faire pousser des plantes géantes mais malades.
- (4) Il faut alors traiter avec des fongicides.
- Les fongicides stoppent la progression des maladies mais tuent aussi la vie du sol (1).
- Dans les sols fatigués, les herbes coriaces prolifèrent & concurrencent les plantes de culture (2).
- On emploie alors des herbicides.
- Lorsque le sol ne porte plus qu'une seule espèce d'une seule variété d'une plante (2) qui ne fut sélectionnée que pour une productivité matière sans autres considération (3), alors toute attaque d'insecte devient un grand danger.
- (4) On traite donc en préventif avec des insecticides.
- Lorsque le sol est tout à fait mort, comme il ne contient plus d'êtres vivants pour le travailler (1)
- le travail mécanique devient indispensable (5). Cela se nomme un cercle vicieux.
L'agrinature s'accorde plutôt aux cercles vertueux du double réseau trophique en boucles vers la néguentropie & vers l'humus propre à notre planète unique.
- Lorsque nous comparons les prix de vente des denrées alimentaires brutes nous voyons qu'ils obéissent à des critères précis.
Ils augmentent par exemple :
- avec le taux de protéines d'abord,
- la teneur en micro-nutriments & oligo-éléments ensuite
- & à l'inverse proportionnel du taux de résidus de pesticides.
Ces 3 simples critères risquent de guider les personnes au budget modeste vers des aliments caloriques très carencés. La tendance agronomique de production de masse va vers produire de plus en plus en proportion ces aliments appauvris, caloriques & de peu de valeur, peu capables de protéger la santé des personnes qui les mangeront.
Avec le temps, les sols s'étant appauvris il faut de plus en plus des trois "cides" biocides, humicides. Et cela ne suffit plus pour maintenir la productivité. Mais à l'inverse, il faudra beaucoup de temps encore pour qu'un agriculteur, une agricultrice trouve :
- l'énergie, la conscience, le courage, l'impulsion,
- la recette, la méthode, les appuis, les financements pour une conversion à 180°.
Et de plus si le sol de leur ferme est vraiment mort, alors cette conversion risque bien de causer une baisse considérable de productivité au début. On produira 2 fois moins. Imaginez que votre salaire soit divisé par 2. Il faudra alors apprendre à dépenser 2 fois moins également en coûts de production. C'est ce qui est le plus difficile :
- voir tout comme rare ou précieux,
- devenir inventif & économe ainsi que les sont les simples & les animaux.
- Ne plus cesser d'apprendre aussi : remettre en question ce qui semblait assuré.
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- Un enfant de moins de 5 ans sur trois souffre de malnutrition
14 octobre 2019 © UNICEF/UNI212715/Vilca
De mauvais régimes alimentaires nuisent à la santé des enfants à travers le monde, alerte UNICEF
"Un nombre bien trop élevé d’enfants subissent les conséquences d’une mauvaise alimentation et d’un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins." dans le rapport UNICEF intitulé La Situation des enfants dans le monde 2019 – Enfants, nourriture et nutrition, signalant qu’au moins un enfant de moins de 5 ans sur trois, soit 200 millions d’enfants, souffrent de dénutrition ou de surpoids. Près de deux enfants âgés de 6 mois à 2 ans sur trois ne consomment pas d’aliments capables de soutenir la croissance rapide de leur corps et de leur cerveau. Cette situation est susceptible d’entraver leur développement cérébral, de nuire à leur apprentissage et d’affaiblir leur système immunitaire, et augmente les risques d’infections et, dans de nombreux cas, de décès.
- « Malgré toutes les avancées technologiques, culturelles et sociales des dernières décennies, nous avons perdu de vue l’essentiel : les enfants qui mangent mal vivent mal », indique Henrietta H. Fore, Directrice générale d'UNICEF. « Des millions d’enfants ont une mauvaise alimentation pour la simple raison qu’ils n’ont pas d’autre choix. Le regard que nous portons sur la malnutrition et la manière dont nous traitons ce problème doivent évoluer : l’enjeu n’est pas tant de donner aux enfants suffisamment de nourriture, mais de leur donner les bons aliments. Voilà le défi que nous devons tous relever aujourd’hui. »
Ce rapport livre l’évaluation la plus complète à ce jour de la malnutrition infantile sous toutes ses formes au XXIe siècle. Il décrit le triple fardeau de la malnutrition, à savoir la dénutrition, la faim insoupçonnée induite par des carences en nutriments essentiels et le surpoids, que subissent les enfants de moins de 5 ans, soulignant qu’à l’échelle mondiale :
- 149 millions d’enfants présentent un retard de croissance ou sont trop petits pour leur âge;
- 50 millions d’enfants souffrent d’émaciation ou sont trop maigres pour leur taille;
- 340 millions d’enfants, soit un enfant sur deux, souffrent de carences en vitamines et en nutriments essentiels, tels que la vitamine A et le fer;
- 40 millions d’enfants sont en surpoids ou obèses.
Les mauvaises pratiques en matière d’alimentation commencent dès les premiers jours de vie de l’enfant. Par exemple, bien que l’allaitement sauve des vies,
- seuls 42 % des bébés de moins de 6 mois sont exclusivement nourris au sein et de plus en plus d’enfants consomment des préparations pour nourrissons.
Les ventes de préparations à base de lait ont augmenté de 72 % entre 2008 et 2013 dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure comme le Brésil, la Chine, le Pérou et la Turquie, principalement en raison de pratiques de marketing inappropriées et de la faiblesse des politiques et des programmes visant à protéger, à promouvoir et à soutenir l’allaitement au sein.
- Alors que les enfants commencent à consommer des aliments mous ou solides vers l’âge de 6 mois, beaucoup adoptent un régime alimentaire inapproprié, indique en outre le rapport. Près de 45 % des enfants âgés de 6 mois à 2 ans dans le monde ne consomment pas de fruits ou de légumes. Près de 60 % ne mangent pas d’œufs, de produits laitiers, de poisson ni de viande.
En grandissant, les enfants sont de plus en plus exposés à des aliments mauvais pour la santé, notamment à cause de pratiques de marketing et de publicité inappropriées, de l’abondance d’aliments ultra-transformés dans les villes comme dans les régions reculées, et d’un accès accru aux produits de la restauration rapide et aux boissons très sucrées.
- 42 % des adolescents scolarisés dans les pays à revenu faible et intermédiaire consomment des boissons gazeuses sucrées au moins une fois par jour et que 46 % mangent des produits de restauration rapide au moins une fois par semaine. Dans les pays à revenu élevé, ces pourcentages sont encore plus préoccupants et atteignent 62 % et 49 %, respectivement.
Ces phénomènes entraînent une augmentation des niveaux de surpoids et d’obésité durant l’enfance et l’adolescence à travers le monde. La proportion d’enfants de 5 à 19 ans souffrant de surpoids a doublé entre 2000 et 2016, passant d’un enfant sur dix à un enfant sur cinq. Dans la même tranche d’âge, 10 fois plus de filles et 12 fois plus de garçons souffrent d’obésité qu’en 1975.
- Ce sont les enfants et adolescents des communautés les plus pauvres et marginalisées qui sont les plus sévèrement frappés par la malnutrition sous toutes ses formes. Au sein des foyers les plus pauvres, seul un enfant âgé de 6 mois à 2 ans sur cinq a une alimentation suffisamment variée pour grandir en bonne santé. Même dans les pays à revenu élevé tels que le Royaume-Uni, la prévalence du surpoids est deux fois plus élevée dans les régions les plus pauvres que dans les régions les plus riches.
En outre les catastrophes liées au climat provoquent de profondes crises alimentaires : la sécheresse, par exemple, est responsable de 80 % des dommages et des pertes du secteur agricole, modifiant de manière considérable le type d’aliments auquel ont accès les enfants et les familles, ainsi que leur qualité et leur prix.
- Pour traiter cette crise grandissante de la malnutrition sous toutes ses formes, UNICEF appelle les gouvernements, le secteur privé, les donateurs, les parents, les familles et les entreprises à aider les enfants à grandir sainement et les exhorte à :
- Donner les moyens aux familles, aux enfants et aux jeunes de demander des aliments nutritifs, notamment en améliorant l’éducation à la nutrition et en utilisant des mesures législatives éprouvées, telles que les taxes sur le sucre, afin de réduire la demande d’aliments mauvais pour la santé ;
- Encourager les fournisseurs de denrées alimentaires à agir dans l’intérêt des enfants, en les incitant à produire des aliments sains, pratiques et abordables ;
- Créer des environnements alimentaires sains pour les enfants et les adolescents en utilisant des approches qui ont fait leurs preuves, telles que l’utilisation d’étiquettes précises et faciles à comprendre sur les emballages et des contrôles plus stricts en ce qui concerne la commercialisation des aliments préjudiciables à la santé ;
- Mobiliser les systèmes de soutien dans les domaines de la santé, de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection sociale afin d’améliorer les résultats nutritionnels pour tous les enfants ;Collecter, analyser et utiliser régulièrement des données et éléments de preuve de bonne qualité pour orienter les actions et suivre les progrès.
« Nous perdons du terrain dans notre combat pour instaurer des régimes alimentaires sains», déplore Henrietta Fore. « C’est une guerre que nous ne remporterons pas seuls. Nous avons besoin que les gouvernements, le secteur privé et la société civile fassent de la nutrition infantile une priorité et travaillent de concert pour éliminer les causes d’une mauvaise alimentation sous toutes ses formes.»
edited from https://www.unicef.fr/
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Pôle triple de l'agrinature au siècle XXI. 05/11/2022
- les trois pôles de l'agrinature au siècle XXI
L'origine du financement & partant le contrôle des media est double,
- en partie par les États
- et pour l'autre part, la publicité des grandes entreprises.
Ces deux sont l'expression surtout de la classe dominante bicéphale en politique & business coalisés. Et si l'on y regarde, il en est de même de l'enseignement & des universités & donc par extension, de la science, ou pour être plus précis, les directions & centres d'intérêt des chercheurs chercheuses. Au cœur de la recherche,
- les biologistes sont une minorité
- & parmi elles & eux, la recherche au sujet des végétaux, plantes & arbres, plus minoritaire encore.
Nous pourrions dire de même ou pis encore de la science du sol. Ces constatations éclairent les retards de l'agronomie, illustrée par le fait que tant de toxiques sont employés en agriculture & que les pratiques les plus soit-disant avancées
- érodent, usent, pillent, détruisent les sols & leurs vivants par zillions.
Ce processus de destruction est plus ou moins rapide selon les régions du monde & les divers climats, mais c'est une tendance générale. Les sols des climats tempérés résistent assez longtemps à la violence exercée sur eux
- par les machines & les biocides humicides
à cause de la saison froide qui caractérise cette vaste aire de la Terre. Mais nous savons qu'appliquer le même niveau de violence aux sols & aux plantes des régions plus chaudes, détruira leurs potentiel pédologique bien plus vite. La Chine ce jour investit largement dans l'achat de sols à potentiel agraire en Afrique notamment. Étant donné que
- la culture du non-faire concernant les 5 éléments
appartient encore - même si très minoritaire en son expression ce jour - à la culture agraire la plus ancienne de ce pays-continent. Et en Inde l'expansion de la ZBNF ne peut que se poursuivre du fait que sa pratique est conforme à
- l'action sans désir d'en jouir des fruits
prônée par les upanishads, la philosophie Védanta en lien aux 5 éléments. Il existe un troisième pôle dans le monde où la tradition de l'agriculture naturelle a perduré au travers du siècle passé où nous humains avions envisagé un million de fois de détruire notre planète bleue-verte sans jamais y parvenir, empêchés chaque fois par la Conscience sans laquelle toute science ne peut être tout au plus qu'une activité vaine, futile, mais en effets & dans les faits, le plus souvent la cause de bien des malheurs & atrocités
- envers les vivants & envers donc notre Mère nourricière, une planète bleue verte, vaisseau spatial orbitant le Soleil.
Les sols se constituent en une part pour moitié de la mort naturelle des êtres. Mais ils pâtissent des morts violentes opérées par les humains qui se concrétisent pour eux comme une indigestion par excès ou toxiques ou les deux.
- Le troisième pôle où l'agrinature perdura, perdure & renaitra, est celui des cultures amérindiennes en Amérique centrale & du sud. L'agrinature réunira - en ce mouvement inexorable opéré par la force exercée par la Conscience de vie - l'Inde & la Chine, deux nations-continent de la plus ancienne culture agricole & spirituelle, leurs deux tendances, athée & croyante trouvant une synthèse en Amérique latine.
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05/03/2022
Voici un échec en prairie-céréale qui souligne que le sol avait probablement besoin de repos. On voit du trèfle incarnat, des vesces & trèfles divers & de la ravenelle. (photo 6499)
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- Le siècle XXI sera agraire ou ne sera pas.
Avec son gaz pour fabriquer des engrais, son industrie pour fabriquer des "cides", ses ingénieurs pour le machinisme agricole, la fonte prévisible des pergélisols sibériens, & puisque l'enjeu agricole sera celui de ce siècle, la Russie eurasienne redeviendra d'ici 50 ans une puissance clé en géopolitique.
- A cet égard & quoi qu'il en soit, le facteur surface compte surtout & de ce fait tous les pays de grand territoire devront inventer & investir à ce sujet. A l'inverse, des pays plus au sud ou plus petits - en Europe notamment - sauront devenir agraires par des méthodes plus proches du naturel ou même pour les pays minuscules, par un grand savoir-faire dont les grandes lignes existent mais qui pour le détail de chaque cas, reste à inventer. En Chine & aux USA la méthode de Fukuoka a déjà prise. En Amérique centrale & latine, ces pratiques aussi sont appelées à s'étendre. L'Inde invente une approche inspirée du même esprit, adaptée aux petites surfaces, de basse technologie & subtile observance.
Vladimir Poutine subodore tout cela mais comme il est vieux & rêve d'une Russie à nouveau forte depuis sa prime enfance, l'impatience en lui l'emporte pour s'affirmer en violence.
- En regardant le thème natal de feu Adolf, il est surprenant de voir qu'il s'agissait d'une personnalité féminine - mais avec cependant une confusion marquée du masculin & du féminin. Le tueur en série Nordhal Lelandais présente le même cas, ce qui tend à nous dire que fusionner ces deux tendances complémentaire présente un danger culminant en violence. Les deux complémentaires en fusionnant s'annulent. Verser une grande quantité d'eau Vénus sur un feu très chaud Mars provoque une explosion de vapeur. C'est ce qui se produit lors des accidents dans les réacteurs nucléaires : l'eau de refroidissement entre en contact soudain avec le cœur brulant. En fonctionnement normal, le feu trop intense du réacteur est tempéré par l'eau, ce qui réduit nécessairement le rendement opérationnel de la machine thermodynamique. Nous pourrions dire en cela qu'un réacteur nucléaire est une bombe qui échoue & que l'accident est un retour à son fonctionnement normal.
Cela rappelle une question posée en forme d'humour noir :
- "Pourquoi n'envoie-t-on pas les femmes à la guerre ?"
- "Ce serait trop terrible !"
Poutine est du signe de la Balance qui en principe exprime la féminité comme l'épouse parfaite. On l'a déjà vu s'exhiber torse nu, visiblement fier de sa plastique, se croyant un Apollon.
- La violence est-elle masculine ou féminine?
Elle s'exprime lorsque nous voyons nos désirs contrariés sans percevoir d'option alternative. Nous pourrions dire que le désir manifeste l'aspect féminin Vénus de l'âme & l'action sa capacité masculine Mars. Ces deux n'ont pas de lien au sexe de la personne en question, bien que les désirs & les formes d'action choisies seront influencés par son genre tel qu'il est envisagé en une société donnée. Autrement dit la violence féminine & la violence masculine s'expriment différemment.
- Un mot blessant peut faire plus de mal qu'un coup.
- Lorsque la langue trébuche, le dégât occasionné est pire que lorsque le pied trébuche.
- La guerre est une expression en caricature du masculin.
- L'agriculture en son rapport à la terre, est féminine -
- & l'agrinature d'autant plus
- en ce qu'il s'agit d'agir le moins possible en discernement parfait
¤¤¤
Where have all the flowers gone? Long time passing.
Where have all the flowers gone? Long time ago.
Where have all the flowers gone? The girls have picked them every one.
Oh, When will they ever learn? Oh, When will they ever learn?
Where have all the young girls gone? Long time passing.
Where have all the young girls gone? Long time ago.
Where have all the young girls gone? They've taken husbands every one.
Oh, When will they ever learn? Oh, When will they ever learn?
Where have all the young men gone? Long time passing.
Where have all the young men gone? Long time ago.
Where have all the young men gone? They're all in uniform every one.
Oh, When will they ever learn? Oh, When will they ever learn?
Where have all the soldiers gone? Long time passing.
Where have all the soldiers gone? Long time ago.
Where have all the soldiers gone? They've gone to graveyards every one.
Oh, When will they ever learn? Oh, When will they ever learn?
Where have all the graveyards gone? Long time passing.
Where have all the graveyard gone? Long time ago.
Where have all the graveyards gone? They're covered with flowers every one.
Oh, When will they ever learn? Oh, When will they ever learn?
Where have all the flowers gone? Long time passing.
Where have all the flowers gone? Long time ago.
Where have all the flowers gone? The girls have picked them every one.
Oh, When will they ever learn? Oh, When will they ever learn? *
- Où sont passées toutes les fleurs? D'il y a longtemps.
- Les jeunes filles les ont toutes cueillies. Oh, quand apprendront-elles enfin?
- Où sont passées toutes les jeunes filles ? D'il y a longtemps.
- Elles ont pris chacune un mari. Oh, quand apprendront-elles enfin?
- Où sont partis les jeunes hommes? D'il y a longtemps.
- Ils ont tous pris l'uniforme. Oh, quand apprendront-ils enfin?
- Où sont passés tous les soldats ? D'il y a longtemps.
- Tous ils sont au cimetière. Oh, quand apprendront-ils enfin?
- Où sont passés tous les cimetières ? D'il y a longtemps.
- Ils se sont tous couverts de fleurs. Oh, quand apprendrons-nous enfin?
- Où sont passées toutes les fleurs? D'il y a longtemps.
- Les jeunes filles les ont toutes cueillies. Oh, quand apprendrons-nous enfin?
* Peter Seeger translation marssfarm
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15/06/2020
Le rouvre est immortel par ses glands nombreux capables d'attendre longtemps l'opportunité de germer, ses jeunes capables aussi d'attendre longtemps la lumière dans un sous-bois & ses racines capables de forer les roches & les couches d'argile. C'est l'arbre de Mars par excellence, trogne des haies de nos anciens.
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La spiruline, algue bleue inventrice de la vie. / L'algoculture et l'hydroponie seront deux options importantes pour nourrir les humains en ce siècle.
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